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| Haïti: Les changements climatiques, une préoccupation pour les Etats caraïbéens La République d'Haïti figure sur la liste des pays de la Caraïbe les plus vulnérables aux catastrophes naturelles. Une situation qui s'amplifie avec les changements climatiques. Pour remédier à cette situation, une réunion régionale de haut niveau sur l'impact du changement climatique sur les catastrophes naturelles a été organisée samedi dernier par l'Association des Etats de la Caraïbe et le Ministère des Affaires étrangères en vue de sensibiliser la communauté caraibéenne aux dangers qui menacent ces pays.
Cette réunion d'échanges avait pour but de permettre aux hommes de sciences d'évaluer les actions exemplaires en partageant leurs expériences en matière de changement climatique, et promouvoir l'implication des différents Etats dans cette démarche de négociation, sur des strategies pouvant les aider à contribuer à la gestion durable et efficace du changement climatique et de leur environnement immédiat. « Comme nous le savons déjà, tous les changements climatiques sont dûs à l'augmentation de l'effet de serre provoqué par la révolution industrielle et l'amélioration de la qualité de la vie des hommes. Même si son impact est surtout visible dans les pays en voie de développement qui doivent faire face, avec leurs ressources limitées, à des cyclones plus violents et plus fréquents, ainsi qu'à des inondations diluviennes et à des sécheresses plus stridentes, les pays développés en subiront tôt ou tard les contre coups», a dit le chancelier haïtien, Alrich Nicolas. D'après le titulaire du Ministère des Affaires étrangères, le problème doit se poser avec acuité pour les Etats comme Haïti qui, situés dans la Mer des Caraïbes, sont exposés aux retombées néfastes des changements climatiques, dont la vulnérabilité face aux catastrophes naturelles n'est plus à démontrer. « La lutte contre les changements climatiques doit être un impératif de solidarité humaine dans un monde divisé, au cours du 21e siècle ou un peu au-delà, les températures moyennes mondiales risquent d'augmenter de plus de 5 degrés celcius. Et comme tous les peuples et toutes les nations partagent la même atmosphère, aucun pays ne sera à l'abri des dégâts que causerait un tel changement de température. Nous devons agir car les changements climatiques représentent de nos jours un facteur aggravant des catastrophes naturelles », a déclaré M. Nicolas. Les principaux intervenants qui étaient des hommes de sciences, tels que le Dr Ricardo Zapata Marti, Le professeur John Agard, le professeur Rafaël Rodriguez Acevedo, le professeur Léonard A. Nurse, le professeur Alicia Villamizar, le Dr. Avelino G. Suàrez Rodriguez, le Dr Pablo Gonzalez, l'ambassadeur Luiz Fernando Andrade Falla et Wilson Denis respectivement venus du Chili, de Trinidad, du Vénézula, de la Barbade, de Cuba, de Washington et de l'Association des Etats de la Caraïbe ont, a tour de rôle, fait la présentation dans leurs domaines de spécialisations sur le changement climatique. Les experts, affirment que leurs engagements consistent à encourager les pays concernés par les enjeux à tenir des engagements sincères et durables en prenant des résolutions concrètes envers les changements climatiques. « Nous travaillerons sur des stratégies en ce qui a trait au changement climatique afin d'unifier nos forces pour faire de l'impact positif en encourageant les pays concernés d'affirmer clairement leurs engagements dans le cadre de cette lutte », ont-ils précisé. Participant à cette rencontre, Jean-Marie Claude Germain, ministre de l'Environnement, a de son côté indiqué que ces discussions de haut niveau sur l'impact des changements climatiques ont favorisé le partage des expériences et permis de voir comment réduire les risques de catastrophes dans la région en particulier en Haïti en raison de sa vulnérabilité. Soulignons que la rencontre a été marquée par la présence d'une brochette de personnalités haitiennes et étrangères, notamment de José Sérullé Ramilla, ambassadeur dominicain accrédité à Port-au-Prince, Joël Boutroue, coordonnateur résident du Système des Nations Unies en Haïti, Joseph Ronald Toussaint, conseiller de planification stratégique international au Ministère de l'environnement, du docteur Yolaine Suréna, spécialiste en risques et désastres, Ronald Semelfort, directeur général du Centre national de Météorologie (CNM), etc. Amos Cincir mcincir@lenouvelliste.com |
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