Le gouvernement Fils-Aimé vient de boucler une nouvelle semaine à la tête du pays sans perspective claire pour les jours à venir.
Le grand Nord, notamment avec la crise qui sévit à Port-au-Prince et ses environs, jouit d’une certaine attention du gouvernement.
A côté des morts, des blessés et des dégâts matériels, le conflit meurtrier entre gangs rivaux au Nord de Port-au-Prince fait une autre victime : le système de santé.
Sitôt que la police annonce des avancées contre l'insécurité, les gangs montrent qu'ils ne perdent rien de leur puissance destructrice.
Il y a trois mois, le pays a entamé une nouvelle phase de sa longue transition post-Jovenel Moïse.
Depuis le début de cette longue transition, voire avant, il y a plus qu’une impression que le pays est en mode promesses non tenues.
Haïti assiste impuissant à la dégradation continue des conditions de vie de sa population.
Après les quartiers du bas de Delmas et du centre-ville de Port-au-Prince, le pays commence à avoir une idée des dégâts provoqués par les gangs à l’avenue Christophe et ses environs.
Le gouvernement, à travers le ministère des Affaires sociales et Travail, a publié les nouveaux prix des circuits suite à l’augmentation des prix des produits pétroliers sur le marché local.
Entre grève illimitée, en manque de moyen chronique et traînant d’autres problèmes structurels, la justice haïtienne peine à se tenir debout.