Son Excellence Michel Joseph Martelly
Monsieur le Président,
La décennie 1950-1960 a vu bon gré, mal gré un élan considérable vers la modernisation tant par les différents réalisations qui en témoignent : la construction de l’aéroport Maïs-Gaté, les grands travaux de Péligre, le bord de mer de Port-au-Prince (Bicentenaire),
Revenu de Paris, ayant décroché une maîtrise à l’Ecole nationale des ponts et chaussées, l’ingénieur feu Georges Richard Leconte, face à la demande de main-d’œuvre qualifiée, soucieux de transmettre son savoir, imprégné de nouvelles expériences acquises en Europe, eut l’idée de fonder l’ISTH, dite Institution supérieure technique d’Haïti (ISTH) : « Kay Leconte » communément connue.
Aussi le 3 octobre 1962, la première université privée d’Haïti, l’université Leconte d’Haïti (ISTH), a traduit publiquement l’engagement du fondateur qui, par cette initiative, s’est porté garant de la formation de techniciens qualifiés, d’ingénieurs et architectes compétents, et de cadres à même d’exécuter et de mener à bien les grands chantiers de l’heure.
Reconnue d’utilité publique par décret et/ou arrêté présidentiel par le docteur François Duvalier, « Kay Leconte » (ISTH), a pour le moins formé 49 promotions d’ingénieurs, très respectés en raison de leurs réalisations. Leur expertise reste des plus demandées si nous considérons que l’un des ingénieurs en chef, responsable de la reconstruction des Tours jumelles (Projet September Eleven) est un ingénieur formé à l’ISTH. A la FIU, nos ingénieurs professeurs se distinguent. L’un des ingénieurs en chef, responsable de l’exécution du tunnel de New Jersey, est un de nos produits. Cette renommée s’accroche encore à cette institution prestigieuse vieille de 50 ans.
Monsieur le président, il me tient à vous dire combien il reste difficile d’instaurer l’ordre là où anarchie et brouillamini sèment la pagaille. Faisant plutôt l’affaire des responsables qui, par leur laxisme et permissivité en guise de contribution, entravent les décisions du Conseil d’administration de l’ISTH et formalisent fraudes et irrégularités pour arriver à salir l’image de « KAY Leconte ».
Entre autres, distingué chef, recevez les honneurs d’une femme qui ne manque de chérir ce que de bras fort vous imposez et matérialisez. A passer par le programme LEKOL GRATIS : un défi! Un rêve, et… n’importe quoi au dire des détracteurs. Votre force de caractère prend encore le dessus, « TRANSPORT GRATIS » en témoigne. Accompagnant mon époux, l’architecte Maxime Rudolphe Leconte, à qui feu ingénieur Georges Richard Leconte légua sa mission, au regard du feu qui le dévore dans cet exercice, cette passion contagieuse de changer Haïti par l’éducation m’embrase et m’engage. Du même regard, votre passion et détermination à bâtir un État de droit, à refaire l’image d’Haïti, pour l’éducation de masse, pour une Haïti chérie autonome, fière et prospère. Pour ma part, votre haute magistrature, reconnaissez qu’une femme a le droit légitime d’en appeler à son supérieur et/ou chef dans des situations comme aujourd’hui, dépassée par les événements, j'ai recours à vous.
La situation diffère de beaucoup quant à la nouvelle génération fréquentant « KAY Leconte », nos urgences familiales quant à la fragilité de la santé de Murielle Leconte qui requiert notre présence autour d’elle et des actes délibérés de la part d’étudiants policiers (abus de pouvoir, complicité). J’en appelle à la présidence, je m’en reporte Me Jean Renel Sanon, ministre de la Justice pour :
- Sanctionner les mauvais comportements des étudiants qui se mettent au travers des principes et des normes régissant le bon fonctionnement de l’université Leconte d’Haïti (ISTH); et de l'informer que des brigands habillés, malgré la présence d’un agent de sécurité armé (attaché à une compagnie de sécurité), de soi-disant policiers et étudiants qui, sans mandat de perquisition, ont pénétré dans notre résidence privée, procédé aux arrestations illégales à l’endroit de cinq personnes constituant notre petit personnel. Me tenant captive contre grée (en otage), agressant physiquement Nico Casséus, notre fils adoptif. Intimidant le personnel administratif de l’ISTH craignant pareil traitement car, n’eut été l’intervention des gens du quartier, notre gardien prolongerait la liste des détenus au poste de police Station Pompier qui, eux autres, ont passé plus de 12 jours en garde à vue. Ces policiers ont passé outre les limites de leur attribution et, à en croire mes droits, ils ont fait abus d'autorité en procédant à l’arrestation de ces 5 travailleurs engagés le 18 octobre à déblayer et à ramasser les débris de la clôture renversée par ces mêmes étudiants qui, la veille, ont crée un climat de « dechoukay » à la rue du Chili: Jets de pierre, barricades, pneus enflammés…
Toutefois, il faut souligner que cette situation est due à la visite officielle d’un membre de l’ambassade du Canada donnant suite à nos investigations auprès de différentes institutions et employeurs compte tenu de la non-validité des papiers soumis par de prétendants étudiants diplômés chez nous. Justifiant les cas de fraudes révélés après investigations. Si l’on considère que le directeur des études pour sa part s’est permis de délivrer 149 diplômes à des étudiants à l’insu du Conseil d’administration.
Aussi, j’en appelle à votre chef, M. Pierre-Richard Casimir, ministre des Affaires étrangères. Car le fait de changer les spécimens de diplômes et papier à en tête de l’université (scellé avec code fédéral) ne vient qu’à en régulariser ine telle dérive. Et, à mesurer l’impact de cet incident, le Conseil d’administration de l’université Leconte d’Haïti (ISTH) a procédé à l’annulation de 149 diplômes délivrés de façon irrégulière à l’ISTH sous l’administration de M. Luc Montero, directeur des études (2004-2012) qui donnera sa démission en pleine investigation sans remettre de façon formelle et officielle les documents et archives de l’ISTH encore moins un bilan académique.
Encore, j’en appelle à votre autorité, monsieur le ministre Vanneur PIERRE du MENFP :
- A constituer un jury composé de cadres et d'ingénieurs enseignants, les mieux cotés de la place, et d'experts internationaux pour sanctionner, par un examen final, les étudiants figurant sur cette liste et arriver à certifier par devant l’opinion publique leur performance académique. Sur ce, leur délivrer un diplôme en conformité avec les critères et principes d’évaluation imposés par la structure organisationnelle de l’ISTH, de concert avec l’Unesco et le MENFP;
- Se prononcer face à la concurrence déloyale de l’Université Ruben Leconte dite, URL. Fonctionnant avec une patente, sans licence, utilisant à tort « KAY Leconte », slogan et/ou nom commercial de l’ITSH, comme couverture se faisant tout aussi bien passer pour une annexe;
- Pour inciter le ministre des Affaires étrangères à nous accompagner dans nos investigations tant locales qu’internationales pour contrôler ces cas de fraude et à appuyer la décision de déclarer nuls et non avenus les 149 diplômes de la liste soumis à votre révision et traitement.
M. Jean Renel SANON, ministre de la Justice, ancien étudiant de l’ISTH. J’en appelle à votre jugement quant à l’injustice faite par des étudiants et policiers au préjudice de 4 personnes (petit personnel de l’ISTH) comparues en justice le mercredi 31 octobre 2012 après 12 jours de détention à la Station Pompier.
Si l’une d’entre elles, à la suite d'un seul appel (coup de fil), a su se tirer d’affaire, les 4 autres sont victimes de commérages et de machinations.
Cc. Honorable ministre Vanneur Pierre, MENFP
Honorable Pierre Richard Casimir, ministre des Affaires étrangères
Honorable Jean Renel Sanon, ministre de la Justice
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