Les enfants de tous âges auront ainsi accès aux livres de contes et de bandes dessinées. Des associations de la société civile auront même la possibilité d'utiliser les bibliotaptaps pour sensibiliser, former et informer la population, selon les responsables. « Nous avons choisi des zones défavorisées pour faire le parcours des bibliotaptaps. Au Champ de Mars, par exemple, il y a de nombreux Haïtiens désœuvrés, des jeunes qui font l’école buissonnière ou des personnes sans activités, parfois sans logement, l’installation de la bibliothèque mobile permettra de se créer de nouveaux repères », a fait remarquer Mme Mayerling Pierre, chargée du programme Bibliotaptaps pour BSF. « L’idée première, c’était d’installer la bibliothèque mobile dans tous les endroits où les bibliothèques avaient été détruites à la suite du séisme du 12 janvier 2010, mais après quelques visites de terrain, et après avoir discuté avec les acteurs locaux, nous avons finalement choisi de faire un programme plus vaste d’accès au livre en privilégiant les zones à la fois denses et isolées » , a-t-elle poursuivi, ajoutant que la misère qui peut parfois toucher certaines populations vient aussi de l’ignorance et que connaître la richesse de sa culture est le premier pas vers le développement.
« Ici en Haïti, l’accès à la lecture est soit restreint, soit totalement inexistant dans certains endroits, c’est pour cela que nous avons été séduits par ce projet qui vise à rendre la lecture accessible aux jeunes», a déclaré Mme Rachelle Pamela Pierre, représentante de la Fondation Digicel, souhaitant que cette initiative puisse redonner le goût de la lecture à nos jeunes. Le projet Bibliotaptaps a été financé par l’Union européenne, la FOKAL, l’Institut de coopération franco-caraïbe et la Fondation Digicel. Le principal bailleur de fonds est l’Union européenne qui a fourni 72% des 551 000 euros alloués à ce projet. Le représentant de la délégation, Leandro Medeo, considère cette initiative comme étant une porte ouverte sur l’avenir, dans ce pays où "presque la moitié de la population est âgée de moins de 15 ans".
Le projet Bibliotaptap est le fruit d’une collaboration à long terme entre BSF et ses partenaires, qui sont les principaux acteurs du livre et de la lecture publique en Haïti. Il s’inscrit dans le contexte de la reconstruction d’Haïti après le séisme de 2010. L’idée a pris naissance en mars 2010 au cours des réunions entre les acteurs des livres, dont Mme Emmelie Prophète, ancienne responsable de la Direction nationale du livre, Mme Françoise Beaulieu Thybulle, ex-directrice de la Bibliothèque nationale et des responsables de la FOKAL, pour faire un bilan du monde littéraire haïtien à la suite de ce violent séisme, d'après ce qu’a rapporté Mme Elisabeth Pierre-Louis de la Fokal lors de la présentation de la genèse du projet.
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3 "Bibliotaptaps" seront mises en circulation entre juillet et janvier 2013.Il s’agit des taptaps transformés en bibliothèque grâce au professionnalisme d'artisans haïtiens et de bénévoles des Nations unies. ces bibliothèques mobiles ont pour objectif de desservir plus de 15 000 enfants et adultes chaque mois dans la région métropolitaine de Port-au-Prince et dans les départements du Nord et du Centre, selon les explications des initiateurs. A Port-au-Prince, la bibliothèque mobile parcourra des zones durement frappées par le séisme, zones dans lesquelles il manque des infractructures. Environ 2 400 titres haïtiens et étrangers y seront disponibles. Chaque taptap apportera 400 titres à son public, à chaque déplacement.
Les enfants de tous âges auront ainsi accès aux livres de contes et de bandes dessinées. Des associations de la société civile auront même la possibilité d'utiliser les bibliotaptaps pour sensibiliser, former et informer la population, selon les responsables. « Nous avons choisi des zones défavorisées pour faire le parcours des bibliotaptaps. Au Champ de Mars, par exemple, il y a de nombreux Haïtiens désœuvrés, des jeunes qui font l’école buissonnière ou des personnes sans activités, parfois sans logement, l’installation de la bibliothèque mobile permettra de se créer de nouveaux repères », a fait remarquer Mme Mayerling Pierre, chargée du programme Bibliotaptaps pour BSF. « L’idée première, c’était d’installer la bibliothèque mobile dans tous les endroits où les bibliothèques avaient été détruites à la suite du séisme du 12 janvier 2010, mais après quelques visites de terrain, et après avoir discuté avec les acteurs locaux, nous avons finalement choisi de faire un programme plus vaste d’accès au livre en privilégiant les zones à la fois denses et isolées » , a-t-elle poursuivi, ajoutant que la misère qui peut parfois toucher certaines populations vient aussi de l’ignorance et que connaître la richesse de sa culture est le premier pas vers le développement.
« Ici en Haïti, l’accès à la lecture est soit restreint, soit totalement inexistant dans certains endroits, c’est pour cela que nous avons été séduits par ce projet qui vise à rendre la lecture accessible aux jeunes», a déclaré Mme Rachelle Pamela Pierre, représentante de la Fondation Digicel, souhaitant que cette initiative puisse redonner le goût de la lecture à nos jeunes. Le projet Bibliotaptaps a été financé par l’Union européenne, la FOKAL, l’Institut de coopération franco-caraïbe et la Fondation Digicel. Le principal bailleur de fonds est l’Union européenne qui a fourni 72% des 551 000 euros alloués à ce projet. Le représentant de la délégation, Leandro Medeo, considère cette initiative comme étant une porte ouverte sur l’avenir, dans ce pays où "presque la moitié de la population est âgée de moins de 15 ans".
Le projet Bibliotaptap est le fruit d’une collaboration à long terme entre BSF et ses partenaires, qui sont les principaux acteurs du livre et de la lecture publique en Haïti. Il s’inscrit dans le contexte de la reconstruction d’Haïti après le séisme de 2010. L’idée a pris naissance en mars 2010 au cours des réunions entre les acteurs des livres, dont Mme Emmelie Prophète, ancienne responsable de la Direction nationale du livre, Mme Françoise Beaulieu Thybulle, ex-directrice de la Bibliothèque nationale et des responsables de la FOKAL, pour faire un bilan du monde littéraire haïtien à la suite de ce violent séisme, d'après ce qu’a rapporté Mme Elisabeth Pierre-Louis de la Fokal lors de la présentation de la genèse du projet.
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