J’en ai marre !

J’en ai marre ! Tel est le dégoût du poète Jacques Anilus, exprimé à chaud ici. Chaque jet de ce poème est une complainte. Un chant de révolte qui nous laisse sans voix dans cette cacophonie quotidienne. La lyre de l'exilé s’harmonise avec la voix de celles et ceux qui en ont marre ; sa lyre reprend les complaintes des nostalgiques du temps jadis qui peinent à vivre dans le flot de l’écume des jours amers. Ô que le poète souffre, la gorge nouée par la peur d’un lendemain sans visage. Sur les cordes de sa lyre, ces notes : J’en ai marre!

Jacques Anilus
27 août 2025 — Lecture : 3 min.

J’en ai marre !

J’en ai marre de ce silence cruel qui vole au vent. Ce mutisme incolore qui se fait complice de ce temps de chien, qui déteint l’arc-en-ciel, et qui emporte tous nos souvenirs, vers l’océan de l’oubli, qui laisse noyer nos âmes comme des pierres précieuses, échouées sur la rive de l’indifférence, où le ressac du temps érode les joies et les peines, ne laissant dans le désert que des cris de rage insens&eac

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