• Depuis longtemps, je me bats pour le Procès PetroCaribe. Voyez dans Le Nouvelliste du 29 août 2016, ma lettre ouverte au PM d’alors, M.Enex Jean-Charles, et à son gouvernement, concernant le Petro Caribe, affirmant que ce procès est inévitable, demandant l’intervention de la Cour des comptes…
• Je défends aussi le respect des dates constitutionnelles historiques, mais, pour éviter des affrontements, j’accepte que cette année le 17 octobre soit utilisé pour réclamer le procès PetroCaribe. Souhaitons que la nation s’exprime en force mais dans l’ordre, la discipline, la paix,et que ceux qui ont des oreilles pour entendre entendent et avancent le procès.
ATTENTION : L’insécurité gagne du terrain. Des bandes armées apparaissent ici et là semant la panique. De très gros intérêts sont en jeux. Quels sont-ils ? Qui veut renverser le gouvernement ? Qui veut empêcher le procès PetroCaribe ?
Du président Préval au pPrésident Martelly, du Premier ministre Bellerive aux PM Lamothe, Paul et Jean-Charles, la nation veut savoir ce qu’ils ont fait des milliards de l’emprunt PetroCaribe . Seul un procès équitable et transparent peut nous le faire savoir, et c’est ce procès que des forces, pour des raisons diverses, entendent empêcher.
Le dossier est aux mains de la Cour des comptes qui a promis de bien gérer le dossier en faisant appel à des experts indépendants, nationaux et internationaux. Dans ce cas, il nous semble indiqué de faire appel aux spécialistes des Nations unies dont Haïti est membre à part entière. Nous attendons la constitution d’un tel comité.
Dans ce dossier PetroCaribe, la justice a un rôle essentiel à jouer. On la dit corrompue. Elle doit procéder à l’épuration de ses rangs et de ses procédures. Cependant, elle a entamé le procès en recevant des plaignants. Nous attendons le suivi.
Ceux qui demandent le renversement du président pensent-ils qu’un coup d’État pourra arrêter ce hurlement de la nation pour que la lumière soit faite sur les fonds PetroCaribe ? Il est impératif que le procès PetroCaribe ait lieu. Il sera très difficile tant il y a de personnes et d’entreprises compromises.
Par ailleurs, la stabilité est indispensable au développement. L’exemple nous est donné par nos voisins qui respectent les prescrits de leur Constitution. Au lieu du traditionnel Ote-toi que je m’y mette, travaillons à modifier le système électoral, très coûteux et peu crédible, à être plus exigeants sur les conditions que fixent la Constitution et la loi électorale pour être candidats aux fonctions de direction, au lieu de critiquer après les installations des élus. Aux élections antérieures, combien de candidats étaient qualifiés ? L’élu, un chanteur, Michel Martelly, l’était-il ? Il a heureusement fait ses 5 ans, gérant l’héritage lourd du tremblement de terre. À son arrivée, il n’y avait partout que tentes et latrines...Il a remis de superbes places, dont le Champ de Mars transformé de nos jours en panier à fatras. Cela a sans doute coûté cher et c’est l’argent PetroCaribe qui a été utilisé. Il faut juger s’il y a eu surfacturations, enrichissements, achats d’immeubles, comptes bancaires… Préval a aussi utilisé des fonds PetroCaribe. Le PM Bellerive a signé un grand nombre de contrats avec les Dominicains, en versant sans doute un montant pour chaque contrat. À contrôler…Y a-t-il eu abus, enrichissement ? Voilà deux enquêtes indiquées pour le procès. Je suggère de commencer par celui de Bellerive. Voici pourquoi :
Des fonds PetroCaribe seraient disponibles. Il importe de retenir que le Département du Trésor américain a bloqué des fonds du dominicain Bautista parce qu’il ne pouvait pas avouer l’origine de cet argent et qu’on murmure que c’est l’argent d’Haïti. Ce Dominicain est celui avec lequel le PM Bellerive avait signé de nombreux contrats, versant sans doute une valeur à la signature de chacun de ces contrats. Je pense que le gouvernement devrait s’informer et venir avec des documents susceptibles de prouver que ces fonds seraient ceux versés par le PM Bellerive, donc représenteraient une partie des milliards PetroCaribe. Ils seraient bienvenus pour mettre en route des projets susceptibles de soulager la misère nationale. Comme Bautista a exécuté des travaux, il peut même oser dire que nous lui devons.
À un programme Le Point de télé Métropole, le président de la République a répondu avec précision, chiffres à l’appui, à une masse de questions qui lui étaient posées sur tous les sujets…sans papiers. Il connaît tous les coins et recoins du pays et tous les projets. Bien sûr, une des questions concernait le procès PetroCaribe. En réponse, il a affirmé son désir que ce procès ait lieu le plus vite et le mieux que possible. Ce qu’a confirmé le PM Céant. Pour le prouver, ils ont initié une enquête auprès des services de l’État qui ont eu contact avec les fonds PetroCaribe.
UN GRAND POT POURRI D’OPINIONS
Concernant les manifestations, il faut en arriver à établir des règles. La Constitution reconnait le droit au citoyen de manifester. Ce droit doit être respecté. Il nous faut trouver des moyens autres que l’occupation anarchique de la rue qui se termine souvent par des kraze-brize. On est arrivé au point où le pays est paralysé : des routes sont bloquées, des départements isolés ; les gens ne peuvent se rendre à leur travail, les touristes à leurs hôtels. Incroyable ! Inadmissible ! L’énorme kraze-brize du 6-7 juillet a terriblement appauvri tout un secteur et jeté sur le pavé un grand nombre de travailleurs. C’est inadmissible. Il est aussi inadmissible qu’un seul citoyen puisse annoncer qu’il veut manifester dans les rues durant 4 ou 5 jours. Cette mobilisation est coûteuse : la Police, pour éviter les abus, les kraze-brize, doit déplacer un matériel lourd, dont le gaz lacrymogène ou des pompes à eau, plus divers bataillons de policiers. Si on accepte pour un, pourquoi pas pour 10 ? Pour 20 ? De quel budget dispose la Police pour supporter tant de frais ? Comment se portera l’économie ?
Concernant les dates. La Constitution a prévu des dates historiques de commémoration nationale. Aucune autre manifestation ne devrait être tenue à ces dates là. Ainsi, le 17 octobre, date de la commémoration nationale de l’assassinat de Dessalines, aurait du être réservé à cette seule célébration. De même pour toutes les autres dates inscrites dans la Constitution comme le 18 mai. Aucune autre manifestation ne serait autorisée ces jours-là.
Cependant, pour éviter des affrontements, acceptons que, cette année, le 17 octobre soit utilisé pour réclamer le procès PetroCaribe. Souhaitons que l’on manifeste en force mais dans l’ordre, la discipline, la paix et que ceux qui ont des oreilles pour entendre entendent et avancent le procès.
Jadis, à ces dates de commémoration nationale, il y avait des manifestations avec participation des écoliers. Nous demandons aux gouvernements de renouer avec cette habitude, que les jeunes apprennent à commémorer ces dates exceptionnelles de notre histoire.
Par ailleurs, c’est le règne des gangs. Léogâne est occupée. Un groupe armé attaque les maisons de la plage. On entre, armes au poing, dans des maisons privées que l’on pille. Certains secteurs en appellent ouvertement à l’utilisation des armes. Le gouvernement doit obtenir que la MINUJUS TH apporte un support armé à la Police pour combattre les gangs armés que seule elle n’arrive pas à contrôler. On tire même sur des voitures privées de personnes conduisant leurs enfants à l’école. La MINUJUS TH agirait comme l’avait fait la MINUSTAH qui avait libéré heureusement la Cité Soleil de ses gangsters. Cette paix des rues est indispensable au développement, à la venue d’investisseurs et de touristes.
Si cette situation d’anarchie demeure, on devra obtenir que toutes les instances se mettent d’accord pour réclamer que le gouvernement prenne des mesures d’URGENCE fortes, interdisant pour un temps de telles manifestations qui portent atteinte à l’économie déjà faible du pays.
Les transactions à la Banque sont un danger. Des motocyclistes ont des indicateurs et suivent ceux qui ont fait une transaction pour les priver de cet avoir. Le pire, ils tuent pour s’emparer du magot. Cela est arrivé hier à Port-au-Prince : une dame a été tuée et son sac emporté par le motocycliste.
La misère étant le problème majeur de l’heure, il est indispensable d’encourager le tourisme, source d’entrées de devises, en exploitant notre histoire unique et nos cultures variées. Haïti est le pays de la Caraïbe qui devrait recevoir le plus de touristes ayant beaucoup à montrer et à raconter à ses visiteurs. Aux côtés de routes de pénétrations nécessaires au développement de toutes les régions, la construction de routes touristiques dans tous nos départements est indispensable à la bataille de production de richesses. Ensemble, mettons-nous au travail pour développer les villes de l’intérieur et encourager la création d’originalités à offrir à nos visiteurs.
EN CONCLUSION : le procès PetroCaribe doit avoir lieu, le président Jovenel Moïse doit accomplir son mandat constitutionnel de 5 ans. Nous ne sommes pas indépendants. Pensons y bien : le renverser c’est provoquer le retour des tanks, le retour à notre case départ avec des élections extrêmement coûteuses alors que les caisses sont vides et nos couis de mendiants déjà tendus pour tenir celles de 2019. Encore plus après ce tremblement de terre qui exige ententes et participations pour aider à construire et reconstruire. Des populations sont dans la rue. Nous voici revenus au temps des tentes. Évitons les erreurs commises dans le passé. Planifions au maximum. Le président a raison de demander que toutes les aides passent par un Comité mis en place à cet effet par le gouvernement. L’a-t-il bien organisé ? Sinon, nous ne recevrons rien. Nous ne produisons pas de tentes. Qui va nous en offrir ? Qui va nous aider à construire des villages ? Le secteur privé ne devrait-il pas s’impliquer ? J’attends d’entendre la voix du groupe du 4 décembre. De même la diaspora organisée. On n’entend que les engagements de Boulos.
Concernant le président : il vaut mieux admettre que Jovenel Moïse n’est pas un président traditionnel, avec une liste de petits projets. Il n’est pas sans tache, mais c’est lui que le peuple a choisi. Il est en fait un visionnaire, un audacieux. Une amie au travail m’a raconté qu’étant étudiante aux mêmes cours que lui, elle avait vécu son aventure d’usine d’eau potable. Il avait décidé que sa communauté ne pouvait continuer à importer des gallons d’eau. Il devait se battre pour construire une usine dans sa communauté. Il avait raté son examen parce qu’il avait rendez-vous à cette date précise pour aller signer le contrat. On le dit utopique parce qu’il a des visions macro : tout le pays électrifié; toutes les régions connectées par de belles routes ; toutes les rivières sous contrôle, des canaux d’irrigation aménagés partout, le reboisement impératif. Ses buts sont en fait les conditions sine qua non du développement : pas de développement sans électricité ; pas de développement sans routes. Il doit donc viser à électrifier le pays et à construire beaucoup de routes. Il pose des actes dans ce sens. Si nous doutons, employons des spécialistes pour en faire le contrôle et proposer des modifications.
J’invite tous les opposants à déposer les armes pour donner une chance au pays exsangue de tenter cette expérience constructive, audacieuse, au bénéfice de notre pays invivable pour la majorité qui réclame que les choses changent en sa faveur. Puisqu’il doit demeurer, tentons cette aventure.
Pour moi, son utopie concerne les toilettes modernes, là où on n’a pas d’eau. Le progrès débouche sur les toilettes modernes. On ne les impose pas. En 1971 Paris et Bruxelles avaient peu de salles de bain modernes et la France a encore des latrines. Invités en 1937 à séjourner dans un château, grande avait été notre surprise que la toilette était une latrine dans la cour, alors que chez nous nous avions déjà une toilette moderne. Des latrines bien gérées peuvent être source de production de gaz propane.
En final : Voyons comment réussir le procès PetroCaribe et comment combattre ensemble la misère, en produisant de la richesse.
Il faut mettre fin aux casseurs de vitres qui opèrent librement, comme faisant un jeu : qui cassera le plus de vitres et les vitres les plus haut placées alors que le pays ne produit pas de vitres et qu’il faut beaucoup de dollars pour les remplacer. Certains décident de remplacer les belles vitres par du bois (Décision prise par une Banque) ! Les autres protègent leurs entreprises en construisant des murailles inaccessibles.
En lieu et place de nouveaux kraze-brize qui appauvrissent énormément ce pays déjà misérable, faisant perdre un grand nombre d’emplois, j’invite chaque citoyen et citoyenne à trouver où mettre sa pierre dans cette construction pour parvenir enfin à la réalisation de ce rêve que je caresse de voir notre pays occuper enfin la place qui lui revient :
HAITI CENTRE HISTORIQUE ET CULTUREL DE LA CARAIBE
……………………………………………
NOS DÉFAUTS ET FAIBLESSES :
1.- L’absence d’éducation, surtout civique. La preuve est là que nous n’avons pas su respecter une date constitutionnelle et historique, le 17 octobre : commémoration de la mort de Dessalines. Nous pouvions choisir n’importe quelle autre date, n’importe quel dimanche pour décider d’une mobilisation nationale, générale en faveur du Procès PetroCaribe.
2.- La surpopulation. Aucune campagne sérieuse n’est faite pour limiter les naissances. Un homme m’a déclaré avoir 16 enfants. Il faut une campagne intensive d’intervention de vasectomie. Un service gratuit fonctionne déjà qu’il faut encourager et multiplier.
3.- Les importations. Il faut les limiter, en commençant par les voitures, surtout les carcasses ou celles tellement en mauvais état que rapidement elles encombrent les rues., celles aussi de luxe…, les balles de Pèpès…Il faut évidemment controler les frontières…
4.- .La MISERE. Il n’y a qu’un moyen de la combattre : la PRODUCTION : toutes sortes de production, mais il y en a une qui est disponible et que nos voisins utilisent massivement : le tourisme. Nous avons tout pour organiser le tourisme, surtout une histoire unique. Il suffit de vouloir, de nous entendre, d’arrêter de nous disputer… Malgré notre fatras, ils viennent. Que dire si on le diminuait et qu’il y avait la paix des rues ! Ouvrons des routes touristiques à travers nos départements et le tour est joué.
………………………………….
* J’ai proposé une approche de garantie foncière. Que des sommités en proposent d’autres et que le Gouvernement en choisisse une car il en faut une.