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| F o n d é e n 1 8 9 8 | ||
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| Haïti: Attention aux préfacs ! Une de mes connaissances qui vient de terminer son examen Bac II veut se faire médecin. Pour avoir toutes ses chances, elle me demanda de lui recommander une préfac, et ma réponse fut celle utilisée pour mon titre : « attention aux préfac!. » J'ai soudain réalisé que d'autres aimeraient aussi connaître mon opinion en la matière, aussi je me fais fort de la partager pour plus d'un. Qu'est-ce qu'une préfac ? Mis à part la fameuse Univers 9 qui est gratuite, toutes les autres sont des entreprises d'étudiants qui veulent se faire un peu de blé pour la rentrée prochaine. Ces centres de « formation » échappent à tout contrôle. Et choisir l'un d'entre eux tient plus de la roulette russe que d'une assurance sérieuse pour l'admission à une faculté de médecine publique ou privée. Enfin de compte, ce sont des groupes de copains qui se mettent ensemble pour faire croire à un public crédule qu'ils sont compétents, qu'ils possèdent tous les atouts pour une réussite assurée. Cependant, le corps enseignant n'est pas formé obligatoirement de « crack » de l'université. Et trop souvent, ce sont des étudiants moyens, pour ne pas dire autre chose, qui vont lire ou réciter par coeur une matière que quelquefois ils ne possèdent pas vraiment. Le folklore d'une préfac Mais, en plus, tout un folklore est mis sur pied pour tenir le postulant sur le qui-vive. Ceci génère un stress incroyable, peu générateur d'une potentialité réelle à l'étude. Ces postulants me donnent l'effet de pousser un mur : énergie maximale dépensée pour un mouvement nul. Ces « étudiants-professeurs », qui se font appeler pompeusement « docteur », imposent un rythme effroyable et dispensent des notes de 8 heures du matin à 6 heures du soir, ne laissant guère de temps en fait à une étude productrice, car le postulant arrive chez lui complètement lessivé. Un des leitmotivs utilisés est que le temps dédié aux études est tel que nul n'aura loisir de faire autre chose comme, par exemple, laver ses sous-vêtements... Quelques conseils Le plus pertinent serait de se mettre en groupe d'étude et de glaner çà et là les fameux « tchala » (polycopies d'anciens examens), car les concepteurs des concours tombent trop souvent dans la facilité de redonner les mêmes examens. Revoir les notes de l'école, et surtout essayer de combler certaines lacunes serait aussi utile tout en essayant de corriger certaines faiblesses dans des matières diverses. L'une d'entre elles, qui permettra de faire la différence et donc donnera plus de chance de réussir, est de se perfectionner en français. C'est une évidence maintenant que nos bacheliers le parlent de moins en moins, ce qui prouve la démission chronique des responsables au niveau de l'Éducation nationale. Mais cela, tous le savent déjà : n'importe qui peut réussir le bac, il suffit d'être assis près d'un élève d'une bonne école, d'avoir un téléphone portable... Cela me fait me rappeler de cette boutade entendue : « Ceux qui avaient peu de chance de se retrouver comme élèves dans les écoles réputées font partie maintenant du corps professoral ». Petite phrase lapidaire, dont la généralisation à pour défaut de mettre tous les enseignants, bons et mauvais, dans le même panier. Mais comment ne pas y penser quand vous voyez un groupe d'étudiants surgir de l'École normale pour lapider une voiture de police qui malencontreusement passait par là ?... Au fait, pour revenir au sujet principal de cet article, il y a quatre ans, je fis une petite enquête sur les étudiants de première année en médecine, histoire de savoir quelle préfac serait la meilleure. La première fut Univers 9, en deuxième position arrive ceux qui... ont décidé d'étudier seuls ! Dr Philippe DESMANGLES pdesmangles@yahoo.fr |
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