Les initiateurs ont organisé une messe peu avant de gagner les rues à destination du Centre d’éducation populaire, l’endroit où le prélat a été assassiné. Ils ont brandi une banderole qui rappelle les différents engagements du prêtre de l’Eglise catholique. Pour que ce dossier ne meure pas dans les tiroirs, une requête a été déposée auprès du commissaire du gouvernement, Ocnam Clamé Daméus. Une plaque a été déposée sur les lieux dudit forfait à la mémoire de la victime.
«Depuis lors l’enquête se poursuit», a lâché Jocelyne Colas Noël, coordonnatrice de CE-Jilap, qui ignore les avancées obtenues dans le cadre de ce dossier.
«C’est le cycle d’impunité qui se poursuit dans le pays», a balancé, pour sa part, le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH). À cause de l’impunité, les assassins du prêtre sont encore dans la nature, a assené Pierre Espérance, joint par téléphone. «Il n’a jamais été question de procès. Le dossier n’est jamais arrivé à une phase où on a pu identifier les auteurs matériels, voire les auteurs intellectuels de ce crime», a blâmé le militant des droits humains. Il s’insurge plus loin que l’instruction a été faite et n’a abouti à rien, tout en évoquant d’autres crimes spectaculaires qui sont restés impunis. Pour lui, des exemples doivent être tracés pour stopper cette vanne d’impunité et d’insécurité qui sévit dans le pays.
La Commission épiscopale Justice et paix (Jilap) de l'Eglise catholique a recommandé aux autorités de mettre fin aux enquêtes interminables en Haïti, à l’occasion du 20e anniversaire de l’assassinat du prêtre Jean Pierre Louis, alias Pè Ti-Jan. Jean Pierre Louis, était membre fondateur des organisations Tèt kole Ti Peyizan et Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr) ainsi que le coordonnateur du Service œcuménique pour le développement et l’éducation populaire (Sedep). Il a passé toute sa vie à lutter contre l’impunité, la corruption au sein de la société.



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