[1]. Peut-être minimisent-ils les cas d’endocardite bactérienne, de rhumatisme articulaire aigu ou de certaines autres pathologies rénales ayant pour causes le passage de certaines bactéries de la flore buccale dans le courant sanguin ; ou encore, ignorent-ils les cancers oraux (classés 8e au rang mondial) ! Ainsi, même la section dentaire de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti n’est pas équipée pour un hôpital digne du nom. Très peu équipée, la clinique dentaire ne répond pas aux besoins et aux attentes de la population. La médecine dentaire y est ainsi réduite à l’extraction des dents purement et simplement[2]. On se contente de combattre les douleurs des patients et de les référer à souhait vers des cabinets privés. Aussi constate-t-on le problème d’accessibilité aux soins dentaires et la très grande partie de la population se trouve livrée aux mains de praticiens improvisés appelés communément des charlatans.
A.- Importance des soins bucco-dentaires et besoins de la population.
La santé bucco-dentaire, partie intégrante de la santé générale, relève d’une importance particulière pour l’être humain. Les études ont montré un rapport étroit entre certaines affections bucco-dentaires et certaines pathologies générales. Il a été démontré que les streptocoques (principalement Streptococcus sanguis et S. mitis) qui sont normalement présents dans la flore buccale peuvent causer ou aggraver certaines affections à distance telles que endocardite bactérienne, abcès du cerveau, etc. Aussi, les études ont prouvé qu’un tiers des cas d’abcès du poumon est d’origine buccale, soit par passage direct de la salive ou de la plaque dans les voies respiratoires, soit par dissémination sanguine[3]. Les gingivopathies, les abcès dentaires et les grosses caries en sont les principales voies par lesquelles les bactéries atteignent l’organe cible par dissémination hématogène. Aussi les métastases loco-régionales des infections bucco-dentaires (ostéomyélite, alvéolite, actinomycose, péricoronarite, etc.) peuvent causer une bactériémie.
La bactériémie peut être causée également par des pratiques considérées comme anodines telles : la mastication et le brossage, par exemple. Dans ces cas, on parle de bactériémie spontanée qui apparait surtout chez les sujets à mauvais état parodontal. Il est aussi évident qu’une baisse de la résistance observée dans les cas de l’infection à VIH/SIDA, de la leucémie, de la granulocytopénie ou d’un traitement aux immunosuppesseurs peut entrainer un risque très élevé de bactériémie et de métastases infectieuses.
Il a été également démontré que les personnes ayant des dents manquantes ou délabrantes mastiquent mal les aliments. Il s’ensuit des problèmes gastriques (gastrites, reflux gastro-œsophagiens), de mauvaise digestion et une sous-alimentation importante. De plus, on a pu observer chez ces individus une certaine prédisposition au stress. D’où l’apparition fort probable des maladies reliées au stress comme l’ulcère gastro-duodénal, par exemple.
La santé bucco-dentaire n’est pas seulement une question d’esthétique. Un beau sourire attire et joue un rôle important dans les aspects psycho-sociologiques. On n’est pas sans savoir que les dents antérieures délabrantes représentent un embarras psychologique important à tel point qu’elles peuvent nuire dans les relations humaines. Les individus présentant des dents antérieures en mauvais état ont souvent tendance à se dissimuler quand ils doivent parler ou sourire. La mauvaise haleine est également une cause qui peut conduire à une mauvaise représentation de soi et par là produire des troubles psychologiques.
La bouche représente le premier site de manifestation de l’infection à VIH/SIDA. Les chercheurs ont démontré que le sarcome de Kaposi, la leucoplasie chevelue, les candidases sont les premières stades d’expression de l’infection. Les diagnostics précoces constituent un pas important dans la prise en charge des personnes infectées et de la mise en branle d’un processus d’accompagnement psycho-social adéquat.
Ces constats montrent combien une bonne santé bucco-dentaire est intimement liée tant à la santé du soma qu’à la santé mentale. Nous comprenons qu’il est important de promouvoir la santé buccale dans un plan global de santé générale. Car, les pathologies bucco-dentaires constituent de sérieux problèmes de santé publique.
B.- Plaidoyer pour une insertion de la santé bucco-dentaire dans un plan de politique gGlobale de santé.
Considérant l’importance des dents et des structures avoisinantes sur le soma (nutrition, pathologies) et sur le complexe psychique, nous comprenons qu’il est impératif que la santé bucco-dentaire puisse faire partie intégrante d’un plan global de politique de santé qui est indissociable à un programme de développement durable.
L’homme est au centre des politiques de développement humain durable. La santé bucco-dentaire n'est pas une priorité de survie, certes, mais les douleurs dentaires empêchent occasionnellement les gens de travailler, les enfants d'aller à l'école (PONTICQ, 2003). L’être humain en bonne santé est le point de départ et le point d’arrivée de toute politique de développement. La mise en place de politique de santé globale doit permettre non seulement de contribuer à augmenter la capacité de cette force de travail que représente l’humain, mais aussi elle doit aider à diminuer le taux de morbidité et de mortalité. L’ampleur des besoins bucco-dentaires de la population et l’importance des soins dentaires sont des points à considérer pour une amélioration de la santé de la population.
Le faible taux de chirurgiens-dentistes diplômés est un handicap majeur dans la limitation d’accès aux soins dentaires. Alors que le ratio normal est de 1 chirurgien-dentiste pour 10 000 habitants dans les pays du Nord, en 2003, l’Aide Odontologique Internationale a publié un rapport de recherche où elle mentionne 1 dentiste pour 40 000 habitants. Les statistiques actuelles sont sombres, car aucune politique publique de santé bucco-dentaire n’est envisagée dans un plan global de santé général pendant que la population ne cesse de s’augmenter. Une étude menée par la Faculté d’Odontologie de l’Université d’Etat d’Haïti a permis de recenser 338 chirurgiens-dentistes en 2010[4].
De plus, ajoutée à cette pénurie de professionnels de santé bucco-dentaire, la mauvaise répartition des chirurgiens-dentistes sur le territoire nationale représente une limitation à l’accès aux soins. La majeure partie des chirurgiens-dentistes s’installe à Port-au-Prince, soit 72,29%[5], laissant ainsi la population des campagnes à la merci des charlatans.
Face à cette situation, les décideurs politiques doivent travailler à:
-créer un cadre global de référence pour l’administration et la gestion des soins bucco-dentaires;
-augmenter la capacité d’accueil de la Faculté d’Odontologie de l’Université d’Etat d’Haïti avec une structure d’accueil répondant aux besoins de l’enseignement et de la recherche;
-former des auxiliaires dentaires;
-encadrer les jeunes diplômés pour éviter toute fuite de cerveaux vers les pays étrangers;
-promouvoir la formation continue;
-créer et équiper les centres de santé de services dentaires adéquats;
-mettre en place une cellule responsable de l’éducation et de la promotion de la santé bucco-dentaire de la population;
-encourager et accompagner les producteurs de sel de cuisine et son renforcement en iode et ou en fluor pour la diminution du risque carieux.
Si l’une des principales missions du Ministère de la Santé Publique et de la Population est de garantir et de faciliter l’accès aux soins de base à l’ensemble de la population, un système de santé publique solide doit tenir compte de l’insertion de la santé bucco-dentaire. Ce qui fait partie intégrante du Paquet Minimal de Santé[6], mais qui n’a donné jusqu’ici aucun résultat concret. Ainsi, la création d’une politique et d’un plan nationaux de santé bucco-dentaire[7] est donc nécessaire dans l’amélioration de la qualité de vie de la population haïtienne. Car des gencives et des dents saines et éclatantes de beauté et de propreté contribuent à une bonne santé générale.
[1] Ignorer qu’une relation existe entre la flore buccale et l’état de santé général serait un mauvais service à rendre à de nombreux patients et reviendrait, en outre, à exclure le dentiste de la famille médicale. Une abondante documentation clinique et scientifique, d’intérêt médical, indique que de nombreux germes caractéristiques de la flore buccale, responsables d’infections chroniques bucco-dentaires, sont capables de provoquer des infections à distance, et, dans certains cas, une maladie systémique. In MOUTON Christian et ROBERT Jean-Claude, Bactériologie bucco-dentaire, Ed. Masson, 1993, p. 161 et s.
[2] Mais on remarque que les actes les plus courants restent les extractions (acte radical, moins coûteux que les soins, demandant moins de temps, correspondant souvent à la demande de patients peu informés et n'ayant pas les moyens de réaliser des soins). In PONTICQ Françoise, Programme soins dentaires AOI/Haïti, 2003, p.4.
[3] RAMS T.E., SLOTS J.: Systemic manifestations of oral infections. In SLOTS J., TAUBMAN M.A., Contemporary oral microbiology and immunity, ed. Mosby Year Book, 1992.
[4] Samuel E., PROPHETE: Needs of the Dental School and professionals in Haiti, 2010.
[5] Ibid.
[6]Ministère de la Santé Publique et de la Population : Plan Stratégique du Secteur de la Santé pour la Réforme, Port-au-Prince, MSPP, 2004.
[7] Samuel E. PROPHETE et Al. : Pistes de solutions aux problèmes de santé bucco-dentaires en Haïti, 2009.
La santé bucco-dentaire, fortement associée à la santé générale, est souvent négligée dans les programmes de politiques publiques de nos gouvernements. Ils gardent en tête les stéréotypes que les besoins en santé bucco-dentaire de la population ne sont pas des besoins urgents et que les pathologies buccales et dentaires ne peuvent guère menacer la vie. On assoie fort malheureusement certaines thèses sur un manque de corrélation entre les pathologies bucco-dentaires et une certaine morbidité[1]. Peut-être minimisent-ils les cas d’endocardite bactérienne, de rhumatisme articulaire aigu ou de certaines autres pathologies rénales ayant pour causes le passage de certaines bactéries de la flore buccale dans le courant sanguin ; ou encore, ignorent-ils les cancers oraux (classés 8e au rang mondial) ! Ainsi, même la section dentaire de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti n’est pas équipée pour un hôpital digne du nom. Très peu équipée, la clinique dentaire ne répond pas aux besoins et aux attentes de la population. La médecine dentaire y est ainsi réduite à l’extraction des dents purement et simplement[2]. On se contente de combattre les douleurs des patients et de les référer à souhait vers des cabinets privés. Aussi constate-t-on le problème d’accessibilité aux soins dentaires et la très grande partie de la population se trouve livrée aux mains de praticiens improvisés appelés communément des charlatans.
A.- Importance des soins bucco-dentaires et besoins de la population.
La santé bucco-dentaire, partie intégrante de la santé générale, relève d’une importance particulière pour l’être humain. Les études ont montré un rapport étroit entre certaines affections bucco-dentaires et certaines pathologies générales. Il a été démontré que les streptocoques (principalement Streptococcus sanguis et S. mitis) qui sont normalement présents dans la flore buccale peuvent causer ou aggraver certaines affections à distance telles que endocardite bactérienne, abcès du cerveau, etc. Aussi, les études ont prouvé qu’un tiers des cas d’abcès du poumon est d’origine buccale, soit par passage direct de la salive ou de la plaque dans les voies respiratoires, soit par dissémination sanguine[3]. Les gingivopathies, les abcès dentaires et les grosses caries en sont les principales voies par lesquelles les bactéries atteignent l’organe cible par dissémination hématogène. Aussi les métastases loco-régionales des infections bucco-dentaires (ostéomyélite, alvéolite, actinomycose, péricoronarite, etc.) peuvent causer une bactériémie.
La bactériémie peut être causée également par des pratiques considérées comme anodines telles : la mastication et le brossage, par exemple. Dans ces cas, on parle de bactériémie spontanée qui apparait surtout chez les sujets à mauvais état parodontal. Il est aussi évident qu’une baisse de la résistance observée dans les cas de l’infection à VIH/SIDA, de la leucémie, de la granulocytopénie ou d’un traitement aux immunosuppesseurs peut entrainer un risque très élevé de bactériémie et de métastases infectieuses.
Il a été également démontré que les personnes ayant des dents manquantes ou délabrantes mastiquent mal les aliments. Il s’ensuit des problèmes gastriques (gastrites, reflux gastro-œsophagiens), de mauvaise digestion et une sous-alimentation importante. De plus, on a pu observer chez ces individus une certaine prédisposition au stress. D’où l’apparition fort probable des maladies reliées au stress comme l’ulcère gastro-duodénal, par exemple.
La santé bucco-dentaire n’est pas seulement une question d’esthétique. Un beau sourire attire et joue un rôle important dans les aspects psycho-sociologiques. On n’est pas sans savoir que les dents antérieures délabrantes représentent un embarras psychologique important à tel point qu’elles peuvent nuire dans les relations humaines. Les individus présentant des dents antérieures en mauvais état ont souvent tendance à se dissimuler quand ils doivent parler ou sourire. La mauvaise haleine est également une cause qui peut conduire à une mauvaise représentation de soi et par là produire des troubles psychologiques.
La bouche représente le premier site de manifestation de l’infection à VIH/SIDA. Les chercheurs ont démontré que le sarcome de Kaposi, la leucoplasie chevelue, les candidases sont les premières stades d’expression de l’infection. Les diagnostics précoces constituent un pas important dans la prise en charge des personnes infectées et de la mise en branle d’un processus d’accompagnement psycho-social adéquat.
Ces constats montrent combien une bonne santé bucco-dentaire est intimement liée tant à la santé du soma qu’à la santé mentale. Nous comprenons qu’il est important de promouvoir la santé buccale dans un plan global de santé générale. Car, les pathologies bucco-dentaires constituent de sérieux problèmes de santé publique.
B.- Plaidoyer pour une insertion de la santé bucco-dentaire dans un plan de politique gGlobale de santé.
Considérant l’importance des dents et des structures avoisinantes sur le soma (nutrition, pathologies) et sur le complexe psychique, nous comprenons qu’il est impératif que la santé bucco-dentaire puisse faire partie intégrante d’un plan global de politique de santé qui est indissociable à un programme de développement durable.
L’homme est au centre des politiques de développement humain durable. La santé bucco-dentaire n'est pas une priorité de survie, certes, mais les douleurs dentaires empêchent occasionnellement les gens de travailler, les enfants d'aller à l'école (PONTICQ, 2003). L’être humain en bonne santé est le point de départ et le point d’arrivée de toute politique de développement. La mise en place de politique de santé globale doit permettre non seulement de contribuer à augmenter la capacité de cette force de travail que représente l’humain, mais aussi elle doit aider à diminuer le taux de morbidité et de mortalité. L’ampleur des besoins bucco-dentaires de la population et l’importance des soins dentaires sont des points à considérer pour une amélioration de la santé de la population.
Le faible taux de chirurgiens-dentistes diplômés est un handicap majeur dans la limitation d’accès aux soins dentaires. Alors que le ratio normal est de 1 chirurgien-dentiste pour 10 000 habitants dans les pays du Nord, en 2003, l’Aide Odontologique Internationale a publié un rapport de recherche où elle mentionne 1 dentiste pour 40 000 habitants. Les statistiques actuelles sont sombres, car aucune politique publique de santé bucco-dentaire n’est envisagée dans un plan global de santé général pendant que la population ne cesse de s’augmenter. Une étude menée par la Faculté d’Odontologie de l’Université d’Etat d’Haïti a permis de recenser 338 chirurgiens-dentistes en 2010[4].
De plus, ajoutée à cette pénurie de professionnels de santé bucco-dentaire, la mauvaise répartition des chirurgiens-dentistes sur le territoire nationale représente une limitation à l’accès aux soins. La majeure partie des chirurgiens-dentistes s’installe à Port-au-Prince, soit 72,29%[5], laissant ainsi la population des campagnes à la merci des charlatans.
Face à cette situation, les décideurs politiques doivent travailler à:
-créer un cadre global de référence pour l’administration et la gestion des soins bucco-dentaires;
-augmenter la capacité d’accueil de la Faculté d’Odontologie de l’Université d’Etat d’Haïti avec une structure d’accueil répondant aux besoins de l’enseignement et de la recherche;
-former des auxiliaires dentaires;
-encadrer les jeunes diplômés pour éviter toute fuite de cerveaux vers les pays étrangers;
-promouvoir la formation continue;
-créer et équiper les centres de santé de services dentaires adéquats;
-mettre en place une cellule responsable de l’éducation et de la promotion de la santé bucco-dentaire de la population;
-encourager et accompagner les producteurs de sel de cuisine et son renforcement en iode et ou en fluor pour la diminution du risque carieux.
Si l’une des principales missions du Ministère de la Santé Publique et de la Population est de garantir et de faciliter l’accès aux soins de base à l’ensemble de la population, un système de santé publique solide doit tenir compte de l’insertion de la santé bucco-dentaire. Ce qui fait partie intégrante du Paquet Minimal de Santé[6], mais qui n’a donné jusqu’ici aucun résultat concret. Ainsi, la création d’une politique et d’un plan nationaux de santé bucco-dentaire[7] est donc nécessaire dans l’amélioration de la qualité de vie de la population haïtienne. Car des gencives et des dents saines et éclatantes de beauté et de propreté contribuent à une bonne santé générale.
[1] Ignorer qu’une relation existe entre la flore buccale et l’état de santé général serait un mauvais service à rendre à de nombreux patients et reviendrait, en outre, à exclure le dentiste de la famille médicale. Une abondante documentation clinique et scientifique, d’intérêt médical, indique que de nombreux germes caractéristiques de la flore buccale, responsables d’infections chroniques bucco-dentaires, sont capables de provoquer des infections à distance, et, dans certains cas, une maladie systémique. In MOUTON Christian et ROBERT Jean-Claude, Bactériologie bucco-dentaire, Ed. Masson, 1993, p. 161 et s.
[2] Mais on remarque que les actes les plus courants restent les extractions (acte radical, moins coûteux que les soins, demandant moins de temps, correspondant souvent à la demande de patients peu informés et n'ayant pas les moyens de réaliser des soins). In PONTICQ Françoise, Programme soins dentaires AOI/Haïti, 2003, p.4.
[3] RAMS T.E., SLOTS J.: Systemic manifestations of oral infections. In SLOTS J., TAUBMAN M.A., Contemporary oral microbiology and immunity, ed. Mosby Year Book, 1992.
[4] Samuel E., PROPHETE: Needs of the Dental School and professionals in Haiti, 2010.
[5] Ibid.
[6]Ministère de la Santé Publique et de la Population : Plan Stratégique du Secteur de la Santé pour la Réforme, Port-au-Prince, MSPP, 2004.
[7] Samuel E. PROPHETE et Al. : Pistes de solutions aux problèmes de santé bucco-dentaires en Haïti, 2009.
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