Enquête sur la mort subite de René Préval : le député Jerry Tardieu auditionné

Publié le 2017-03-17 | Le Nouvelliste

National -

Dans le cadre de l’enquête sur la mort de l’ancien président René Préval, une commission d’enquête, composée de substituts, a auditionné, ce vendredi, le député de la circonscription de Pétion-Ville, Jerry Tardieu, au bureau du président de la Chambre des députés, Cholzer Chancy. Dans la même veine, les proches de l’ex-chef de l’État, notamment la servante et cinq agents de l'Unité de sécurité générale du Palais national (USGPN), chargés d’assurer la protection de René Préval, ont été également auditionnés au parquet de Port-au-Prince. À la suite de l’audition de ces derniers, le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Jean Danton Léger, a fait savoir que des informations importantes ont été révélées, ce qui met le parquet sur de nouvelles pistes, a-t-il dit. « Le député Jerry Tardieu ainsi que les agents de l’USGPN nous ont donné leurs versions des faits », a indiqué le chef du parquet, précisant que le représentant de la commune de Pétion-Ville avait accepté de se mettre à la disposition de la justice, bien qu’il soit couvert par l’immunité parlementaire, question d’éclairer la lanterne des autorités judiciaires. N’écartant pas la possibilité d'empoisonnement, le chef de la poursuite a annoncé que le parquet de Port-au-Prince allait auditionner d’autres personnes, notamment l’épouse de René Préval dans le cadre de ce dossier. Par ailleurs, dans le cadre de la série d’auditions réalisées quotidiennement par le parquet de Port-au-Prince, Me Danton Léger a entendu les responsables de Kaliko Beach, Fritz Paret et Vincent Departie, à la suite de l’arrestation de 12 présumés trafiquants à Kaliko Beach. Lors de leur audition qui s'est déroulée en présence de journalistes, les responsables de cet établissement se sont dédouanés de toute responsabilité dans l'affaire survenue à l’hôtel le dimanche 5 février 2017, où 33 femmes, dont 20 mineures, étaient sur le point d'être vendues. Ils ont fait remarquer qu’ils n’étaient même pas en Haïti ce jour-là. Il revient au personnel de l'administration de donner des explications sur ce dossier. De ce fait, ces responsables sont invités à comparaître à nouveau le 17 mars 2017. Cette fois-ci, ils doivent être accompagnés de quelques employés jugés importants dans le cadre de cette affaire. Plus loin, lors d’une conférence de presse tenue le jeudi 16 mars, le Comité national de la lutte contre la traite des personnes (CNLTP) a condamné énergiquement la libération de 12 présumés trafiquants qui ont été arrêtés le 5 février dernier à Kaliko Beach. Dans l’objectif de faire la lumière sur cette affaire, l'organisme exige qu’une commission d’enquête soit créée au Parlement haïtien.

Réagir à cet article