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| Haïti: A quand la reprise des activités scolaires? « Nous n'avons pas de date précise pour la réouverture des classes au niveau des villes les plus touchées par le séisme du 12 janvier. Nous laissons au gouvernement le soin de déterminer cette possibilité. Car l'éducation n'est pas une chasse-gardée du ministère. » Par ces mots, le titulaire du MENFP, Joel D. Jean-Pierre, dit opter pour une rentrée progressive des classes à Port-au-prince, à Léogâne, à Miragoâne, à Jacmel, etc. après les opérations de nettoyage des sites scolaires et l'inventaire y relatif. Le ministre de l'Education semble persuadé qu'il faut terminer l'année scolaire à la fin du mois d'août pour ne pas entraver la nouvelle année académique. Il a exprimé ce point de vue le 9 mars 2010, lors d'un point de presse où il accompagnait la directrice générale de l'UNESCO, Irina G. Bokova, en visite en Haïti. Dans la version préliminaire de ce qu'il appelle " stratégie a très court terme de relance des activités scolaires suite à la catastrophe du 12 janvier", le ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) qui tient compte du caractère quasi général de la destruction des infrastructures notamment dans le département de l'Ouest, estime que la relance de l'école implique d'abord la démolition des bâtiments détruits et endommagés, puis le nettoyage des sites. Selon la stratégie du MENFP, un appui de l'Etat en matière d'infrastructure consistera en la fourniture de tentes ou de hangars grâce au soutien de ses partenaires techniques et financiers du secteur de l'éducation. Appui à la scolarisation Objectif visé: garantir le retour à l'école, en toute équité, des élèves des départements directement affectés de l'Ouest, des Nippes et de ceux qui ont migré vers les autres départements; fournir un appui à la scolarisation de tous les enfants fréquentant les structures scolaires existantes. Mais encore et surtout, apporter le soutien et l'encadrement nécessaires aux enseignants et aux autres personnes de l'éducation. Compte tenu du fait qu'il y a eu un grand déplacement de la clientèle scolaire vers les campements de fortune érigés dans l'aire de la capitale, il parait nécessaire de procéder à l'installation de strutures scolaires aux abords des camps, d'autant plus que l'Etat reconnaît l'obligation de fournir l'éducation aux enfants qui s'y trouvent. Mieux: sur la base de la solidarité, les espaces qui seront disponibles pour accueillir les élèves le matin seront ouverts à la double vacation afin de pouvoir répondre à la demande d'éducation, étant donné que beaucoup d'écoles ne disposent plus de leur espace d'accueil initial. Si les statistiques disponibles font état de plus de 70 000 élèves recensés, la migration vers l'extérieur des zones grandement touchées dans l'Ouest par la catastrophe est évaluée à plus de 500 000 personnes volontairment déplacées. Il est donc fort probable que 40% de ce nombre soient des enfants, soit une clientèle de 200 000 élèves potentiels. Selon le secrétaire général du corps National des Enseignants d'haïti (CONEH), Paul Saint-preux, l'Etat n'a pas de sites suffisants pour recueillir les élèves, d'autant plus que des écoles qui se sont effondrées n'ont pas encore été déblayées. « Je suis très pessimiste quant à la perspective de réouverture des classes en avril dans les départements de l'Ouest, des Nippes et du Su-Est, car la bonne volonté à elle ne suffit pas. C'est une situation extrêmement compliquée. Pour preuve : le ministre de l'Education lui-même n'est pas en mesure de'annoncer la date de la reprise des activités scolaires", indique M. St-Preux qui enjoint les responsables à se montrer suffisament responsables pour le bien de l'éducation en Haïti.» Robenson Bernard |
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