« Il y a une race. Il ne peut pas y avoir de différences raciales s’il n’y a qu’une seule race. Le jour où on réalise que nous sommes tous humains, on ne dira pas « Je suis fièr d’être blanc » parce que le concept même de Noir et de Blanc n’existera plus. L’idéologie du mélange des classes sociales, des groupes ethniques est importante pour l’auteur, car « Ma race est la meilleure » représente pour lui le métissage de l’humain, l’ignorance du racisme- racisme économique, racisme ethnique.
Cet ouvrage est le fruit de ses expérimentations, de son passé, de son vécu, de son implication avec le Centre canadien d’étude et de coopération internationale (CECI) et des actions humanitaires auxquelles il a pris part. Cette œuvre permet de s’ouvrir à un autre aspect du monde, de la race et de l’homme. Alors que d’autres embrassent le monde de façon superficielle, Luck Mervil, dans son ouvrage, pénètre les réalités, les actions et les cultures populaires. Il vogue dans une comparaison continuelle des différentes nations. Il est possible de comprendre que, lors de ses différents voyages, il a dû transporter dans ses bagages des passagers clandestins qui sont les mentalités des peuples. Il parle des Québécois, des Brésiliens, des Africains, des Haïtiens, des Arabes, des Indiens, etc... pour finalement déterminer sa propre race. « Ma race à moi est la meilleure. Le métissage, c’est tout autre chose. Se métisser, c’est s’unir pour devenir plus forts. Et l’objectif ultime, selon moi, serait d’en arriver à ce que s’incarne un être qui posséderait tous les attributs de tous les êtres, qu’il s’agisse de forces ou de faiblesses, parce que même les défauts, au fil de l’adaptation, deviendraient des atouts. »
Si cette maxime de Thomas Hobbes « l’homme est un loup pour l’homme » a été illustrée au fil des siècles et justifiée par plus d’un, Luck Mervil, dans son livre, l’interprète d’une toute autre manière: « L’homme n’est pas un loup pour l’homme, il en est bien pire. Il est un homme pour l’homme. » Selon lui, le métissage constitue évidemment une solution au racisme. « Quand il n’existe plus de distinctions culturelles, deux communautés ne peuvent plus s’opposer l’une à l’autre sur la simple base de la préservation de sa propre suprématie, de la peur de l’inconnu, du rejet de l’autre. Mais nous n’y sommes pas encore, loin de là. » Son écriture est révélatrice d’un monde tel que notre époque le peint, d’un monde qui se forme avec des portions, tandis qu’il devrait former « un tout ».
A l’instar des philosophes d’antan, Luck Mervil aborde des sujets tels que la mondialisation, l’immigration, la religion et propose des solutions. Rien n’est épargné. L’homme de lettres parle. « La mondialisation telle qu’on l’a pensée ne peut pas fonctionner. Cette mondialisation agit sur la planète comme le fait un cancer sur les cellules d’un organisme. »
C’est un ouvrage tout à fait remarquable avec un sens aigu de l’être humain. Avec des opinions qui suscitent de grandes réflexions et avec un œil centré sur l’équilibre mondial. Suivant un regard profond, il est effectivement possible d’admettre que toutes les différences, quelle que soit leur cause, sont le produit de l’humain. Et finalement qui sommes-nous ? Quels que soient le peuple, l’appartenance religieuse, politique ou sociale… Nous sommes tous humains !
« Je suis l’animal raisonnable
Quand la raison me fait faux bond
Ma race à moi est la meilleure
Je suis unique
Je suis humain »
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