L'ennui est en train de disparaître. Pas sous l'effet d'une politique délibérée, mais par l'accumulation de micro-gestes quotidiens : la main qui saisit le téléphone dans une file d'attente, le pouce qui défile un fil d'actualité pendant un trajet, l'écran qui s'allume dès qu'une seconde de vide se présente. Cette disparition pourrait sembler anodine. Elle ne l'est pas. Car l'ennui, tel que les neurosciences le docum
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