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| Haïti: Elle est venue...la first lady d'Amérique Les voitures se succèdent, la circulation est dense, les gens sont pour la plupart pressés - ceux qui se rendent au travail ou à leurs commerces - d'autres même pas, occupés à planifier une nouvelle journée d'oisiveté. A Port-au-Prince c'est un jour comme les autres, un mardi ordinaire, du moins, jusqu'à ce que les hélicoptères se mettent vers les 10h a.m à tourbillonner dans le ciel si calme pour annoncer l'arrivée d'un personnage important, la grande dame derrière le grand homme.
C'est donc dans cette atmosphère que Mme Michelle Obama allait effectuer sa première visite en Haiti, question de constater par elle-même les dégâts et d'assurer le gouvernement haïtien du support de Washington. Mais on en n'est pas encore là. Il faut d'abord qu'un premier hélicoptère fasse cinq fois le tour du Champ-de-mars, du palais plus précisément, pour voir si les lieux sont assez sécures, ou si l'hôte de marque peut atterrir en toute quiétude. Ce n'est bien entendu pas une simple mortelle! Comme pour manifester ce que tous les journalistes présents pensaient en eux-mêmes, deux autres hélicos se posent, propulsant de grands rafales de vents, transportant à leur bord des attachés de presse et des agents secrets qui bientôt pullulent dans la cour, l'oeil aux aguets en communiquant entre eux. 10h 40 a.m. C'est l'heure. On a tous hâte de voir le visage de Madame Obama. Des hélicoptères jumeaux se posent à nouveau entre grand bruit et grand vent, jetant par terre les photographes qui même nez-à-nez avec l'herbe ne cessent de cribler de photos les passagers descendant de l'oiseau en métal, pendant que s'élève dans le ciel une colonne de fumée ressemblant à celle de pneus brûlés. Elle est là, elle se fait attendre. La presse est dans l'expectative. Elle pose les pieds sur notre gazon - tout même bien entretenu grâce aux récentes pluies! Le couple présidentiel ( René et Elisabeth Préval ) va à sa rencontre et s'entretient avec elle. Et Michelle se tourne vers les journalistes finalement. Elle sourit. Elle salue de la main. Dieu qu'elle est grande..! Son visage est aussi posé que sa silhouette est bien charpentée...avec des rondeurs là où il faut. Apparemment ce qu'elle voit d'Haiti la bouleverse. Cette impression se confirme quand elle répond à la première question qu'un journaliste hardi lui pose : "Madame Obama, quelle est votre première impression?'' -'' C'est puissant. Les dégâts sont frappant, mais je ne peux faire aucune déclaration pour le moment car je n'ai pas vu grand chose encore.'' Fidèle à sa résolution, elle n'accorde aucune interview et accompagne le couple Préval ainsi que Jill Biden, la femme du vice-président américain et la surprise du jour, à une aile du Palais ayant résisté au désastre du 12 janvier. Ils s'y entretiennent pendant une trentaine de minutes, puis le cortège se dirige vers un camp du Champ-de-mars où la first lady est reçue par un groupe d'enfants souriant lui chantant une ''Bienvenue'' dans un anglais loin d'être parfait mais vraiment attendrissant. Un camp, puis deux, et la visite se poursuit. Il faut mentionner que Michelle Obama est à son tout premier voyage sans son époux et se rend sous peu à Mexico. Cette visite surprise aurait deux buts principaux : réaffirmer le support des Etats-Unis quant à la reconstruction d'Haïti, mais aussi remercier tous les pays ayant aidé Haïti au lendemain du séisme de leur générosité, surtout en cette saison pluvieuse tant menaçante pour les sans-abri. En pantalon gris-cendre, chemisier bleu nuit et mocassins bleu nuit, Mme Obama illustrait à merveille la première dame décontractée, en visite amicale dans un pays dévasté. Toutefois, on aurait voulu la voir plus longtemps ou entendre un peu plus sa voix. En réalité cette visite laisse les journalistes sur leur faim, comme un met délicieux mais trop peu. Marie-Brunette Brutus labrune28@gmail.com |
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