![]() |
||
| F o n d é e n 1 8 9 8 | ||
| Retour |
||
|
||||||||||||||||
| Haïti: Préval évoque son appréhension de l'exil avec Baker René Préval s'achemine calmement vers la fin de son second quinquennat. En dépit de tout. Soucieux, selon ce qui se dit, "d'assurer un climat de convivialité", le Marmeladais a rencontré Charles Henri Baker avec qui il a évoqué son appréhension de l'exil, de la chasse aux sorcières et la nécessité de la continuité dans la gestion de la chose publique. M. Baker, au terme de cette rencontre "cordiale", a confié qu'il ne se faisait aucune illusion quant à l'application des recommandations faites au chef de l'Etat en vue de rendre crédible le processus électoral.
Les deux hommes se sont entretenus durant trois heures le dimanche 5 septembre 2010. « Le président Préval, durant un long exposé, a indiqué son désir de rencontrer tous les candidats afin d'assurer un climat de convivialité. Il a aussi exprimé sa préoccupation que le prochain changement de gouvernement ne débouche sur des exils, des blocages ou des chasses aux sorcières comme par le passé », selon cette note. « René Préval, a poursuivi la note, a par ailleurs indiqué qu'il avait donné des instructions à tous les ministères en vue de préparer un état des lieux ainsi que tous les dossiers importants, en particulier ceux liés à la CIRH, afin d'en informer tous les candidats à la présidence ». « Le président du parti RESPÈ a attiré l'attention du président Préval sur la situation déplorable dans laquelle se trouvent les concitoyens regroupés dans les camps d'hébergement. Il a aussi souligné la réponse inefficace du gouvernement au tremblement de terre », a informé la note de presse. Des élections « M. Charles-Henri Baker a clairement fait comprendre au président Préval que ses actions et ses inactions, ainsi que celles du Conseil Electoral Provisoire, avaient entraîné la méfiance générale des acteurs politiques et de la population et une perte totale de confiance dans le processus électoral », a ajouté la note avant de prédire que « ces élections allaient devoir se dérouler dans une atmosphère de tension et de mobilisation contre une éventuelle fraude électorale. Le président du parti a cité quelques exemples qui ont grandement contribué à soulever la méfiance populaire ». L'organisation de M. Baker, Avec le président, M. Baker a évoqué quelques faits ayant assombri l'horizon politique : le traitement opaque de dossiers de candidats populaires tel que le Père Anick dans l'Artibonite durant les élections sénatoriales de 2009 . Le non respect par le CEP de la loi électorale et la non application de l'article 161.1 traitant de l'identification et la signature des votants, malgré les nombreuses revendications du parti RESPÈ. L'influence du pouvoir dans l'obtention de décharge inappropriée et inconstitutionnelle pour tous les membres proches de l'Éxécutif ; (ministres, directeurs généraux) etc. L'utilisation de deux poids deux mesures par le pouvoir dans sa manière de présenter des objections et des informations afin de disqualifier des candidats non sympathiques au pouvoir tel que M. Wyclef Jean et Mme Claire Lydie Parent. L'affaiblissement des institutions faute de nomination, notamment celle du président de la Cour de Cassation. Ces aspects du processus électoral sont cités en exemple dans cette note de l'équipe de communication de M. Baker. Le candidat à la présidence a aussi fait remarquer au « Président Préval que pour la deuxième fois, il terminait son mandat avec une crise institutionnelle et un vide parlementaire faute de n'avoir pas réalisé des élections crédibles dans les délais prescrits par la Constitution ». Recommandations et analyse Le président du parti RESPÈ a recommandé au chef de l'État de renvoyer le Conseil Électoral Provisoire et entamer immédiatement un processus de consultation avec les institutions concernées afin de former un nouveau Conseil Electoral et permettre que la campagne puisse se dérouler sur une période plus longue allant du 27 septembre au 26 novembre. Charles Henri Baker a appelé le président à inviter clairement les citoyens à participer en masse aux élections, car l'impression qui se dégage est que l'Exécutif ne le souhaite pas. « Bien que la rencontre se soit terminée cordialement aux environs de midi, M. Charles Henri Baker n'en est pas ressorti convaincu que des mesures appropriées allaient être prises afin de rétablir la confiance dans le processus électoral. Nous pensons malgré tout que la voie pour sortir de cette situation passe par une mobilisation et une participation massive aux élections du 28 novembre » a indiqué la note. « Ce ne sera pas la première fois qu'un Conseil Electoral soumis à un gouvernement en place n'aura pas pu enlever à la population ses choix de députés, de sénateurs et de président », a-t-elle conclu. Charles Henri Baker, troisième favori de la présidentielle du 7 février 2010, a été l'un des « poids lourds » à avoir annoncé son intention d'aller aux élections avec le CEP de Dorsinvil en dépit de précédentes déclarations annonçant la couleur et le contraire. « Si le président René Préval persiste à maintenir le CEP, je me verrai dans l'obligation de réclamer son départ », avait-il dit il y a quelques mois. Outre Charles Henri Baker, le président René Préval avait rencontré, entre autres, Mme Mirlande H. Manigat, M. Chavannes Jeune, M. Yvon Neptune, M. Michel Martelly... Incarnant, selon certains, le candidat de la rupture, le notaire Jean-Henry Céant avait décliné l'invitation du chef de l'État. René Préval, préoccupé aujourd'hui par la probabilité que le prochain changement de gouvernement s'accompagne d'exil de certains collaborateurs de son régime, de blocages, de chasses aux sorcières, avait prêché et appliqué la détente politique lorsqu'il accédait au pouvoir. On se rappelle le fameux projet « Poze, depoze, repoze ». Objet de critiques même dans son propre camp, il a maintenu en poste des techniciens et diplomates nommés par l'administration Boniface/Latortue. Roberson Alphonse ralphonse@lenouvelliste.com |
||||||||||||||||
|
Facebook
|
|
||||||||||||||||
| Retour |
||
| Copyright © 2012 Le Nouvelliste, Haïti. Tous droits réservés. | ||