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Economie 6 Mars 2008
     
   
  Haïti: Les transferts d'argent de la diaspora une ressource à canaliser


Après la Floride, l'atelier de travail initié par la Fondasyon Kole Zepol (Fonkoze) a réuni le dimanche 2 mars à l'université de Long Island de New York plusieurs représentants d'organisations de la diaspora qui oeuvrent en Haiti. L'occasion pour ces Haitiens de la disapora d'explorer des pistes pour une meilleure canalisation des transferts d'argent dans les zones rurales.

 
 
La directrice exécutive de Fonkoze, Anne Hasting
  (Photo: Claude Bernard Sérant)
   
 
 
Un panel de représentants d'associations des diasporas latino-américaine et africaine
  (Photo: Claude Bernard Sérant)
   
 
 
Un membre de l'assistance intervenant sur les questions de transferts d'argent de la diaspora en Haïti
  (Photo: Claude Bernard Sérant)
   
 
 
Vue partielle de l'assistance
  (Photo: Claude Bernard Sérant)
   
 
 
L'économiste Kesner Pharel
  (Photo: Claude Bernard Sérant)
   
« D'un parent à un autre, les transferts d'argent de la diaspora ont atteint un niveau où des compatriotes se regroupent dans des organisations pour venir en aide à leurs villes. Ces organisations sont des partenaires naturels et incontournables non seulement pour le gouvernement mais aussi pour les collectivités locales. Nous avons intérêt à ameliorer cette relation et explorer de nouvelles pistes de coopération », a déclaré le ministre des Haitiens vivant à l'Etranger, Jean V. Géneus, le dimanche 2 mars, à Long Island University (LIU) sur le campus de Brooklyn à New York .

Il s'exprimait lors de l'ouverture de l'atelier de travail sur les transferts d'argent de la diaspora en présence de plus d'une soixantaine de compatriotes et de représentants d'organisations d'autres communautés établies aux Etats-Unis.

Le ministre a mis l'accent sur la nécessité du renforcement de ces organisations sur le plan structurel et organisationnel et sur leur implication dans le développement du pays. « Les responsables des organisations doivent savoir où trouver les données et avoir accès à de nouvelles sources de financement. La présence de représentants de certaines institutions est très utile en vue d'identifier ces sources », a-t-il déclaré.

La diaspora haïtienne compte plus de 2 millions de personnes disséminées à travers le globe. Les principaux pays d'accueil sont les Etats-Unis et le Canada. En 2007, les transferts d'argent des Haïtiens vivants à l'extérieur ont été évalués à plus de 1,65 milliard de dollars US en 2006. Ces chiffres proviennent d'une enquête commanditée par le Fonds multilateral d'investissement (FOMIN) de la Banque interamericaine de developpement (BID) en Haïti.

Des cadres d'institutions dont le Fonds d'assistance et social (FAES), de la Banque interaméricaine de développement (BID), de l'USAID sont intervenus pour présenter leurs institutions et expliquer les mécanismes de décaissement de fonds. Des associations de ressortissants latino-américains sont intervenues au cours de ces assises. Les associations du Mexique, de l'Honduras, du Salvador etc.

Le président de la communauté des Salvadorien unifiés, Luis Felipe Romero, a invité les Haïtiens à s'unir en vue de rendre plus efficace leurs actions. « La diaspora salvadorienne était dans la même situation que celle d'Haïti. Mais avec le temps on a pu réaliser qu'ensemble nous pouvons faire la différence, saisir les potentialités », a-t-il lancé à l'endroit de l'assistance.

Selon Chukwu-Emeka Chikezie de la fondation africaine pour le développement (AFFORD), les projets ne suffisent pas à eux seuls, il faut avoir une vision pour le futur : « Le développement n'est pas une chose facile. Il faut avoir des projets qui débouchent sur la création d'emplois », a-t-il dit.

Après la présentation des représentants des organisations des autres communautés, nos compatriotes ont décidé de mettre sur pied une commission. Cette dernière aura pour tâche de travailler avec les bailleurs et le gouvernement haïtien en vue de rendre efficace l'intervention de ces organisations en Haïti.
La directrice exécutive de Fonkoze, Anne Hasting a profité de ces assises pour vanter la carte Fonkoze. Elle a fait savoir que « grâce à cette carte, les haïtiens pourront par exemple transférer $2500 et ne paieront que $6 de frais. » Une nouvelle qui a réjoui les participants aux ateliers de New York.
En marge de cette journée, Mme Arielle Adrien, représentante de Kiskeya Aqua ferme un projet de relance de la production à Léogâne, n'a pas caché sa satisfaction. « C'est la première fois qu'autant d'organisations oeuvrant dans la diaspora se retrouvent autour d'une table. La présentation de certaines institution comme le FAES nous a permis de voir que des études permettent de mieux comprendre les besoins de la population », a-t-elle indiqué.

La fondatrice et présidente d'une institution servant de parapluie aux organisations de la diaspora dans leur intervention en Haiti, Yveline Momperousse, dit trouver la conférence très positive et croit que ces initiatives sont à encourager.

A quand de nouvelles assises avec les ressortissants haïtiens de la diaspora?

Alain Gaillard, New York
 
     
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