Un éclairage adéquat pour l’aéroport

Publié le 2017-12-19 | Le Nouvelliste

Editorial -

Qui, arrivé à l’aéroport international Toussaint Louverture de Port-au-Prince après le coucher du soleil, n’a pas pris un choc à sa sortie de la salle d’arrivée ?

Une fois passé l’inspection des douaniers, évité les vendeurs de téléphones et ignoré les autres institutions autorisées à s’installer entre la douane et la porte de sortie du bâtiment, vous êtes accueilli par la pénombre, une lumière blafarde sur la galerie, les personnes qui attendent les leurs et l’habituelle horde des toujours présents en ces lieux de jour comme de nuit. Cet oppressant parcours mène au parking.

Si c’est votre première visite à Port-au-Prince, c’est assez effrayant comme accueil. Découvrir ainsi une ville, de nuit, ne laisse jamais bonne impression.

Arrivé au parking, même ceux qui voyagent chaque semaine éprouvent un sentiment d’insécurité. Le parc de stationnement est plongé dans le noir, avec de rares zones éclairées. Les plages de lumière proviennent des voitures qui passent, s’arrêtent pour rapidement récupérer un passager, avant de partir affronter les rues tout aussi mal éclairées.

Le périmètre de l’aéroport international Toussaint Louverture de Port-au-Prince mérite un meilleur traitement, particulièrement les espaces dédiés à recevoir les voyageurs et les visiteurs. La présence de la police ne suffit pas, il faut que l’on se sente bien de la descente de l’avion à sa récupération par un parent, un proche ou un chauffeur guide. La lumière et l’éclairage ont un rôle important à jouer dans la concrétisation de la quiétude d’esprit des voyageurs. Ceux venus de loin, comme ceux qui regagnent leurs pénates. Il est de la responsabilité des responsables de l’aéroport d’y veiller.

Depuis que toutes les autorités, leurs familles, leurs amis, les gens qui comptent dans ce pays n’utilisent plus la sortie régulière de l’aéroport, mais transitent par le salon diplomatique, il y a un laisser-aller dans la tenue de cette porte d’entrée du pays.

Sorti de Toussaint Louverture, avant même de prendre les avenues qui la délimitent, on a assez vite la certitude que le noir, notre fameux black-out, est la norme dans le reste de la ville. Que l’aéroport donne aux arrivants une dernière illusion d’être dans un pays normal avec un éclairage adéquat de son parking.

Frantz Duval
Auteur
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