Le racisme culturel et ses conséquences désastreuses

Jean-Marie Beaudouin
24 févr. 2026 — Lecture : 4 min.
Le racisme culturel et ses conséquences désastreuses

Jeune apeuré

Qu’est-ce que le racisme ?

Le racisme a pris naissance en Europe, ou en Occident plus généralement. Il intègre la culture occidentale et ses traditions ; il est exercé aussi bien dans la famille que dans les écoles de l’espèce caucasienne, ce qui lui permet peu à peu d’acquérir une valeur d’éducation. L’attitude comportementale de l’espèce blanche n’est pas le fruit du hasard, mais elle est l’aboutissement d’une construction idéologique orientée vers les aspirations et les intérêts comme but final de l’espèce elle-même. Suivant cette approche diachronique et analytique, on s’aperçoit que les lois finissent là où commence la culture dont la durée demeure indéterminée, vis-à-vis de la législation qui peut être abrogée ou annulée. Le racisme est perçu comme le plus sûr moyen pour l’Européen ou l’Occidental d’arriver à ses fins capitalistiques ; soit dit en passant, le capitalisme et le libéralisme sont également apparus en Europe. Le rôle du racisme dans la société humaine est d’abord de couvrir l’individu d’insultes et d’humiliations, de lui ôter son moi et sa dignité humaine pour ensuite faire de lui un être soumis de manière servile, propre à l’esclavage pour ainsi dire. De fait, l’homme blanc impose sa supériorité à l’individu qui est attaché désormais à la glèbe de son maître ou de son propriétaire. Maître et propriétaire font partie des êtres supérieurs, selon la doxa dominante. Celle-ci, par son arrogance constitutive de ses contrevérités, définit qu’il y a dans la société des êtres libres et des êtres non libres d’après la rhétorique platonicienne-aristotélicienne. Platon et Aristote furent les pères spirituels de l’esclavage des humains à l’époque de l’Antiquité, qui continuent d’influencer et de briguer la notoriété publique bourgeoise. 

Nous avons voulu dire que l’espèce occidentale suit un seul et unique but, celui de dominer l’économie à l’échelle planétaire : pour y parvenir, elle réunit à son profit les conditions matérielles, mentales et psychologiques. Servage, esclavage, colonialisme et impérialisme sont des pratiques qui servent à l’exploitation des forces de travail à grande échelle. Elle a appris [espèce occidentale] dès le berceau de l’humanité que la puissance militaire a toujours été le gage de sa réussite et de sa prospérité économique : invasion, occupation, colonisation, pillage et vol lui réussissent toujours. La chasteté des moyens n’est pas dans son vocabulaire, ni dans son lexique. Racisme, préjugé de race, préjugé de classe sont des approches malsaines et toxiques que l’Occident utilise pour amasser des richesses et des biens d’autrui. Les espèces, dites inférieures selon la prétendue hiérarchie des races humaines, sont brutalement attaquées, tuées et parfois exterminées par les puissances militaires occidentales ; mais les forces occupantes ne manquent jamais de s’en saisir des biens de leurs victimes. Si le lectorat d’ici et d’ailleurs a encore des doutes sur ce qui vient d’être dit, nous lui proposons un extrait très significatif de la Bulle pontificale publiée par Le Saint-Père le pape Tommaso Parentucelli alias Nicolas V qui se signala à l’époque de la Renaissance. Et nous citons :

« Nous, pesant toutes choses avec la réflexion appropriée, et notant que depuis que nous avions autrefois, par des lettres précédentes de notre part, concédé au Roi Alphonse et à ses successeurs, entre autres choses, la pleine et entière faculté d'attaquer, de rechercher, de capturer, de vaincre, de soumettre tous les Sarrasins et les Païens et les autres ennemis où qu'ils se trouvent […] et de réduire leurs personnes en servitude perpétuelle [illorumque personnas in perpetuam servitudinem redigendi] et de s'attribuer, pour lui-même et ses successeurs, les Royaumes, Duchés, Comtés, Principautés, Domaines, possessions et biens, et de les convertir à leur usage et à leur profit et que, ayant sécurisé cette faculté, le dit Roi Alphonse, ou par son autorité, l'Infante susnommée, ont acquis justement et légalement et possèdent et ont fait l'acquisition de ces îles, terres, ports et mers et que ceux-ci appartiennent de plein droit au dit Roi Alphonse, à ses héritiers et successeurs. »  Le pape Nicolas V – Décret : Romanus Pontifex (8 janvier 1454). (Wikipédia : Romanus Pontifex) https://fr.wikipedia.org 

Plus tard, Karl Marx ausculte le capitalisme dont l’examen conclut que son état d’arriération était encore caractérisé par un déséquilibre structurel. Mais, par la découverte de l’Amérique et sa colonisation européenne, le système a trouvé un puissant stimulant qui va l’émanciper et le sortir de son état latent de sous-développement chronique. Voici la potion magique découverte d’après les études et les observations scientifiques du penseur matérialiste :

« Avant la traite négrière, les colonies fournissaient au Vieux Monde quelques produits sans pour autant changer le monde dans les faits. L’esclavage est donc une catégorie économique de la plus haute importance. La découverte des contrées aurifères et argentifères de l’Amérique, la réduction des indigènes en esclavage, leur enfouissement dans les mines ou leur extermination, les commencements de conquête et de pillage aux Indes orientales, la transformation de l’Afrique en une sorte de garenne commerciale pour la chasse aux peaux noires, voilà les procédés idylliques d’accumulation primitive qui signalent l’ère capitaliste à son aurore. Aussitôt après, éclate la guerre mercantile ; elle a le globe entier pour théâtre. » Karl Marx : Le Capital (Ed. 1867) – Livre 1 – Genèse du capitalisme industriel. Chapitre 31. Page 336

L’Occident capitaliste connaît mieux que quiconque d’où il vient, c’est-à-dire il est la postérité directe qui reçoit légitimement le patrimoine génétique des Romains anciens. L’Occident capitaliste sait mieux que quiconque il doit son hégémonie économique aux esclaves des plantations dans les Amériques occupées et colonisées. Et l’Occident chrétien connaît mieux que quiconque la descendance animale de l’espèce humaine est plus proche de la vérité que la théorie dogmatique de la création dont le divin Créateur reste pour le moins mystérieux et invisible. Tandis que nos grands singes suffisamment agiles et hautement civilisés se voient à l’œil nu. Chimpanzés, Gorilles, Bonobos, Orangs-outans sont des espèces bipèdes reconnues et attestées par les naturalistes. L’auteur du présent papier a dit.