3e édition Haïti Dance Stars : Casa Latina a encore frappé

Casa Latina a réuni le vendredi 15 décembre 2017, à l'hôtel Kingdom, plusieurs personnalités haïtiennes dans le cadre de la 3e édition de Haïti Dance Stars. Hommes politiques, chanteurs, comédiens, journalistes ont défilé sur scène pour mettre en valeur les expressions corporelles rythmées aux tempos des danses latines : Bachata, Cha-cha-cha, mambo, etc.

Publié le 2017-12-21 | Le Nouvelliste

Culture -

Smoye Noisy, le MC de la soirée, a ouvert la 3e édition de Haïti Dance Stars le vendredi 15 décembre 2017 à l'hôtel Kingdom. Entre la gravité de sa voix et son sens de l’humour, il a mené la soirée à l'instar d’un stand-up show à l’Anthony Kavanagh, juste avant d’introduire sa coanimatrice, Darline Honoré, une élégante jeune femme pour équilibrer l’animation. Dans une salle pleine à craquer, la curiosité des amateurs et l’attention soutenue des connaisseurs se confondaient en un regard figé sur la scène du Convention Center de l'hôtel Kingdom.

La première prestation, une danse folklorique signée Sila Danse Académie. Quatre danseuses, vêtues à l’haïtienne, jouant des marchandes de fruits et un danseur dans le rôle d’un acheteur ont accordé les mouvements de leurs corps, surtout les tours de reins à l’africaine, aux percussions des tambours et aux mélodies d’une trompette qui interprète certains morceaux à succès de la musique haïtienne. Une grande première pour Casa Latina qui a mis en valeur cette danse traditionnelle pour la 3e édition d’Haïti Dance Stars. « On reproche souvent à ceux qui s’adonnent aux danses latines de négliger les danses locales », a souligné Emmanuel Bien-Aimé, le P.D.G. de Casa Latina.

Puis, deux élèves de Casa Latina Dance Academy ont donné le coup d’envoi à la série des danses latines. Il s’agit de Renand Michel, le plus âgé de l’école, et de Carla Roliana Jules, la plus jeune : un mariage intergénérationnel. Ensemble, ils ont voyagé d’un rythme à l’autre passant du tango au mambo, puis au cha-cha-cha, entre autres. Le public était enthousiasmé, le couple a bel et bien assuré la première démonstration.

D'un autre côté, les performances des stars et de leurs partenaires professionnels prenaient la place. Au total, ils étaient dix couples : Naïcka Soufrant et Hadley Vladimir, Gaëlle Bien-Aimé et Wilgaud Pierre Simon, Roseberlande Monestime et Jean Jean Roosevelt, Sabine Désir et Alézy Fritz Gérald, Marie Laurence Jocelyn Lassègue, dit Manlolo, et Vladimir Jean, Zschea Caze et Garry Blaise, Fatima Altieri et Rockfeller Pierre, Darline Augustin et Jean H. Céant, Sendia Morency et Frantz Jean Toussaint, dit Matyas, et la toute dernière prestation apportée par la rebelle Rutshelle Gullaume et l’initiateur du projet, Emmanuel Bien-Aimé. Il faut signaler toutefois l’absence de tonton Bicha et de Caëlle Jean-Baptiste, parmi d’autres, qui n’ont pas pu, malheureusement, apporter leur touche à la partie.

Chacune des prestations était à la hauteur des attentes de l’assistance. Cependant, certaines ont été plus frappantes que d'autres dépendamment de leurs trames. C’est le cas de celle de l’ancien candidat à la présidence Jean Henry Céant. Sa chorégraphie décrit un mari qui se repose au salon et lit. Quand, soudain, arrive sa femme dans une tenue hyper sexy et le provoque. Après deux tentatives pour résister, il cède en ôtant rageusement sa veste et saisit sa partenaire fougueusement pour ensuite bouger avec elle sur les tempos au mambo. Sur ce coup, l’assistance s’est enflammée.

Matyas a provoqué l'hilarité de la salle à sa manière. Il a fait des scènes à Sendia Morency, sa partenaire, pour ensuite demander pardon comme il le fait dans plusieurs de ses pièces. Reconnu de loin grâce à son petit chapeau et à la couleur de sa chemise, il a su mesurer ses pas au « 1, 2, 3, pause » pour être en harmonie avec la bachata en enchaînant des pas de base et des « turn-over » spectaculaires.

La chanteuse Rutshelle Guillaume a clôturé en beauté la série des stars qui dansent à cette 3e édition. Elle s'est laissée entraîner par un langoureux tango argentin en compagnie du P.D.G. de Casa Latina. Son corps chantait aux commandes de l’expérimenté Emmanuel Bien-Aimé. Du chant à la danse, l’auteure de « Dènye wonn » a gardé toute sa sensualité scénique, si bien que son visage en témoignait. Une prestation qui lui a valu un tonnerre d’applaudissements !

Les dernières minutes ont été allouées au grand public qui a foulé la scène pour s’offrir en spectacle à l’instar des stars qui se sont succédé.

Avant de parler de la 4e édition, le staff a avoué son désir, lors du cocktail de presse tenu le jeudi soir, la veille de l’activité, de reproduire et de délocaliser le spectacle en vue de permettre à d’autres de découvrir les danses latines, communément appelées les danses sociales.

Michelet Joseph micheletjoseph93.mj@gmail.com Auteur
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