Le cinéma d’horreur n’a jamais été une simple mécanique de l’effroi, réductible à ses effets de sursaut ou à son goût du macabre. S’interroger sur sa fonction sociale impose de dépasser l’analyse esthétique pour observer la façon dont ce genre singulier capte, synthétise et restitue les tensions invisibles qui traversent une époque. À travers la figuration de nos hantises, le film d’épouvante agit comme une instance de médiation symbolique, un prisme déformant capable de rendre intelligible ce que le corps social tend à refouler ou à taire.<
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