www.dancingastronaut.com, il a reçu de nombreuses offres dont une de Phazing Records, le label du DJ, remixeur et producteur australien Dirty South. Le jeune a sauté sur cette chance. Et le voilà prêt à se lancer dans l’univers du house. « Je suis très fier d’être le premier Haïtien à véritablement se lancer dans ce domaine. Et je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que ça marche », confie celui qui a déjà enregistré quelques morceaux avec Dirty South.

Alors que Michael Brun se lance dans une carrière ô combien prometteuse, Gilles Malval annonce sa retraite. « J’arrête professionnellement. Mais il m’arrivera sans doute de performer dans des fêtes privées pour des amis », tient-il toutefois à préciser.

Gilles a donc eu une carrière de plus de quinze ans dans un domaine dans lequel il dit être arrivé par erreur. « Je ne voulais pas particulièrement être DJ. Mais à l’école, j’avais la plus grande collection de musiques, et j’ai commencé à faire des cassettes pour mes camarades avant d’officiellement animer leurs soirées », explique-t-il. Mais au bout des années, les centres d’intérêts de Gilles ont changé. « Je suis plus motivé par l’organisation de soirées qu’à être DJ », confie l’artiste qui a fondé, il y a moins d’un an, Noctem Entertainment une compagnie qui organise justement des soirées de tous genres.

Gilles fait aussi office de manager de Michael Brun, en attendant que cette fonction soit assurée par une firme internationale. Par la suite, il deviendra le conseiller du novice et l’accompagnera lors de ses tournées. « J’en ai aussi fait la promesse à ses parents, qui ne voulaient justement pas le laisser partir seul », ajoute-t-il.

Gilles croit en son petit protégé. Il suit ses progrès depuis ses débuts et est très fier du travail accompli. Mais surtout, il ne cesse de lui prodiguer des conseils. « Michael est un peu le petit frère que je n’ai jamais eu », confie-t-il.

 

Encadré

Sa famille, la véritable passion de Michael Brun

La passion avec laquelle le jeune producteur parle de sa famille tout au long de l’interview est admirable. Ses yeux brillent quand il parle de sa petite sœur, qu’il dit adorer, et les moments passés à la mer avec sa famille. Quand il cite ses activités préférées, celles-ci incluent toutes un ou des membres de sa famille. « J’adore jouer au babyfoot avec ma famille. I’m the best in the country! Demande à oncle Johnny », dit-il, tout sourire. Le DJ avoue adorer manger. Mais tout de suite après, il mentionne la cuisine de sa mère à laquelle il ne résiste pas. Le jeune garçon ne voit pourtant sa famille que deux fois par an en raison de ses études, et une fois parti en tournée, il lui sera encore plus difficile de les voir.

 

 

 

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Gilles Malval et Michael Brun, un duo bien mixé
Le Nouvelliste | Publié le :26 octobre 2012
 Daphney Valsaint Malandre
Gilles Malval est l'un des pionniers du mouvement DJ en Haïti, et surtout l'un des premiers DJ haïtiens à s'aventurer dans l'univers du house music. Michael Brun, jeune DJ et producteur, jouant exclusivement du house, est le petit protégé de Gilles depuis quelques années. Rencontre avec ces deux personnalités différentes sur bien des points mais animées d'une même passion.

Gilles et Michael me reçoivent au Backyard, club récemment ouvert à Pétion-ville. L’espace est relativement vide en cette fin d’après-midi et on peut s’installer à notre guise. Je suis d’abord frappée par la complicité qui règne entre mes deux hôtes. Bien qu’il doive visiblement exister une différence d’âge de plus d’une dizaine d’années entre eux, les deux disc-jockeys semblent s’entendre à merveille. Ils échangent des blagues auxquelles je ne comprends pas grand-chose (et dont j’espère ne pas avoir fait les frais). Ils sont aussi très sympathiques.

Mon attention se porte d’abord sur le jeune DJ et producteur, Michael Brun, que l’on ne connaît pas encore trop bien chez nous. Yeux tamarin, sourcils fournis bien dessinés et peau de pêche mûre… ses traits laissent deviner des origines asiatiques, qu’il n’a pourtant pas. Ce gringalet au visage enfantin sera bientôt, à coup sûr, la coqueluche des adolescentes.

Gilles Malval, en revanche, transpire de maturité du haut de ses 36 ans. Et son 1,97 m lui confère un air des plus imposants. Les deux ont pourtant en commun leur amabilité et une attitude simple.

Mes premières questions sont adressées à Michael. Sa voix est d’abord hésitante. Mais il acquiert de l’assurance en évoquant la musique, sa passion de toujours. Comme de nombreux autres DJ avant lui, ce jeune garçon de 20 ans fait ses armes dans les fêtes privées. Mais il est aussi de ceux qui ont la musique dans le sang. Né de parents musiciens – sa mère joue au piano et son père est Patrick Brun, membre de Skandal –, Michael a joué au piano, au violon et à la guitare, entre autres, dès son plus jeune âge. Il jouit aussi du support inconditionnel de ses parents. Ces derniers lui permettent d’ailleurs d’arrêter ses études pour une année, le temps pour lui de se consacrer entièrement à la musique. Si ses rêves ne se concrétisent pas au cours de cette période, le Davidson College, où il a commencé des études en médecine depuis 2010, lui permettra de reprendre ses cours l’année prochaine tout en continuant à bénéficier de la bourse complète qui lui a été accordée.

Toutefois, Michael est confiant en son avenir dans la musique. De la réalisation de mashup à la production de ses propres beats, le jeune DJ a parcouru du chemin. Mais il ne fait pourtant que commencer. Repéré dans le Top 5 upcomers réalisé par le site internet www.dancingastronaut.com, il a reçu de nombreuses offres dont une de Phazing Records, le label du DJ, remixeur et producteur australien Dirty South. Le jeune a sauté sur cette chance. Et le voilà prêt à se lancer dans l’univers du house. « Je suis très fier d’être le premier Haïtien à véritablement se lancer dans ce domaine. Et je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que ça marche », confie celui qui a déjà enregistré quelques morceaux avec Dirty South.

Alors que Michael Brun se lance dans une carrière ô combien prometteuse, Gilles Malval annonce sa retraite. « J’arrête professionnellement. Mais il m’arrivera sans doute de performer dans des fêtes privées pour des amis », tient-il toutefois à préciser.

Gilles a donc eu une carrière de plus de quinze ans dans un domaine dans lequel il dit être arrivé par erreur. « Je ne voulais pas particulièrement être DJ. Mais à l’école, j’avais la plus grande collection de musiques, et j’ai commencé à faire des cassettes pour mes camarades avant d’officiellement animer leurs soirées », explique-t-il. Mais au bout des années, les centres d’intérêts de Gilles ont changé. « Je suis plus motivé par l’organisation de soirées qu’à être DJ », confie l’artiste qui a fondé, il y a moins d’un an, Noctem Entertainment une compagnie qui organise justement des soirées de tous genres.

Gilles fait aussi office de manager de Michael Brun, en attendant que cette fonction soit assurée par une firme internationale. Par la suite, il deviendra le conseiller du novice et l’accompagnera lors de ses tournées. « J’en ai aussi fait la promesse à ses parents, qui ne voulaient justement pas le laisser partir seul », ajoute-t-il.

Gilles croit en son petit protégé. Il suit ses progrès depuis ses débuts et est très fier du travail accompli. Mais surtout, il ne cesse de lui prodiguer des conseils. « Michael est un peu le petit frère que je n’ai jamais eu », confie-t-il.

 

Encadré

Sa famille, la véritable passion de Michael Brun

La passion avec laquelle le jeune producteur parle de sa famille tout au long de l’interview est admirable. Ses yeux brillent quand il parle de sa petite sœur, qu’il dit adorer, et les moments passés à la mer avec sa famille. Quand il cite ses activités préférées, celles-ci incluent toutes un ou des membres de sa famille. « J’adore jouer au babyfoot avec ma famille. I’m the best in the country! Demande à oncle Johnny », dit-il, tout sourire. Le DJ avoue adorer manger. Mais tout de suite après, il mentionne la cuisine de sa mère à laquelle il ne résiste pas. Le jeune garçon ne voit pourtant sa famille que deux fois par an en raison de ses études, et une fois parti en tournée, il lui sera encore plus difficile de les voir.

 

 

 

Daphney Valsaint Malandre
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