APTH a lancé officiellement ACTE

Billy Élucien, Gaëlle Bien-Aimé et Amos César, trois membres de l’Association des professionnels du théâtre haïtien (APTH), ont lancé officiellement, le jeudi 1er février 2018, à Delmas 33, une école de formation d’artistes et d’animateurs sous l’appellation de « ACTE ».

Publié le 2018-02-08 | Le Nouvelliste

Culture -

« Former les gens en ce qui concerne les arts de la scène et de la caméra, permettre aux créateurs d’exploiter leur travail, atteindre une plus large audience » sont, entre autres, les objectifs fixés par l’Association des professionnels du théâtre haïtien (APTH) depuis sa création en 2015, selon Billy Élucien, le directeur artistique du festival Kont anba tonèl. Cependant, ACTE constitue le premier grand pas dans la série de projets de ladite association qui accorde beaucoup d’importance à la formation des cadres dans le secteur culturel. L’ATPH prévoit de lancer, en 2019, RENPARTS (Renforcement pédagogique en arts de la scène), un autre projet qui vise à préparer des formateurs pour les élèves du nouveau secondaire. Soit une continuité à un niveau plus haut de « ACTE ».

« Ouvrir une école maintenant alors que les jeunes gens partent de plus en plus vers un mieux-être ailleurs, former des artistes dans cette conjoncture : quelle prétention ! Quelle folie ! », s’est exclamé Gaëlle Bien-Aimé, comédienne et journaliste, lors de la conférence de presse visant à lancer officiellement « ACTE ». Ce projet ambitieux qui est en gestation depuis six mois, selon la comédienne, trouve le support de pas mal de gens dont Paula C. Péan, Kharmeliaud Moïse, Emmanuel Jean-Louis, entre autres, qui n’ont pas hésité à apporter leur contribution afin de concrétiser cette idée géniale. « Etre artiste doit devenir un métier aux yeux de tout le monde, aux yeux de l’État », a soutenu la journaliste qui ne cache pas ses préoccupations en ce qui concerne le domaine de l’art qui tarde à être accepté comme profession au même niveau que la médecine, le droit ou le génie civil.

« La philosophie de ce projet est de permettre à l’artiste de prendre conscience de son environnement, de poser des actions comme un acteur du changement », a soutenu Amos César, responsable des études du projet. C’est en ce sens qu’un cursus, a-t-il poursuivi, a été élaboré en vue de pouvoir matérialiser cette philosophie. Les étudiants auront droit à des cours de sociologie, de philosophie, de dramaturgie, de communication, etc. durant les quinze mois de formation divisés en cinq sessions de trois mois. Ces cours seront assurés par des expérimentés dont Gaëlle Bien-Aimé, Daniel Marcelin, Yanick Lahens, Paula C. Péan, entre autres. À la fin du cycle, les étudiants auront à remettre un projet de sortie.

Les cours ont débuté le lundi 5 février 2018 et prendront fin en mai 2019. L'école est ouverte à tous ceux qui ont déjà eu leur bac, selon le responsable des études.

« Créer un personnage, c’est créer une vie, tu lui donnes une existence et tu l’exprimes sur une forme esthétique et artistique », telle est la méthode adoptée par ce projet : la méthode Stanislavski.

Michelet Joseph micheletjoseph93m.j@gmail.com Auteur
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