Assemblée générale de l’ONU

Jovenel Moïse et Donald Trump avaient « brièvement » abordé le dossier du TPS à New York

Publié le 2017-11-08 | Le Nouvelliste

National -

Lors d’une pose pour une photo souvenir, les présidents haïtien et américain se sont brièvement entretenus sur le dossier du TPS (temporary protected status), en septembre dernier à New York, lors du traditionnel gala des chefs d’État, en marge de la 67e Assemblée générale de l’ONU. Le ministre haïtien des Affaires étrangères qui a révélé mercredi la nouvelle au Nouvelliste, n’était pas en mesure de dire si Jovenel Moïse et Donald Trump se sont mis d’accord sur quelque chose. Cependant, Antonio Rodrigue a fait savoir que le gouvernement intensifie les lobbys afin d’obtenir le renouvellement du TPS.

Rien n’est encore sûr pour nos compatriotes aux États-Unis. Le compte à rebours a démarré. La diaspora haïtienne bénéficiaire du TPS se croise les doigts et attend le verdict final de Donald Trump avant le 22 novembre.

« Notre ambassadeur à Washington, Paul Altidor, est sur tous les fronts. Il multiplie des rencontres avec des parlementaires américains, il rencontre des groupes de lobbys, des leaders communautaires… », a indiqué le ministre des Affaires étrangères dans une interview téléphonique accordée mercredi au Nouvelliste. De son côté, le chancelier Rodrigue a fait savoir que lui aussi il rencontre des gens sur le dossier du TPS comme le chargé d’affaires américain, des religieux américains, entre autres.

« Le président Moise avait brièvement abordé le dossier du TPS avec le président Trump à New York lors de l’Assemblée générale de l’ONU… », a-t-il révélé au journal sans pouvoir donner plus de détails.

A la question directe du Nouvelliste : Etes-vous confiant que le président Trump va renouveler le TPS pour la diaspora haïtienne ?, le ministre des Affaires étrangères a répondu en ces termes : « La situation est un peu difficile, on doit attendre. Il est très difficile de faire un pronostic, parce qu’on sait comment l’administration Trump voit l’immigration. Il prend des mesures à l’encontre des programmes d’immigration. Je peux dire qu’à 50/50 ça peut marcher. John Kelly avait promis d’étudier le dossier pour voir s’il pouvait accorder une autre rallonge de six mois ou plus. On espère que l’administration américaine comprendra la situation d’Haïti qui, malgré des efforts en cours, malgré des avancées en termes économiques et de développement, n'est pas encore prêt pour absorber plus de 40 000 de nos compatriotes concernés par le TPS.»

Antonio Rodrigue a fait savoir que le pays a encore besoin de temps pour accueillir « correctement » nos compatriotes bénéficiaires du TPS.

Dans moins de deux semaines, si le département de la Sécurité intérieure suit les recommandations du département d’État américain, quelque 50 000 ressortissants haïtiens bénéficiaires du TPS risquent la déportation. Cependant, 49 congressmen, républicains et démocrates, dans une lettre au président Trump le 3 novembre dernier, ont demandé une extension du TPS pour les Haïtiens. Il faut du temps parce que des parlementaires américains préparent une législation afin de trouver une solution à ce problème, avait confié vendredi l’ambassadeur d’Haïti à Washington, Paul Altidor.

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