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par Frantz Duval duval@lenouvelliste.com Twitter:@Frantzduval
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NATIONAL
Livres en folie
Tessons de vers, une poésie humaine
Le Nouvelliste | Publié le :03 juin 2011
 
Un poème dédié à la ville nous introduit dans ce recueil de poèmes d'Illéus Papillon. Dans « Tessons de vers », l'auteur évoque la mémoire du tremblement de terre du 12 janvier 2010 et aborde une pluralité de thèmes sans faire allégeance à des voix qui ont su fonder et légitimer une esthétique du discours poétique. Encore doit-il mûrir son art en parcourant les oeuvres des auteurs salués par la critique littéraire : Magloire Saint-Aude, Reverdy, Jacques Prévert, René Despestre, René Philoctète... « Tessons de vers » est l'oeuvre d'un talent brut, en quête de confirmation, d'affirmation. Le poète cherche sa voix. Hésite. Et de ses hésitations naquit une oeuvre hybride, babélienne, à la limite de la schysophrénie. D'ailleurs, le poète lui-même revendique une filiation avec l'oeuvre de Franckétienne: « Mon pays danse Il se balance Mon pays trotte et papote Le pays plonge et replonge Mon pays se déshumanise et se déshaïtianise Mon pays nage dessoulage decoupage sans page [...] Mon pays matraque Il s'attaque Il se masturbe et S'ONGéise [...]» Si les amarres de l'enracinement sont dénoués, le barde devient soudainement l'homme du non-lieu. Chantre d'idéal. Et qu'importe. Et si les limbes dans lesquelles il se retrouve ne le condamne à être une voix rebelle, contestataire: « Men lo pa w Men Loni Men Lona Men lonilona Jechire pye n chape nou melanje [...]» Néanmoins, sa poésie reste humaine.
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