Des agents formés pour mieux contrôler les frontières haïtiennes

La CARICOM, par le biais de son entité spécialisée dénommée Implementation Agency for Crime and Security (IMPACS), a organisé du 6 au 10 novembre dernier une séance de formation à l’intention des cadres de l’Administration générale des douanes et du service de l’Immigration et de l’Émigration sur des techniques de renforcement des contrôles au niveau des frontières. Au terme de cette activité, lors de la séance de remise de certificats, les autorités des deux institutions concernées n’ont pas caché leur satisfaction pour un tel accomplissement.

Publié le 2017-11-13 | Le Nouvelliste

Economie -

Plusieurs spécialistes de Communauté caribéenne (CARICOM) ont fait le déplacement pour animer un séminaire dans le but de renforcer les capacités de l’Administration générale des douanes et du service de l’Immigration et de l’Émigration dans l’accomplissement de leurs missions respectives. Ces cinq jours de formation ont permis, entre autres, aux participants de se familiariser avec ce qui se fait dans la région en matière de lutte contre les crimes organisés, les crimes transfrontaliers, le terrorisme et le trafic illicite.

Cette formation, si l’on en croit ses concepteurs, fait partie d’un programme visant à doter les institutions haïtiennes d'outils, du savoir et du savoir-faire adéquats pour lutter contre toutes les formes de crimes transnationaux. Ils laissent entendre que les crimes transfrontaliers constituent une menace certaine pour le pays, d’où la nécessité de cette formation. Une telle activité, soutiennent les responsables, permettra au pays de mieux s’armer pour détecter les menaces possibles et de réduire l'impact des activités financières illicites telles que la corruption, le blanchiment d'argent et la criminalité transnationale organisée.

Ce séminaire de formation arrive à point nommé. De l’avis du chef de cabinet du ministre de l’Économie et des Finances, Fritz William Michel, ce séminaire arrive à un moment où les autorités gouvernementales font de la sécurité des frontières l’une de leurs principales priorités. Cette activité, poursuit le représentant du ministre des Finances, traduit la détermination de l’administration en place d’évoluer chaque jour vers l’application effective des normes en vigueur dans la région et dans le monde pour la sécurité optimale des différentes portes d’entrée du pays. Car, fait-il savoir, le crime transfrontalier nuit à la paix, affaiblit l’économie et déstabilise la société.

À l’instar de M. Michel, les autres intervenants n’ont tenu que des propos élogieux pour une telle activité. Avec ces nouvelles connaissances, d’aucuns croient que les deux institutions vont se monter plus performantes et intelligentes dans leur capacité d’agir pour garantir la sécurité de nos frontières. Le directeur général de l’Administration générale des douanes, Jean Jorel janvier, croit qu’avec cette formation, les cadres sont prêts pour un nouveau commencement à l’assaut du crime transfrontalier et de tout trafic susceptible d’affaiblir l’État et de nuire à la sécurité de la communauté.

Jean Jorel Janvier estime que cette formation aura des impacts au-delà de nos frontières. Chaque agent formé pour lutter contre ces phénomènes, argumente le haut fonctionnaire de l’État, est une garantie pour l’État de pouvoir s’imposer avec plus d’intelligence, plus d’autorité et de force dans l’accomplissement de ses missions pour faire régner l’ordre, la paix, la sécurité et protéger la vie humaine. « Chaque agent habilité à bousculer ou à neutraliser les menaces engendrées par le crime transnational organisé sur nos frontières est porteur d’un souffle d’espoir pour la stabilité sociale », soutient-il.

Par ailleurs, le séminaire de cinq jours ne concernait pas que la formation des cadres. Une emphase importante a été mise sur la nécessité pour l’administration générale des douanes et le service de l’Immigration et de l’Émigration de travailler en synergie. Fort de cela, Edwige Laguerre, l’un des participants à la formation, se dit persuadé que les agents des deux institutions seront plus efficaces dans l’exécution de leurs tâches respectives, ce qui aura, ajoute-t-il, une incidence positive sur l’économie du pays.

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