Introduction
Cette étude a été conduite par un groupe de chercheuses et de chercheurs haïtiens et internationaux, rattachés à plusieurs institutions académiques, avec le soutien financier du Fonds de Recherche et Développement (FRD) de la Banque de la République d’Haïti (BRH). Cet appui a permis de conduire une enquête d’envergure nationale et de documenter, avec la rigueur scientifique requise, l’ampleur de l’hypertension artérielle ainsi que le rôle des ressources thérapeutiques et alimentaires traditionnelles dans sa prise en charge.
1. Contexte et justification
L’hypertension artérielle (HTA) demeure l’un des principaux facteurs de risque cardiovasculaire et l’une des premières causes de décès prématuré dans le monde. Dans la région des Amériques, sa prévalence standardisée selon l’âge, chez les adultes de 30 à 79 ans, était estimée à 35,4 % en 2019 ; or Haïti compte parmi les pays de la région où le taux de dépistage de l’HTA demeure le plus faible, ce qui laisse présumer une proportion importante de cas non diagnostiqués.
Cette charge s’inscrit dans un contexte de fragilité structurelle marqué par l’instabilité politique et économique récurrente, la faiblesse persistante du système de santé et un accès limité aux soins primaires. Le profil sanitaire national dressé par l’Organisation panaméricaine de la santé confirme l’ampleur du problème : en 2015, la prévalence rapportée de l’hypertension artérielle en Haïti atteignait déjà 24,5 % chez les adultes, et les maladies cardiovasculaires, les cancers et le diabète représentaient à eux seuls le quart de l’ensemble des années de vie en bonne santé perdues dans le pays en 2019. Ce constat est corroboré par une étude en population menée à Port-au-Prince, qui a mesuré une prévalence ajustée de maladies cardiovasculaires de 14,7 %, incluant un taux d’insuffisance cardiaque précoce (11,9 %) largement supérieur aux estimations antérieures — ses auteurs soulignant eux-mêmes la rareté des données épidémiologiques locales représentatives dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Cette étude, comme la plupart des données disponibles sur l’HTA en Haïti, se limite toutefois à l’agglomération de Port-au-Prince : aucune cartographie de l’hypertension artérielle couvrant l’ensemble du territoire national n’existait à ce jour, un manque de données qui limite la capacité des autorités sanitaires à cibler leurs interventions.
Face à des soins biomédicaux souvent inaccessibles ou financièrement prohibitifs, le recours à la médecine traditionnelle, en particulier aux plantes, demeure une pratique courante en Haïti pour la prise en charge de l’HTA — un recours documenté par la littérature régionale mais rarement quantifié à l’échelle nationale. Les facteurs de risque les plus souvent évoqués incluent une alimentation riche en sel, un accès limité aux soins, un stress chronique, un manque d’activité physique, la consommation d’alcool et le tabagisme. C’est dans ce contexte que l’Université d’État d’Haïti (UEH), en partenariat avec l’Institut national de recherche sur le Sel et la Santé (INARSSAN), a conduit durant l’été 2024 une enquête nationale visant à documenter l’ampleur du problème et à explorer le rôle des plantes et des régimes alimentaires traditionnels dans son contrôle.
Ce constat trouve un écho direct dans les données officielles les plus récentes sur la mortalité en Haïti. Selon le rapport « Analyse des principales causes de décès en Haïti, Année 2024 » publié par l’Unité d’Études et de Programmation (UEP) du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), les maladies de l’appareil circulatoire constituent, avec 606 décès rapportés, la première cause de mortalité recensée dans les institutions sanitaires du pays au cours de l’année 2024, loin devant les maladies de l’appareil respiratoire (244 décès) et les maladies infectieuses et parasitaires (181 décès) — un décompte qui reflète uniquement les décès enregistrés dans le réseau sanitaire formel, et non la mortalité totale du pays, largement sous-captée faute d’un état civil couvrant l’ensemble des décès survenus hors institutions ; ce chiffre doit comme un indicateur partiel qui, précisément, souligne le besoin d’enquêtes populationnelles comme la NHHS-2024 pour estimer l’ampleur véritable du problème ; l’hypertension artérielle et ses complications (accidents vasculaires cérébraux, encéphalopathie hypertensive, néphropathie hypertensive, cardiopathie hypertensive) figurent parmi les diagnostics explicitement mentionnés dans les certificats de décès composant cette famille de pathologies. Ces données de mortalité, bien que limitées par une couverture nationale encore partielle des certificats de décès, illustrent le poids déjà lourd des maladies cardiovasculaires en Haïti et renforcent la nécessité d’une réponse de santé publique structurée.
2. Objectifs de l’étude
L’objectif général de l’étude était de mieux connaître et de mieux comprendre l’utilisation de certaines plantes de la médecine traditionnelle dans la lutte pour le contrôle de l’hypertension artérielle en Haïti. Quatre objectifs spécifiques en découlaient : estimer et cartographier la prévalence de l’HTA selon le sexe et le groupe d’âge ; identifier et cartographier les plantes de la médecine traditionnelle utilisées contre l’HTA ; estimer l’association statistique entre la tension artérielle, l’usage de ces plantes et les régimes alimentaires ; et analyser la valeur nutritionnelle des recettes traditionnelles, notamment leur teneur en potassium et en sodium. Cette architecture d’objectifs traduit une volonté de dépasser le seul constat épidémiologique pour explorer des ressources thérapeutiques et alimentaires locales susceptibles d’informer des interventions culturellement adaptées.
3. Méthodologie
L’étude repose sur une approche mixte, combinant un volet quantitatif portant sur un échantillon national représentatif et un volet qualitatif fondé sur des groupes de discussion, en cours de réalisation dans les dix départements du pays. Le volet quantitatif a permis de dénombrer 10 502 ménages, pour un total de 7 040 participant·e·s âgé·e·s de 18 ans et plus à l’échelle nationale (l’échantillon analytique utilisé pour les estimations de prévalence tensionnelle se limite toutefois à 6 945 personnes, une fois exclus les cas pour lesquels la mesure de tension artérielle n’a pu être complétée). La sélection des ménages a suivi une procédure aléatoire systématique au sein de chaque section d’énumération (SDE), dans le cadre d’un plan d’échantillonnage stratifié à deux degrés selon le département et le milieu de résidence, urbain ou rural.
En raison du contrôle exercé par des groupes armés sur certaines zones des départements de l’Ouest et de l’Artibonite, ces secteurs ont dû être exclus de la collecte pour des raisons de sécurité, ce qui constitue une limite reconnue à la représentativité nationale de l’enquête. Des poids d’échantillonnage compensatoires ont néanmoins été appliqués afin de restituer la représentativité de la population adulte, et la marge d’erreur globale des estimations est de ± 5 %, avec des intervalles de confiance calculés à 95 %. Sauf indication contraire, l’ensemble des estimations rapportées dans cet article — nationales, départementales ou par groupe d’âge — sont des proportions brutes calculées directement sur l’échantillon de l’enquête préliminaire, avant application des poids d’échantillonnage propres au plan complexe de la NHHS-2024 ; les estimations nationales pondérées, en cours de finalisation, feront l’objet d’une publication distincte. Chez chaque participant·e, la tension artérielle a été mesurée à trois reprises consécutives après une période de repos en position assise, avec un intervalle d’une minute entre chaque prise. Cette répétition, conforme aux recommandations internationales, permet d’écarter l’effet de la première mesure, souvent artificiellement élevée en raison du stress lié à l’examen, et de limiter les erreurs de mesure ponctuelles. La moyenne des trois lectures a servi de valeur de référence pour l’ensemble des analyses. Les catégories de statut tensionnel — tension normale, tension élevée, HTA de stade 1 et HTA de stade 2 — ont été définies à partir des seuils combinés de l’Organisation mondiale de la santé et de l’American Heart Association.
Le volet qualitatif a visé à identifier des recettes traditionnelles contre l'hypertension. Celles-ci sont standardisées pour établir une table de composition nutritionnelle. Puis des analyses seront menées pour quantifier les teneurs en sodium et potassium dans les aliments par minéralisation et spectrophotométrie. L’objectif est d’évaluer leur impact sur la pression artérielle.
4. Résultats
4.1 Prévalence de l’hypertension artérielle
Sur les 6 945 adultes pour lesquels le statut tensionnel a pu être établi, seuls 30,2 % présentaient une tension artérielle normale. Les 70 % restants se situaient sur un continuum d’hypertension : 11,7 % avaient une tension artérielle élevée, 31,1 % une HTA de stade 1 (pression systolique de 130 à 139 mmHg ou diastolique de 80 à 89 mmHg) et 27,1 % une HTA de stade 2 (pression systolique ≥ 140 mmHg ou diastolique ≥ 90 mmHg), un statut nécessitant une prise en charge médicale immédiate ; l’ensemble des estimations présentées dans cet article, y compris ce taux de 27,1 %, sont des proportions brutes observées dans l’échantillon de l’enquête préliminaire, avant application des poids d’échantillonnage propres au plan complexe (grappes, strates) de la NHHS-2024, une analyse pondérée, actuellement en cours de finalisation, permettra de produire les estimations nationales définitives. Ce dernier taux serait environ deux fois supérieur à la moyenne régionale rapportée pour les Amériques, généralement estimée entre 13 et 14 %. À titre de comparaison, la prévalence globale de l’HTA — tous stades confondus — chez les adultes de 30 à 79 ans dans l’ensemble de la région des Amériques était estimée à 35,4 % en 2019, un niveau nettement inférieur à celui suggéré par l’addition des stades 1 et 2 observés en Haïti, bien que ces écarts doivent être interprétés avec prudence compte tenu des différences de tranches d’âge et de méthodes de mesure entre les enquêtes.
4.2 Une prévalence qui croît fortement avec l’âge
La prévalence de l’HTA de stade 2 augmente de façon marquée avec l’âge, passant de 7,5 % chez les 18-24 ans à 77,2 % chez les 75-79 ans. Dès la tranche d’âge 55-59 ans, un adulte sur deux présente déjà une HTA de stade 2, ce qui traduit un vieillissement cardiovasculaire précoce, vraisemblablement accentué par les facteurs alimentaires et socioéconomiques propres au contexte haïtien. Ce constat rejoint les résultats d’une analyse portant spécifiquement sur les adultes de 60 ans et plus issue de la même enquête nationale, laquelle rapportait une prévalence globale d’hypertension de 62,5 % dans ce groupe d’âge, avec un gradient marqué selon l’avancée en âge, le sexe féminin et la résidence dans des zones jugées dangereuses en raison du contrôle exercé par des groupes armés. La convergence entre ces deux analyses, réalisées à partir d’un même jeu de données mais selon des découpages d’âge distincts, renforce la robustesse du constat d’un fardeau hypertensif particulièrement élevé chez les personnes âgées haïtiennes.
4.3 Alimentation et facteurs de risque nutritionnels
Les données de l’enquête révèlent une pauvreté alimentaire généralisée : 86 % des Haïtien·ne·s consomment régulièrement deux groupes alimentaires ou moins, l’alimentation étant largement dominée par les céréales et les féculents. La consommation régulière de fruits (10,1 %) et de légumes (11,5 %) demeure marginale, et l’apport protéique est globalement faible. Certaines pratiques culinaires contribuent par ailleurs à un apport sodique élevé : 25,4 % des répondant·e·s utilisent des cubes bouillon, riches en sodium, et 15,7 % ajoutent des sauces salées à table. La prévalence de l’HTA de stade 2 varie en outre fortement selon le département de résidence, dessinant une géographie contrastée du risque cardiovasculaire à travers le pays. Ces observations font écho à celles rapportées chez les adultes âgés du même échantillon national, chez qui l’insécurité alimentaire touchait 53,0 % des répondant·e·s et où la résidence en milieu rural était associée à une probabilité accrue d’insécurité alimentaire et à un moins bon état de santé perçu. La coexistence, au sein d’une même population, d’une insécurité alimentaire élevée et d’une consommation importante de sel ajouté illustre une forme de double fardeau nutritionnel propre aux contextes de rareté chronique.
4.4 Tabagisme et consommation d’alcool
Les comportements à risque cardiovasculaire présentent des variations régionales statistiquement significatives (p < 0,0001). Le département de l’Artibonite concentre les taux de tabagisme les plus élevés du pays (20,2 %), tandis que la consommation d’alcool est particulièrement marquée dans le Nord-Ouest (40,8 %) et dans l’Artibonite (43,0 %). L’alcool traditionnel, notamment le clairin et le rhum, joue un rôle culturel important dans plusieurs régions du pays. Ces résultats confirment que les facteurs comportementaux associés à l’HTA — tabagisme, consommation d’alcool, alimentation riche en sel — ne se distribuent pas uniformément sur le territoire haïtien, ce qui plaide pour des stratégies de prévention adaptées aux réalités départementales plutôt que pour une approche uniforme à l’échelle nationale.
4.5 Obésité et statut pondéral
Concernant le statut pondéral, 7,3 % des adultes haïtiens présentent un indice de masse corporelle (IMC) supérieur ou égal à 30 kg/m² (IC 95 % : 5,1-9,5 ; n = 6 523), seuil retenu pour définir l’obésité. La distribution pondérale de l’ensemble des adultes se répartit comme suit : 15,9 % en insuffisance pondérale, 58,8 % en poids normal, 18,0 % en surpoids et 7,3 % en situation d’obésité. La prévalence de l’obésité varie fortement d’un département à l’autre, allant de 22,0 % dans les Nippes à 4,1 % dans le Sud-Est, soit un écart de près de cinq fois entre les extrêmes départementaux. Ce contraste géographique, mis en parallèle avec la forte prévalence d’insuffisance pondérale observée par ailleurs chez les personnes âgées, 60,5 % selon l’analyse de Lachaud et ses collègues , suggère la coexistence, au sein du territoire haïtien, de poches de sous-nutrition chronique et de zones où la transition nutritionnelle vers le surpoids est déjà amorcée.
5. Discussion
Pris dans leur ensemble, ces résultats dressent le portrait d’un pays confronté à une transition épidémiologique rapide, où les maladies non transmissibles telles que l’HTA côtoient une insécurité alimentaire persistante et des inégalités marquées entre les groupes d’âge, les sexes et les départements. Le fait que 70 % des adultes haïtiens se situent au-delà du seuil de tension artérielle normale, et que plus du quart présente une HTA de stade 2, doit être interprété à la lumière de la faiblesse structurelle du système de santé haïtien, où la prise en charge gériatrique et chronique demeure largement absente et où les frais à la charge des patients restent prohibitifs. Cette fragilité systémique est cohérente avec le profil sanitaire du pays dressé par l’Organisation panaméricaine de la santé, qui souligne la persistance d’un accès limité aux services de santé de base pour une large part de la population.
Ce fardeau ne se répartit pas également sur le territoire. Les données de l’enquête désignent déjà certains départements comme des points chauds pour des facteurs de risque spécifiques : l’Artibonite cumule à la fois le taux de tabagisme le plus élevé du pays (20,2 %) et l’une des prévalences d’alcool les plus fortes (43,0 %) ; le Nord-Ouest présente la consommation d’alcool la plus marquée (40,8 %) ; les Nippes affichent le taux d’obésité le plus élevé (22,0 %), loin devant le Sud-Est (4,1 %). L’enquête révèle par ailleurs que la prévalence de l’HTA de stade 2 présente d’importantes disparités selon les départements. Les valeurs précises par département ne sont toutefois pas encore disponibles pour publication. Leur intégration à la cartographie finale de l’enquête permettra d’identifier avec exactitude les départements prioritaires pour une intervention de santé publique ciblée.
Ce constat rejoint également des observations faites ailleurs dans la littérature sur les populations vulnérables en contexte de ressources limitées, où l’absence de filets de protection sociale robustes contraint les individus et les ménages à composer seuls avec la charge cumulée de la maladie chronique, de l’insécurité matérielle et, potentiellement, de l’isolement social. Dans le cas haïtien, l’ampleur du recours à la médecine traditionnelle ne saurait donc être interprétée uniquement comme un choix culturel : elle constitue une réponse pragmatique à l’absence de filière biomédicale accessible à l’ensemble de la population.
Cette lecture est confortée par le détail des causes de décès d’origine cardiovasculaire publié dans le rapport national du MSPP sur l’année 2024 : parmi les 606 décès attribués aux maladies de l’appareil circulatoire, 24,1 % résultent d’un accident vasculaire cérébral, 8,1 % d’une insuffisance cardiaque et 2,8 % d’une encéphalopathie hypertensive, tandis que la mention explicite d’une hypertension artérielle, d’une néphropathie hypertensive, d’une cardiopathie hypertensive ou d’une dissection aortique liée à une poussée tensionnelle figure directement dans plusieurs certificats de décès ; à cela s’ajoutent, dans d’autres familles de pathologies du même rapport, des décès par néphropathie ou insuffisance rénale hypertensive, autant de complications directement imputables à une HTA mal contrôlée. Le fait que la moitié environ des enregistrements ne précise ni l’âge ni le sexe du défunt, et qu’un diagnostic reste imprécis ou inconnu pour un nombre non négligeable de certificats, illustre par ailleurs les limites du système national de surveillance de la mortalité évoquées plus haut, et souligne d’autant plus l’intérêt d’enquêtes populationnelles telles que la NHHS-2024 pour cerner l’ampleur réelle du problème au-delà des seules statistiques hospitalières.
6. Perspectives et prochaines étapes
Plusieurs étapes complémentaires sont prévues pour approfondir ces résultats préliminaires. Des groupes de discussion seront organisés dans chacun des dix départements du pays afin d’identifier les recettes traditionnelles utilisées dans la prise en charge de l’hypertension artérielle. Les recettes ainsi recueillies feront l’objet d’une reconstitution en laboratoire, en vue de leur standardisation et de l’élaboration d’une table de composition nutritionnelle propre au contexte haïtien. Des analyses de laboratoire permettront par ailleurs de quantifier précisément les teneurs en sodium et en potassium des échantillons alimentaires collectés, afin de mieux cerner le rôle de ces minéraux dans l’incidence de l’hypertension artérielle. Enfin, l’ensemble des données quantitatives et qualitatives sera synthétisé dans une cartographie intégrale de l’hypertension artérielle et des pratiques alimentaires à l’échelle nationale. Département par département, cette carte de l’hypertension et de la nutrition en Haïti donnera à voir, pour la première fois avec cette précision, où cibler en priorité : elle permettra aux autorités sanitaires, aux bailleurs et aux communautés elles-mêmes de visualiser d’un coup d’œil les zones où l’HTA, l’insécurité alimentaire et les comportements à risque se superposent, et d’orienter les ressources là où le besoin est le plus criant.
7. Conclusion
L’enquête nationale NHHS-2024 met en évidence un fardeau considérable et inégalement réparti de l’hypertension artérielle en Haïti, étroitement lié à la pauvreté alimentaire, aux comportements à risque et aux disparités départementales. Mis en perspective avec les données déjà publiées sur les adultes âgés haïtiens, ces constats appellent au développement
