Il était question que le gouvernement prenne conseil auprès de la République démocratique du Congo et de l’Afrique du Sud. Cela a-t-il eu lieu ? Faisons-nous une bonne affaire en vendant l’or du Nord ?

Avant de voir les dessous de l’or, le Nord va danser le carnaval national. Septen et Tropic réclament déjà un traitement de choix. Dans leur ville, devant leur public, ils ne veulent pas faire de la figuration.

« Le carnaval au Cap-Haïtien n’aura pas lieu pour que les groupes de Port-au-Prince viennent rouler leurs chars », a dit sur Facebook un observateur. Entendez par là, bon son et matériels de qualité aussi pour les orchestres du Nord.

Les " mardi-gras " du Cap-Haïtien enrichiront-ils le spectacle ou allons-nous transporter bandes à pied, diables, indiens et autres masques de Port-au-Prince pour animer les rues de l’ancien Cap-Français ?

Le carnaval 2013 aura-t-il une trame historique, ressuscitera-t-on des personnages, montera-t-on un scénario ou fera-t-on simplement danser le peuple ?

Que restera-t-il de ce carnaval national au Cap-Haïtien après février 2013 ? La ville va-t-elle reprendre son train-train quand le cortège arpentera d’autres villes à l’avenir ? Aura-t-elle après 2013 un carnaval plus sélect à ajouter à ses attraits touristiques ?

Autant de questions que le comité doit adresser en peu de jours.

L’or comme le carnaval peuvent être des richesses pour le Nord ou n’y apporter que de la discorde.

 

 

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Et si le Nord devenait riche ?
Le Nouvelliste | Publié le :07 janvier 2013
 Frantz Duval

L’année nouvelle naît avec dans son berceau l’annonce de la signature des contrats d’exploitation des gisements d’or, d’argent, de cuivre dans le Nord. Les pelleteuses devraient se mettre en action dans quelques mois, si tout va bien.

Comme pour les contrats d’exploitation des services téléphoniques, on espère que le gouvernement a touché un important à-valoir, une avance, une prime de pas de porte pour laisser des firmes étrangères venir fouler le sol, le creuser et emporter nos minerais par tonne et qu’en sus les retombées seront grasses pendant plusieurs années.

Après la Reynold et le Sedren, tous les gouvernements haïtiens ont toujours été réticents, prudents, pintades et personne n’avait reçu le droit d’exploiter les richesses enfouies dans notre terre. Comme un " la dernière qui restera ", les minerais, dont l’existence est connue depuis belle lurette, couvaient sous terre.

Il était question que le gouvernement prenne conseil auprès de la République démocratique du Congo et de l’Afrique du Sud. Cela a-t-il eu lieu ? Faisons-nous une bonne affaire en vendant l’or du Nord ?

Avant de voir les dessous de l’or, le Nord va danser le carnaval national. Septen et Tropic réclament déjà un traitement de choix. Dans leur ville, devant leur public, ils ne veulent pas faire de la figuration.

« Le carnaval au Cap-Haïtien n’aura pas lieu pour que les groupes de Port-au-Prince viennent rouler leurs chars », a dit sur Facebook un observateur. Entendez par là, bon son et matériels de qualité aussi pour les orchestres du Nord.

Les " mardi-gras " du Cap-Haïtien enrichiront-ils le spectacle ou allons-nous transporter bandes à pied, diables, indiens et autres masques de Port-au-Prince pour animer les rues de l’ancien Cap-Français ?

Le carnaval 2013 aura-t-il une trame historique, ressuscitera-t-on des personnages, montera-t-on un scénario ou fera-t-on simplement danser le peuple ?

Que restera-t-il de ce carnaval national au Cap-Haïtien après février 2013 ? La ville va-t-elle reprendre son train-train quand le cortège arpentera d’autres villes à l’avenir ? Aura-t-elle après 2013 un carnaval plus sélect à ajouter à ses attraits touristiques ?

Autant de questions que le comité doit adresser en peu de jours.

L’or comme le carnaval peuvent être des richesses pour le Nord ou n’y apporter que de la discorde.

 

 

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