Le 20 janvier 2024, Deep Global Développent (DGD Magazine) a organisé la première édition du Gala Lumane Casimir à l’hôtel Montana. Ce gala a honoré l’héritage musical de cette femme et célébrer l’excellence de la femme haïtienne. Il mettait en lumière le courage des femmes en célébrant leurs réussites inspirantes. Cette activité symbolique a été un honneur à la mémoire de Lumane Casimir, une femme aux multiples talents qui a laissé une trace indélébile dans la musique haïtienne. À travers cette activité, on reconnait son dévouement, sa détermination, son héritage culturel et musical. On commémore son engagement et, du même coup, salue l’impact significatif de cette diva haïtienne dans le progrès de la société. Comme l’a si bien dit Titou Lecoq (2021), dans son ouvrage Les grandes oubliées : Pourquoi l’histoire a effacé les femmes : « de tout temps, les femmes ont agi. Elles ont régné, écrit, milité, créé, combattu, crié parfois » (Lecop 2021). Pourtant, l’historiographie haïtienne les ignore. Elle refuse de parler d’elles et donne peu souvent la parole aux femmes et peu d’importance à leurs engagements. Pourquoi cet oubli ? Marie-Thérèse COLIMON l’a si bien compris lorsqu’elle disait au début de l’introduction du livre Femmes haïtiennes, que l’histoire d’Haïti est la « vie d’hommes, écrite par des hommes, récit des batailles et de rivalités, cette histoire garde un singulier silence au sujet de l’autre moitié de l’Humanité : les femmes. Ces femmes d’Haïti, dont l’impressionnant défilé constitue, en notre île, une fresque ardente et riche » (Ligue Féminine d’action sociale 1954)
Lumane Casimir est une artiste à expression authentiquement haïtienne. Lorsqu’elle chante et pince les cordes de sa guitare, les passants, intrigués par son timbre vocal éclatant, s’arrêtent pour l’écouter chanter. Cette célébrité confère à la chanteuse, première femme haïtienne guitariste, le titre de première vedette d’Haïti. Elle est une femme courageuse, vaillante, combattante qui n’avait rien que son talent, sa voix et sa guitare. Venue de la campagne, elle part de rien pour devenir une célébrité nationale et international. Elle a connu un moment de gloire à tel point on l’a baptisée la « reine de la meringué» et « impératrice de la musique haïtienne ». Cette femme a lutté pieusement sans soutien familial. Selon certains, elle avait l’habitude d’organiser des concerts dans les rues et lorsqu’elle chante, sa voix mélodieuse attire même les oiseaux du ciel. C’est le public lui-même qui la cherche car son statut social ne lui permet pas de chercher des gens.
Lumane Casimir peut être comparée à Bob Marley, artiste, compositeur, interprète et guitariste jamaïcain qui a connu de son vivant un succès mondial, et reste à ce jour le musicien le plus connu du reggae. Il est considéré comme celui qui a permis à la musique jamaïcaine et au mouvement rastafari de connaître une audience planétaire. Cet artiste jamaïcain le plus connu du reggae et du mouvement rastafari n’avait pas une vie aisée au départ. À l'adolescence, il est obligé de suivre sa mère qui quittait la misère de la campagne pour celle du ghetto de Trenchtown à Kingston. À l’âge de 14 ans, il a abandonné l’école et commencé à se consacrer à la musique pour devenir un star à l’échelle mondiale.
Adepte du vodou, Lumane a séduit la génération d’hier et continue d’impressionner celle d’aujourd’hui à l’aide de ses musiques. Pourtant, très peu de chose en effet demeure d’elle aujourd’hui, en dehors de ce qu’elle était une paysanne à la voix d’or dont les chansons resteront dans des mémoires comme les airs les plus évocateurs des heures d’enchantement de l’Exposition du Bicentenaire (Claude-Narcisse et Narcisse 1997). Jean-Claude Martineau qui l’a connue, a écrit un poème[1] en sa mémoire. Ce texte, chanté par Carole Démesmin, raconte toute sa vie. Il s’agit de réactiver la mémoire sur cette personnalité importante de la musique haïtienne. Dans ce même ordre d’idée, le poète Clotaire Saint-Natus a écrit un poème en sa mémoire. Ce poème titré « Lumane Casimir : une symphonie[2]» est une remémoration du personnage. Dans les trois derniers vers du poème, le poète stipule:
Je rachète au miroir de l’astre lumineux L’apothéose d’une symphonie inachevée :
Lumane Casimir,
Qui oserait t’oublier ?
Ce travail, réalisé non pas par un expert, s’appuie sur la documentation recueillie et analysée et permet de déterminer l’importance historique d’un personnage important : Lumane Casimir. Sachant que la documentation est une étape importante dans le processus d’évaluation patrimoniale/matrimoniale, qui doit reposer sur des informations sérieuses et valides. Ainsi, ce travail est réalisé dans l’objectif de faire connaitre l’héritage musical de cette figure féminine haïtienne célèbre. Il s’agit d’une femme paysanne qui a laissé son empreinte dans l’histoire de la musique traditionnelle haïtienne. Afin d’atteindre cet objectif, une étude qualitative exploratoire sous forme d’entretiens semi-directifs a été menée auprès d’un échantillon de trois personnes. Il s’agissait de les amener à raconter la vie du personnage et ce qu’elles ressentent pour ses chansons. Le guide d’entretien développé pour cette étude vise à recueillir pour chaque répondant des données sur Lumane Casimir. Ces entretiens semi-directifs ont été réalisés par téléphone et par le biais d’entretiens en face à face.
- La société haïtienne et la musique populaire (paysanne)
La musique occupe une place importante dans la vie des haïtiens. Ainsi, les formes de cadences musicales sont variées. Il y a le compas direct, le zouk, la meringuée, le troubadour qui est une sorte de musique traditionnelle.
Des auteurs haïtiens s’intéressent à la culture, à la tradition haïtienne. En particulier, Dr. Jean Price-Mars, dans son ouvrage Ainsi parla l’oncle. Essai d’ethnographie (1928-1954), tente d'intégrer la pensée populaire haïtienne ou le folklore dans la discipline de l'éthographie traditionnelle. Il parle du savoir traditionnel et plaide en faveur de la culture paysanne. Beaucoup d’autres chercheurs et auteurs s’intéressent à la richesse et à la complexité du savoir traditionnel du pays.
Selon Gage Averill, docteur en ethnomusicologie et spécialiste des musiques populaires haïtiennes, Jean Price-Marc a écrit des essais sous l’occupation américaine d'Haïti (1915-1934), dans lesquels il a fait appel à ce que la musique paysanne soit élevée au plus haut niveau en produisant des musiques qui reproduisent l'esprit de la nation. On comprend que la musique populaire ou folklorique développe un goût pour la culture. Et, l’héritage musical de Lumane Casimir se trouve dans cette lignée de musiques traditionnelles ou paysannes. Elle est cette femme célèbre qu’embrasse la musique traditionnelle. Ses musiques comme « Papa Gede bèl gason et Panama m tonbe » sont des exemples les plus convaincants.
- Brève présentation de Lumane Casimir
On ne sait pas exactement la date de naissance de Lumane Casimir ni celle de sa mort. D’ailleurs, le déni du droit à l’identité constitue un problème qui traverse l’histoire d’Haïti et touche principalement les couches défavorisées…(Clergé 2018) et surtout les femmes. En ce sens, il y a très peu de sources à propos de Lumane. Pour paraphraser Clergé (2018), avec elle, nous tombons dans la rareté de sources, dans les stéréotypes racistes et sexistes, les jugements de valeur, bref dans l’invisibilité, la minoration.
Lumane Casimir serait née aux Gonaïves en 1914. D’après l’histoire orale, elle ne connait pas une adolescence heureuse. À l'âge de 14 ans, elle est partie pour Port-au-Prince où elle a commencé à composer sa propre musique à l'adolescence et a chanté avec plusieurs groupes de musique populaire comme: The Lega Choir et Jazz. Elle est chanteuse, guitariste, compositrice haïtienne et membre de la Troupe folklorique haïtienne créée sous la présidence de Dumarsais Estimé (Clergé 2018). Selon La Fondation Odette Roy Fombrun dans Les Femmes dans l’Histoire d’Haïti (2023, 8 mars) contrairement aux différentes rumeurs, elle fréquenta l’école et composa ses chansons. Elle était une fille rebelle, insoumise, véhémente et consciente de son potentiel et de son talent. Elle a composé et chanté ses morceaux qui sont reconnus internationalement. Contemporaine de la Ligue Féminine d’Action Sociale, elle acquiert une reconnaissance publique en tant qu'artiste à partir de 1945. Sa carrière l'a fait voyager à Cuba, au Panama, aux États-Unis avec des troupes de danse et d'autres artistes. Première femme guitariste de l'histoire de la musique haïtienne, elle est une figure de femme rebelle. Elle accompagne Celia Cruz et le portoricain Daniel Santos[3]. Elle a connu des moments de gloire. De ce fait, dans les années 40, elle est surnommée « Reine des Meringues ». Membre du Trio Astoria que dirigeait Jacques Nelson, elle est connue pour son interprétation des musiques populaires et folklorique haïtiennes.
Aux festivités qui marquent l'inauguration de la nouvelle ville frontalière de Belladère en 1948, la chanteuse émeut son auditoire par sa voix mélodieuse. Le succès, durant l'Exposition, des chansons folkloriques lui apportent une grande célébrité. En 1951, elle perd sa popularité et commence à connaître une situation économique difficile. Elle serait décédée en 1955.
- Contexte historique de l’héritage musicale de Lumane Casimir
Lumane Casimir a grandi et évolué dans une période où le pays était sous l’occupation américaine (1915-1834) dont la mort du Président Vilbrum Guillaume Sam est la cause occasionnelle. Durant cette période de trouble et d’occupation, nombreux sont ceux qui cherchent à protéger la culture dont Jean Price-Mars qui examine les raisons de la souffrance du peuple haïtien. Il se donne pour mission de valoriser la race noire et sa culture. On trouve cette trace dans ses deux œuvres La vocation de l’élite et Ainsi parla l’oncle publiées en 1919 et 1928, au cœur de l’occupation. Lumane Casimir évoluait au sein de ces troubles socio-politiques et économiques. Elle n’avait que sa voix éclatante et sa guitare. Ce sont avec ces deux armes (sa voix et sa guitare) qu’elle a combattu contre les soucis de la vie.
En 1949, sous le gouvernement de Dumarsais Estimé, a eu lieu le bicentenaire de la fondation de Port-au-Prince. Et, comme le stipule la loi du 14 juillet 1948, il était nécessaire pour le pays de célébrer en 1949 le deuxième centenaire de la fondation de Port-au-Prince (Mathurin 1975). Pour cette célébration, le gouvernement de Dumarsais Estimé qu’avait en effet un ambitieux programme de développement social, économique et culturel et qui voulait faire avancer le pays a organisé une Exposition internationale de Port-au-Prince sur le Bicentenaire, événement majeur de la politique culturelle haïtienne. Cette Exposition internationale devait promouvoir la renaissance et le resserrement des liens entre les peuples et stimuler la reprise et le développement de relations économiques entre les pays et le tourisme. Pour réaliser cette activité, il a fallu une propagande. C’est ainsi qu’on a découvert Lumane Casimir sur le Bicentenaire, un quartier de Port-au-Prince.
Le Bicentenaire de Port-au-Prince et l’Exposition internationale furent donc pour les artistes haïtiens une opportunité pour se produire devant un public local et international, mais également pour participer à des tournées internationales (Béchacq 2014). C’est ainsi que la jeune artiste commençait à éveiller l'intérêt du public. C'est l’image d'une célébrité. Grâce à son talent, elle a desservi le gouvernement de Dumarsais Estimé et celui de Paul E. Magloire qui a destitué le président Estimé en mai 1950. Ainsi, les prestations à l'Exposition du Bicentenaire font émerger l’idée selon laquelle les traditions culturelles sont importantes à l’identité nationale.
- Lignée musicale de Lumane Casimir : le troubadour, un style de musique populaire
Le troubadour est un genre populaire de musique où la guitare occupe une place importante. Sans retracer l’histoire du mot, ce type de musique se trouve ancrer dans la culture du peuple haïtien. Il se caractérise par l’utilisation des instruments acoustiques : une ou deux guitares, un accordéon et des instruments à percussion comme le tambour. Il contient également une paire de maracas (graj, en créole haïtien), etc.
Remonté à l’occupation américaine de 1915-1934 et s’inscrit dans la tendance de satire sociale et de contestation associée à la musique, ce genre de musique a combiné la musique issue de la tradition Guajira de Cuba et le Meringue haïtien. Autrefois, on le trouve souvent dans les milieux ruraux et les femmes étaient marginalisées. Seulement, dans ce genre de musique, ces dernières étaient toujours au-devant des scènes avec leurs danses pour faire bonne réception. Ce qui permet de dire que la voie était longue et tortueuses aux femmes musiciennes qui voulaient embrasser ce mouvement. L’apparition de Lumane Casimir, la première jeune troubadour d’Haïti, a tout changé par le moyen du mouvement féministe des années 1930. Une jeune paysanne, venue des Gonaïves avec sa guitare sous les bras dans les rues, au Champs-de-mars pour improviser.
Les interprétations de chansons traditionnelles de Lumane Casimir, en particulier les merengues, « Panama m tonbe», « se La rivyè Mwen te ye », « papa gede bèl Gason », ou la chanson kongo, « Caroline Acao », sont légendaires en Haïti. La jeune artiste devient une icône et un modèle pour les nombreuses chanteuses traditionalistes qui suivent tant en Haïti comme dans la diaspora. Ses prestations à l’Exposition du Bicentenaire permettent de dire que la musique populaire, les traditions culturelles se révèlent importantes à l’authenticité de l’identité nationale. Elle est celle qui a incarné la tradition haïtienne de chanteuse traditionaliste.
- Lumane Casimir, un personnage à matrimonialiser pour conserver sa mémoire
- Compréhension du concept matrimoine
La notion de matrimoine est ancienne. Elle a été tombée en désuétude, mais à partir des années 2000, la notion réapparaît sous la plume d'auteurs et autrices souhaitant insister sur le rôle des femmes dans le développement social et culturel. Le terme désigne l'héritage culturel légué par les générations de femmes précédentes. C’est pourquoi au Moyen Âge, quand un couple se mariait, il déclarait son matrimoine d'une part, biens hérités de la mère, et d'autre part son patrimoine, l'héritage paternel.
Au programme de Maitrise en Histoire, Mémoire et Patrimoine (M-HMP) de l’IERAH[4], j’avais un cours intitulé « Matrimoine et genre » dispensé par la Professeure et Docteure Sabine Lamour. Bien avant l’annonce de ce cours, je n'avais jamais entendu parler de ce terme. Lorsque le coordonnateur du programme, en l'occurrence Dr. Jean Rony Gustave, annonce le cours, le terme m’était complètement étrange. J’ignorais presque tout sur les questions de représentations des femmes dans la société. Mais ce cours a attiré mon attention sur l’engagement de certaines figures féminines oubliées. Et je cherche à comprendre pourquoi cet oubli.
Ce cours permet de saisir l'usage du passé en croisant l'historiographie et les enjeux mémoriels. Il permet également d'aborder une mémoire féminine collective. Les femmes, l'autre moitié de l'humanité selon les propos de Colimon citée ci-dessus, ne doivent pas être oubliées. Il faut lutter contre ce mépris à l’égard des femmes. Et les femmes d’aujourd’hui ne doivent pas faire mauvais usage de ce matrimoine. Sur ce, Christine de Pizan dans la traduction de La Cité des dames (1405) réalisée par Thérèse Moreau et Éric Hicks en 1986 les exhorte en le suivant: « mes chères amies (femmes), ne faites pas mauvais usage de ce nouveau matrimoine, comme le font ces arrogants qui s’enflent d’orgueil en voyant multiplier leurs richesses et croître leur prospérité » (De Pizan 1986).
Dans un article publié dans Le Nouveliste le 25 juin 2025, Julien Melissa Janvier a écrit ce qui suit :
Lumane Casimir n’a pas reçu les hommages qu’elle méritait. Après sa mort, sa contribution à la culture haïtienne a été éclipsée par des figures étrangères et des artistes de l’élite. Même lors du Bicentenaire, son rôle a été largement ignoré dans les récits officiels (Mise Au Point Sur Lumane Casimir, n.d.), pourtant elle a contribué largement à la propagande de Port-au-Prince dans le projet du 200e anniversaire de Port-au-Prince sous le gouvernement d’Estimé. Réfractaire à l’évolution et de fort caractère, elle s’est appliquée activement à la participation politique d’Estimé et de Magloire (Janvier 2025).
Malgré sa contribution à l’évolution de la musique populaire haïtienne, notamment le troubadour, Lumane Casimir, véritable légende de la musique populaire des années 40, reste oubliée dans l’histoire haïtienne. Importante figure dans l’exposition du bicentenaire de la ville de Port-au-Prince, elle a incarné la résilience, la créativité et la dignité. Pourtant, il y a très peu de source à propos de sa vie. Elle est peu présente dans les manuels, les programmes scolaires ou les institutions patrimoniales/matrimoniale. Pourquoi cet oubli, cet effacement de la mémoire de la vedette Casimir? N’est-ce pas à cause de son origine sociale ? Il faut préserver sa mémoire.
La matrimonialisation de la mémoire se Lumane Casimir serait une manière de reconnaître la place des femmes dans l’histoire culturelle d’Haïti et de réparer cet effacement et, du même coup, élever son souvenir au rang de symbole culturel national, au même titre que d’autres figures historiques. Cela permettrait de (ré)équilibrer l’histoire trop souvent masculine de la culture haïtienne, en mettant en lumière une femme-artiste issue du peuple (de la masse mouvante). C’est également une manière de préserver un héritage artistique populaire et identitaire, un patrimoine immatériel lié à la chanson, aux luttes sociales et aux émotions populaires. Ainsi, sa mémoire pourrait servir à inspirer les jeunes générations et surtout les filles.
En conclusion, Haïti est un pays qui donne naissance à des célébrités tant dans, la littérature, l’art et la musique. Lumane Casimir est bel et bien l’exemple d’une célèbre musicienne haïtienne. Son nom résonne comme un écho. Ce n’est seulement une histoire ; mais une célébrité qui donne des leçons à tout le monde, à toutes les générations. C’est un personnage historique, une personne ayant réellement existé, maintenant décédée. Elle a joué un rôle important dans l’histoire de la musique traditionnelle haïtienne. Elle présente un intérêt public en s’appuyant notamment sur l’évaluation de l’intérêt matrimonial. Ses activités et ses réalisations sont largement reconnues comme ayant été marquantes dans l’histoire d’Haïti et ont entraîné des répercussions durables dans le temps.
Références
Béchacq, Dimitri. 2014. « L’ethnologie et les troupes folkloriques haïtiennes. Politique culturelle, tourisme et émigration (1941-1986). Jhon Picard Byron. » In Production du savoir et construction sociale. L’ethnologie en Haïti. Presses de l’université d’état d’Haïti; Presses de l’université Laval.
Claude-Narcisse, Jasmine, et Pierre-Richard Narcisse. 1997. Mémoire de femmes. Unicef-Haïti. Port-au-Prince.
Clergé. 2018. « Pour en finir avec une historiographie héroïsante : critique de l’historiographie féministe traditionnelle. » In Déjour le silence : Contre-discours sur les femmes haïtiennes. Les éditions du remue-ménage.
De Pizan, Christine. 1986. La Cité des dames. Traduction par Thérèse Moreau et Éric Hicks.
Janvier, Julien Melissa. 2025. Lumane Casimir : l’héritage d’une femme troubadour dans la musique haïtienne. Le Nouvelliste Édition. (Port-au-Prince), Le Nouvelliste Édition.
Lecop, Titou. 2021. Les grandes oubliées : Pourquoi l’histoire a effacé les femmes. L’iconoclaste.
Ligue Féminine d’action sociale. 1954. Femmes Haïtiennes. Imprimerie Henri Deschamps.
Mathurin. 1975. Bicentenaire de la Fondation de Port-au-Prince, 1749-1949: Exposition internationale, 8 décembre 1949 - 8 juin 1950 – A la mémoire du grand Président Léon Dumarsais Estimé. -. Imprimerie des Antilles.
Price-Mars, Jean. 1919. La vocation de l’élite. coll. du Bicentenaire. Fardin.
Price-Mars, Jean. 1954. Ainsi parla l’oncle. Essai d’ethnographie. Nouvelle edition, Parapsychology Foundation Inc.,. Haïti Perspectives. New York.
Je m'appelle Ezéchiel SAINTENA. J'ai une licence en sciences de l'éducation (département de philosophie et lettres modernes) de l'Université Publique de l'Artibonite aux Gonaïves (UPAG). Je poursuis actuellement une maîtrise en histoire, mémoire et patrimoine à l'Université d'État d'Haïti (UEH). En avril 2025, j'ai participé au colloque international Savoirs et expertise face à la crise (2025) organisé par CHARESSO. Le titre de ma communication était « Reconnaissance des savoirs locaux et lutte contre l'injustice épistémique en Haïti : Vers une approche inclusive pour la résolution des conflits sociaux et politiques en Haïti ». Mes intérêts de recherche se portent sur les savoirs locaux et la pédagogie décoloniale. Je souhaite examiner et faire comprendre comment les savoirs locaux, fondés sur des siècles d'expériences et portés par les communautés locales, peuvent être transmis dans le système éducatif haïtien pour répondre à l'injustice épistémique et à la colonisation des savoirs. ezechielsaintena@gmail.com
[1]Voir https://lenouvelliste.com/article/229252/lumane-casimir-par-koralen-jean-claude-martineau, consulté le 31 juillet 2025 à 17h10
[2] Voir https://s-dd.ca/2018/02/26/lumane-casimir-une-symphonie/, consultée le 31 juillet 2025 à 17h 15
[3] Celia Cruz, la "Reine de la Salsa", était née à La Havane, Cuba, en 1925, elle a connu un succès international grâce à sa voix puissante et son style unique. Quant à Daniel Santos, il était né à Santurce, Porto Rico, en 1916, il était une figure emblématique de la musique portoricaine, un chanteur très populaire, connu pour ses boléros et ses interprétations passionnées. Les deux artistes ont tous deux marqué la musique afro-caribéenne, bien qu'ils n'aient pas partagé de collaborations musicales notables.
[4] Institut d’Études et de Recherches Africaines d’Haïti, une entité de l’Université d’État d’Haïti (UEH).
