L’hypocrisie de l’Occident devient évidente et le masque tombe enfin – Il est présumable que l’opinion publique internationale est réconfortée quand elle apprend que la science occidentale (médias de toutes les catégories, société intellectuelle, politologue, criminologue, etc.) semble découvrir enfin le caractère violent de l’État transcontinental des États-Unis d’Amérique. Une soudaine vendetta s’installe aux États-Unis ; elle est incarnée par la presse grand public américaine, et relayée copieusement par la presse européenne au service de la propagande. La vendetta véhicule une critique à la fois dominante et contaminante ; elle fait état de la violence grandissante, de la haine sociale et de la vengeance politique qui s’abattent sur l’Amérique à partir de la date fétiche du 20 janvier de l’année en cours. Dans cette campagne médiatique qui vise tôt l’administration du président Donald Trump, il en reste trois (3) 20 janvier de misère chaotique dans le contexte de la crise américaine : 20 janvier 2026, 20 janvier 2027 et 20 janvier 2028. Si l’on en croit les critiques tous azimuts qui incarnent la saga médiatique étasunienne, le présage de l’insuccès et de l’échec semble indiquer que l’Amérique finira par sombrer dans le chaos total. Au point de vue de la réception, le discours est nocif et toxique des deux côtés de la ligne de front : la présidence et la presse.
Mais ce beau monde de la science occidentale ne vantait-elle pas, hier encore, la démocratie américaine avec des chants de sirène libérale ? Quelle mouche l’a piquée pour opérer ce revirement brusque ? L’auteur du présent papier mettrait sa main au feu que l’opinion occidentale sait mieux que quiconque l’Amérique est née de la violence, l’a gardée, maintenue et entretenue tout au long de son développement jusqu’à ce qu’elle devienne aujourd’hui cet empire mondial. Pour l’opinion du public, l’Amérique maintient l’esclavage des Nègres durant 89 ans après son indépendance le 4 juillet 1776 ; l’abolition fut proclamée solennellement le 18 décembre 1865. L’esclavage porte en germe la violence sociale dont découlent le travail forcé, la servitude domestique, la servitude de l’ignorance, la servitude de la pauvreté, etcetera. Conçu, pensé, théorisé et institutionalisé, l’esclavage porte en lui l’antithèse de la condition humaine depuis son foyer natal en Occident. Le philosophe de l’Antiquité grecque Aristote admet l’esclavage dans la démocratie athénienne et croit que l’animal et l’esclave se valent : « Il est évident qu’il y a par nature des hommes qui sont libres et d’autres qui sont des esclaves. Au reste, l’utilité des animaux privés et celle des esclaves sont à peu près les mêmes : les uns comme les autres nous aident, par le secours de leurs forces corporelles, à satisfaire les besoins de l’existence. », écrivait-il dans son livre-sommet La politique ou Politique d’Aristote (Ed. 1874) Livre 1. Chapitre 2. Page 18. Platon, lui que l’on présente comme le mentor d’Aristote, a écrit son épitaphe sur le tombeau de l’esclave avant même que celui-ci meure : « Quand un esclave a manqué, il faut le punir, et ne pas s’en tenir à de simples réprimandes, comme on ferait à l’égard d’une personne libre ; ce qui le rendrait plus insolent. », devait-il écrire dans son livre monumental Les lois (Ed. 1856) – Tome 7. Livre 6. Page 362. A l’époque de l’esclavage aux Amériques, la traction animale est remplacée par les muscles de l’esclave, pouvait-on observer lors des récoltes dans les champs et dans les ports d’embarquement des marchandises coloniales.
Sociologue de formation et érudit, Alexis de Tocqueville écrit son texte « De la démocratie en Amérique (1835) » dans lequel il voit la démocratie en pleine émancipation dans ce grand pays du Nord. Il a aussi posé son diagnostique sur la société étasunienne dont il distingue trois groupes sociaux de culture différente : les Euro-Américains ou Blancs Américains qui disposent d’une intelligence prodigieuse et qui contrôlent la superstructure de l’État, les Indiens qui sont une espèce en voie de disparition à ses yeux, et les Noirs qui croupissaient encore sous le joug de l’esclavage. L’éminent savant français croit que le Nègre représente un obstacle de taille pour l’avenir des États-Unis, mais reste muet sur la déportation massive des noirs aux Amériques par les négriers européens qui les arrachèrent de leur pays natal. « Le plus redoutable de tous les maux qui menacent l'avenir des États-Unis naît de la présence des Noirs sur leur sol. Lorsqu'on cherche la cause des embarras présents et des dangers futurs de l'Union, on arrive presque toujours à ce premier fait, de quelque point qu'on parte. », écrivait-il dans De la démocratie en Amérique – Tome 1. Chapitre 10 – L’avenir probable des trois races aux États-Unis. Page 159
La violence demeure une arme qui caractérise la dictature du bipartisme aux États-Unis, dont les membres républicains et démocrates sont représentés dans toutes les institutions américaines : institutions républicaines et régaliennes compris. C’est à cette représentation bipartisane que la violence prend son caractère d’État. L’abolition de 1865 semble n’avoir pas eu un bon accueil parmi la haute hiérarchie dirigeante ; n’étant pas satisfaits de l’énoncé du 13e amendement à la Constitution américaine, les démocrates et les républicains légalisent et instaurent la ségrégation raciale de 1877 à 1965. Ces faits ainsi reconstitués ont l’avantage de démontrer que, d’après le discours dominant, la démocratie est compatible avec l’esclavage, l’apartheid social, les disparités et les inégalités sociales dans les sociétés occidentales les plus avancées à l’échelle du monde. Ces faits d’armes ont aussi la valeur de dénoncer l’hypocrisie de la presse occidentale qui anime la vendetta actuelle, qui prétend découvrir la violence d’État aux États-Unis, alors que le mot redécouvrir est celui qui convient dans le cas présent. La grande presse s’élève contre la violence américaine non pas parce qu’elle ignore son existence séculaire, mais parce qu’elle n’aime pas l’actuel président de l’Amérique impériale ; elle évoque à dessein le « trumpisme » qui est en train de s’installer dans les esprits avec des impacts qui débordent les frontières de l’État de l’Union américaine, dit-elle. Mais son pamphlet, issu de ses articles éditoriaux, de nouvelles et de chroniques, ne convainc pas car l’hypocrisie y pue.
A notre avis, le citoyen américain Donald Trump n’aurait jamais dû être président ; son âge avancé diminue irréversiblement ses facultés mentales. Ses très mauvaises décisions en sont responsables pour l’essentiel, telles que la vengeance personnelle qui lui porte à décanter et épurer l’administration publique, une mission impossible pour un mandat de 4 ans ; les tarifs de douane gigantesques sont susceptibles de retourner contre lui et son peuple ; et la chasse aux immigrés illégaux qui sont au cœur de sa politique migratoire, mais qui le rendent encore plus détestable. Sont là des actions amères et chimériques qui relèvent de la folie furieuse et qui attestent la démence sénile du chef de la Maison Blanche en pleine déconfiture, du moins un magma de désordre, de confusion et de désarroi. Par ailleurs, il se constate que chaque candidate ou chaque candidat à la présidence américaine a, dans sa poche ou dans sa valise, un agenda relatif à l’immigration. En cette matière précise d’expulsion massive des étrangers, le Parti démocrate tient la première place devant son homologue le Parti républicain. Les archives d’époque confirment cela.
Peut-être que les grands médias étasuniens doivent envisager de s’amender, de faire montre d’humilité par ces temps difficiles que traverse leur pays ; car ils portent une grande responsabilité dans la création du monstre que représente l’actuel président des États-Unis Donald Trump dont la pensée et la conscience sont particulièrement altérées. Telle est notre attitude au sujet de la question que nous avons librement posée en titre.
