culture

Ha-frique Femme : une tribune pour les voix féminines

Ha-frique Femme : une tribune pour les voix féminines

Ha-frique Femme, initiée par Djenifer Virgina, se donne pour mission de mettre en lumière les écrivaines issues des littératures haïtienne, caribéenne, créolophone et africaine francophone. À travers ses actions, la structure entend offrir une tribune à des voix longtemps invisibilisées et affirmer leur place au cœur du patrimoine littéraire francophone.

Raboteau : entre mémoire meurtrie et force de survivre

Raboteau : entre mémoire meurtrie et force de survivre

À Raboteau, quartier des Gonaïves marqué par un massacre historique, la mémoire douloureuse se mêle à la force de survivre. Entre pauvreté, insalubrité et courage quotidien, les habitants continuent de bâtir leur vie, résistant aux traces laissées par l’histoire et aux difficultés du présent.

29 août : les écoliers délaissent les écrans pour retrouver la magie des livres

29 août : les écoliers délaissent les écrans pour retrouver la magie des livres

À l’initiative de Radio Télé Masseillan Info, le Collège Dieudonné Lhérisson accueillera, le 29 août 2025, la première « Journée livres en main, sans téléphone pour les écoliers ». Une occasion unique d’inviter les jeunes à délaisser les écrans pour redécouvrir le plaisir de lire et la richesse des mots.

Étincelles, la naisssance d'une légende, René Depestre cent et un ans

Étincelles, la naisssance d'une légende, René Depestre cent et un ans

Le célèbre écrivain René Depestre fête son 101e anniversaire ce 29 août 2025. L'enfant de Jacmel traîne derrière lui une œuvre immense et jouit d'une notoriété locale, nationale et internationale. Pour célébrer cet anniversaire et rendre hommage à l'auteur d'Hadriana dans tous mes rêves, un ensemble d'activités sont prévues à travers le pays et dans la diaspora. En attendant la fête tant attendue, revisitons son premier recueil de poèmes : Étincelles suivi de Gerbes de sang. Une poésie ancrée dans la terre d'Haïti et traversée par les réalités du monde. Une poésie empreinte de déception et de colère. Une poésie fissurée et marquée par la guerre. Dans cette première plaquette, saluée par les critiques de l'époque, Depestre revendique son appartenance nègre.

J’en ai marre !

J’en ai marre !

J’en ai marre ! Tel est le dégoût du poète Jacques Anilus, exprimé à chaud ici. Chaque jet de ce poème est une complainte. Un chant de révolte qui nous laisse sans voix dans cette cacophonie quotidienne. La lyre de l'exilé s’harmonise avec la voix de celles et ceux qui en ont marre ; sa lyre reprend les complaintes des nostalgiques du temps jadis qui peinent à vivre dans le flot de l’écume des jours amers. Ô que le poète souffre, la gorge nouée par la peur d’un lendemain sans visage. Sur les cordes de sa lyre, ces notes : J’en ai marre!

Rodney Saint-Éloi, pour l’amour du monde

Rodney Saint-Éloi, pour l’amour du monde

Le dernier livre de Rodney Saint-Éloi embrase le cœur et l’esprit, et nous convie, poème après poème, à renouer avec la tendresse, la mémoire et l’humanité.

29 août 1793 : le jour où les chaînes sont brisées à Saint-Domingue

29 août 1793 : le jour où les chaînes sont brisées à Saint-Domingue

Professeur et historien reconnu, Pierre Josué Agénor Cadet nous plonge dans l’histoire décisive de Saint-Domingue : le 29 août 1793, date à laquelle les chaînes de l’esclavage furent brisées, inaugurant la première liberté générale des esclaves et préparant l’avènement d’Haïti, première République noire indépendante. À travers une analyse rigoureuse, il nous montre comment un acte politique audacieux a transformé la Révolution française en un événement universel.

Quatre-vingt-seize éclats de lune pour Carmélie Eloy

Quatre-vingt-seize éclats de lune pour Carmélie Eloy

Elle fut la lumière discrète et forte de sa famille, la gardienne des gestes simples et des souvenirs précieux. En partant, Carmélie Eloy laisse derrière elle un ciel constellé d’amour et de poésie, comme un bouquet éternel offert à ceux qui l’ont connue.

« Femmes, vodou, violences et résistances » aux Ateliers Jérôme à Pétion-Ville

« Femmes, vodou, violences et résistances » aux Ateliers Jérôme à Pétion-Ville

Le soulèvement général des esclaves, survenu le 23 août 1791, constitua un événement hautement historique et décisif dans la longue lutte des esclaves de Saint-Domingue pour la conquête de la liberté. Afin de commémorer cette date, le Comité national Route de l’esclave (CNRE), en collaboration avec ses différents partenaires, a organisé, aux Ateliers Jérôme, situés rue Rebecca, à Pétion-Ville, le samedi 23 août 2025, l’exposition intitulée « Femmes, vodou, violences et résistances ». Placée sous le thème « Femmes, vodou et Révolution », cette manifestation culturelle et artistique s’inscrit dans la volonté conjointe de l’UNESCO et de l’État haïtien, à travers le projet de création du Musée de l’Esclavage, de la Résistance, de l’Héritage et de la Liberté en Haïti.

L’unique jardin botanique d’Haïti aux Cayes menacé de disparition

L’unique jardin botanique d’Haïti aux Cayes menacé de disparition

Au milieu des Cayes, un coin de paradis botanique lutte pour survivre. Le Jardin de Bergeau n’est pas seulement un espace vert : il est le souffle de la nature haïtienne, un lieu de savoir et de mémoire, fragile témoin d’un pays qui oublie parfois que protéger la beauté, c’est protéger la vie.

Yanick Lahens et ses « Passagères de nuit »

Yanick Lahens et ses « Passagères de nuit »

Toujours avancer sans se retourner. C’est le murmure obstiné des voix féminines qui traversent Passagères de nuit, le nouveau roman de Yanick Lahens, à paraître chez Sabine Wespieser et disponible en librairie le 28 août au prix de 20 euros (244 pages). Avec ce récit, l’auteure haïtienne, Prix Femina 2014, remonte le fil de son héritage pour redonner chair et lumière aux femmes de sa lignée, celles qui, de génération en génération, ont opposé la vaillance à la violence, l’insoumission aux conventions.

Anatomie d’un bon film haïtien

Anatomie d’un bon film haïtien

Déterminer ce qui fait un « bon film haïtien » relève souvent du casse-tête, tant les maladresses de mise en scène, les dialogues bancals et les excès d’artifices brouillent la vision d’ensemble. Pourtant, derrière ces errements, une vérité s’impose : c’est l’histoire — et elle seule — qui donne à une œuvre sa puissance, sa mémoire et sa légitimité dans le 7ᵉ art.