Jean d’Amérique, en lice pour la 5e édition du prix Théâtre RFI

PUBLIÉ 2018-07-11
Le poète Jean d’Amérique est finaliste à la 5e édition du prix Théâtre RFI, visant à « promouvoir de nouveaux talents par le biais de textes propres, originaux, et à des fins d’exploitation scénique ». Avilir les ténèbres, c’est cette pièce de théâtre qui a permis justement à l’homme Rêveur de revers de décrocher une place parmi les 12 prétendants au titre.


« Le sentiment est dans la joie. C’est un accident de parcours qui s’est révélé au final très intéressant », se réjouit Jean d’Amérique, faisant ses tout premiers pas dans la dramaturgie, avec Avilir les ténèbres. « Cela me rassure. C’est ma première pièce de théâtre et elle est scrutée par des connaisseurs qui lui attribuent certaines qualités. C’est rassurant », affirme le slameur qui semble désormais trouver, grâce au théâtre, une autre enveloppe pour son art de prédilection qu’est la poésie.

« À travers Avilir les ténèbres, je suis toujours dans ma quête poétique. J’essaie de trouver une langue singulière pour porter ce que j’ai à dire. Je prends des matériaux du réel et je les transforme en poésie », indique-t-il. Avilir les ténèbres est donc ce rendu tiré de la vie de chaque jour que l’artiste à peaufiner et agencer en vers. « Rien que pour la beauté de la langue », précise l’auteur de Petite fleur du ghetto.

Avilir les ténèbres c’est du Jean d’Amérique tout craché. On y retrouve sa personnalité, son côté rebelle et libertin. Cette capacité de tracer sa propre voie, sans se fourvoyer dans les principes et les dogmes religieux. Le tout combiné en une pièce de théâtre qui d’autre part lui a été inspirée par sa tante décédée. « Dogmatisée par la religion, elle se préservait pour le mariage, de fait, elle s’est engagée tardivement dans une relation amoureuse. Cloîtrée dans les interdits de la société, elle a pratiquement raté sa jeunesse », raconte l’enfant de la désobéissance, qui se réjouit d’avoir troqué la liberté contre les schémas tout faits que lui a tracés la société.

Entre remise en question, quête de soi et émancipation, le poète-slameur propose un nouveau regard sur notre rapport avec la vie, avec la religion. « J’essaie de balayer les dogmes de la religion, voir comment les interdictions religieuses peuvent arriver à nous détruire. J’essaie de ramener un peu de soleil. C’est une ode à la désobéissance. Un éloge à la liberté », s’exalte le finaliste du prix Théâtre RFI 2018. En attendant le verdict final qui sera prononcé à Limoges, le 30 septembre prochain, Jean d’Amérique invite tout un chacun à se permettre certaines libertés, à braver le « défendu ». On ne vit qu’une fois après tout !



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