Textile

12 000 emplois à CODEVI d’ici fin 2017, selon Capellan qui se dit satisfait de Jovenel Moïse

Fraîchement investi 58e président d’Haïti, Jovenel Moïse, lui-même entrepreneur, promet un soutien sans faille au secteur de la sous-traitance. Le président haïtien se dit prêt à accompagner ce secteur porteur pour que son rêve de créer plus de 300 000 emplois puisse se matérialiser. Fernando Capellan, propriétaire de la Compagnie de développement industriel (CODEVI), le plus grand employeur privé en Haïti actuellement, se dit très satisfait du président haïtien.

Publié le 2017-02-14 | Le Nouvelliste

Economie -

« Il sait comment les emplois se créent et il sait comment attirer les investisseurs », a déclaré Fernando Capellan, parlant du président Jovenel Moïse, lors d’une interview exclusive accordée à la rédaction en marge d’une rencontre avec celle-ci. « Nous sommes très satisfaits du fait que le président soit lui-même un entrepreneur – originaire du Nord – qui sait très bien ce dont les entreprises ont besoin pour créer des emplois », a poursuivi le patron du Grupo M, propriétaire du parc CODEVI qui compte actuellement 7000 employés. Capellan, de nationalité dominicaine, soutient qu’il voit d’un très bon œil le rapprochement entre les présidents Jovenel Moïse et Danilo Medina. Il estime très importante la visite du président Jovenel Moïse à Santo Domingo quelques jours avant qu’il ne prête serment. « Il y a une grande synergie qui se dégage quand les deux pays travaillent de concert », affirme le patron dominicain. Plus de 10 000 emplois pour CODEVI « A la fin de l’année, CODEVI doit avoir environ 12 000 employés », annonce Fernando Capellan, assurant que le parc CODEVI connaît actuellement une croissance importante et qu’en plus « nous pouvons compter sur le support du président Jovenel Moïse qui va fournir tout l’apport nécessaire au secteur textile, au secteur de la zone franche qui génère des emplois ». « Nous sommes en train d’installer ce mois-ci une compagnie pour l’impression à sublimation sur des textiles », a fait savoir M. Capellan au journal Le Nouvelliste, en sus de deux autres usines en cours de construction dans le parc. Selon l’entrepreneur dominicain, Haïti est positionnée dans cette partie du monde où il n’y a pas meilleur endroit pour la manufacture légère, en raison de sa proximité avec les États-Unis et aussi de la législation HELP. Toutefois, pour que le secteur puisse faire le plein-emploi, Fernando Capellan préconise un ensemble de mesures qui doivent être prises en ce sens. Pour les jours fériés par exemple, l’homme d’affaires propose, comme cela se fait dans d’autres pays, de faire en sorte que quelques-uns de ces jours tombent les lundis. Pour, dit-il, ne pas casser la semaine en deux. « Les entreprises produiraient plus si on pouvait changer les jours de fête », indique-t-il, insistant pour que les jours de fête soient connus d’avance. Il déplore l’effet de surprise dans l’annonce des jours fériés. « Le Code du travail d’Haïti doit être modifié », poursuit Capellan qui plaide en faveur d’un code de travail qui protège les employés et qui facilite la création d’emplois en permettant aux entreprises de fonctionner 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Il se dit favorable à l’idée de recruter des cabinets d’avocats à Washington pour faire du lobbying afin d’étendre la législation HELP au-delà de 2025, ce en vue de donner un coussin de sécurité aux investisseurs. Le conseil binational Quisqueya, formé de quelques institutions américaines, peut, selon lui, donner un coup de pouce à la frontière, des deux côtés de la frontière, en mettant en place les infrastructures adéquates pour que le gouvernement haïtien puisse collecter des taxes sur les exportations en direction de la République dominicaine. Il ne cache pas son engouement pour l’amélioration des relations haïtiano-dominicaines. Les garanties de Jovenel Moïse « Le président promet une réunion mensuelle pour faire le point sur les opportunités, les obstacles et les problèmes du secteur », a fait savoir Capellan. Dans une courte vidéo, d’une minute environ, dont une copie nous est parvenue, on peut voir le président Jovenel Moïse s’adresser aux hommes d’affaires du secteur, relate une rencontre avec les membres de l’ADIH où il les enjoint de lui présenter sur une feuille de papier les problèmes auxquels le secteur est confronté pour qu’il puisse y apporter des solutions. « Je suis ici pour servir, car je veux créer plus de jobs dans ce pays », a martelé le chef de l’État haïtien à l’intention des hommes d’affaires. Selon lui, création d’emplois est synonyme de stabilité politique. « Je suis avec vous à 100% », a ensuite assuré Jovenel Moïse, promettant d’instaurer des rapports étroits entre lui et les entrepreneurs du textile.

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