Dans une correspondance adressée au secrétaire d’État américain Collin Powell,  en décembre 2000, Me Léon Manus, âgé à l’époque de 76 ans, avait révélé que, durant la nuit précédant ces joutes, des gens, dont plusieurs officiers de police, avaient volé des urnes qu’ils avaient remplacées par d’autres bourrées de bulletins en faveur des candidats de Fanmi lavalas, de Jean Bertrand Aristide.

« J’ai été convoqué au palais national où le président René Préval et l’ex-président Jean Bertrand Aristide m’ont menacé de mort si je ne publiais pas les résultats manipulés », avait révélé Léon Manus. « Après mon départ, les présidents Préval et Aristide ont publié les résultats truqués qui ne représentaient pas la volonté du peuple haïtien », avait déploré l’avocat, originaire des Gonaïves.

Par arrêté présidentiel  publié le 16 mars 1999, maître Manus avait été nommé à la tête du CEP.  A  ses côtés travaillaient d’autres conseillers électoraux, dont Débussy Damien vice-président, Mme Micheline Figaro, trésorière, Mme. Marie Irma Rateau secrétaire général, Mme Yva Youance, conseiller, M. Carlo M Dupiton conseiller, M. Ernst Mirville conseillère, M. Emmanuel Charles, conseiller, M. Macajoux Médard conseiller.

La veille du départ de Léon Manus, le 16 juin 2000, les conseillers électoraux, les deux représentants de l’Espace de concertation, Debussy Damien et Emmanuel Charles avaient démissionné de leurs postes.  

Après le remplacement de ces conseillers électoraux, les résultats avaient été publiés malgré les critiques de l’OEA et les menaces de sanctions à peine voilées. Après ce passage en force, la confrontation entre l’opposition et le pouvoir de Jean-Bertrand Aristide s’était accentuée. Elle a débouché, selon certains, sur les évènements de 2004 : le départ en catastrophe pour l’exil de l’ex-président Aristide, revenu au pays en mars 2011.

La date des funérailles de Me Léon Manus n’est pas encore communiquée.

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L'EDITO DU JOUR
par Frantz Duval duval@lenouvelliste.com Twitter:@Frantzduval
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NATIONAL

Léon Manus est mort
Le Nouvelliste | Publié le :29 octobre 2012
 Roberson Alphonse roberson_alphonse@yahoo.com
Le décès de Léon Manus ravive les souvenirs d'une période politique mouvementée en Haïti au début des années 2000.

Me Léon Manus est décédé dans le New Hampshire, aux États-Unis, ce vendredi 26 octobre 2012, selon des informations rapportées par des médias en ligne. Ex-président du Conseil électoral provisoire (CEP), Me Manus avait choisi de s’exiler plutôt que de valider les résultats des élections législatives et municipales du 21 mai 2000 qu’il avait qualifiés de "frauduleux".

Dans une correspondance adressée au secrétaire d’État américain Collin Powell,  en décembre 2000, Me Léon Manus, âgé à l’époque de 76 ans, avait révélé que, durant la nuit précédant ces joutes, des gens, dont plusieurs officiers de police, avaient volé des urnes qu’ils avaient remplacées par d’autres bourrées de bulletins en faveur des candidats de Fanmi lavalas, de Jean Bertrand Aristide.

« J’ai été convoqué au palais national où le président René Préval et l’ex-président Jean Bertrand Aristide m’ont menacé de mort si je ne publiais pas les résultats manipulés », avait révélé Léon Manus. « Après mon départ, les présidents Préval et Aristide ont publié les résultats truqués qui ne représentaient pas la volonté du peuple haïtien », avait déploré l’avocat, originaire des Gonaïves.

Par arrêté présidentiel  publié le 16 mars 1999, maître Manus avait été nommé à la tête du CEP.  A  ses côtés travaillaient d’autres conseillers électoraux, dont Débussy Damien vice-président, Mme Micheline Figaro, trésorière, Mme. Marie Irma Rateau secrétaire général, Mme Yva Youance, conseiller, M. Carlo M Dupiton conseiller, M. Ernst Mirville conseillère, M. Emmanuel Charles, conseiller, M. Macajoux Médard conseiller.

La veille du départ de Léon Manus, le 16 juin 2000, les conseillers électoraux, les deux représentants de l’Espace de concertation, Debussy Damien et Emmanuel Charles avaient démissionné de leurs postes.  

Après le remplacement de ces conseillers électoraux, les résultats avaient été publiés malgré les critiques de l’OEA et les menaces de sanctions à peine voilées. Après ce passage en force, la confrontation entre l’opposition et le pouvoir de Jean-Bertrand Aristide s’était accentuée. Elle a débouché, selon certains, sur les évènements de 2004 : le départ en catastrophe pour l’exil de l’ex-président Aristide, revenu au pays en mars 2011.

La date des funérailles de Me Léon Manus n’est pas encore communiquée.

Roberson Alphonse roberson_alphonse@yahoo.com
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