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L'EDITO DU JOUR
par Frantz Duval duval@lenouvelliste.com Twitter:@Frantzduval
Le Brésil, parmi les nouveaux meilleurs amis d'Haïti, est en train de prendre une place à part. Depuis 2004, la terre de Pelé fournit une portion importante du contingent des troupes de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustha). Cette dernière permet au pays le plus va...
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Jean Pierre Vertus Mannequin à Hollywood
Le Nouvelliste | Publié le :25 septembre 2012
 Propos recueillis par Samanda LEROY
On se demande pourquoi on ne l'a pas reconnu plus tôt ! Jean Pierre a posé pour de grandes marques telles que Old Navy, Samsung, Trina Turk, Sears, Target. Sur l'écran, on peut voir JP dans la série TV Heroes et quelques films comme ''When will I be loved'' (2004), ''Nora's Hair Salon II'' (2008), ''Renouncing Angelica'' (2009), mais aussi, dans la vidéo de Akon et de Keri Hilson de la Coupe du monde 2010 dans son rôle de tambourineur. Né le 6 mars 1978 en Haïti, Jean Pierre Vertus dit « JP » est reconnu en tant que mannequin et en tant qu'acteur. Aujourd'hui, il répond aux questions de Ticket Magazine.

Comment es-tu devenu mannequin ?

C’est Magalie Racine qui m’a découvert dès l’âge de 15 ans. J’ai commencé à défiler pour elle à son école, Perfection.

À quel moment as-tu su que tu voulais intégrer le monde de la mode ?

Quand tous mes proches ont commencé à m’encourager, j’ai su que je voulais vraiment intégrer le monde de la mode.

Quels sont tes pires et tes meilleurs souvenirs de ce métier ?

Je pense que les pires souvenirs sont le nombre de refus que j’ai essuyés. Les meilleurs sont surtout les opportunités de voyager !

Tu es également acteur. Comment gères-tu ces deux activités ?

Réussir comme acteur c’est mon rêve, alors je me consacre davantage à cette activité. Etant donné que les deux sont liées, c’est très facile de s’y adapter. Je me considère d’abord comme acteur, ensuite mannequin.

Quelle différence il y a-t-il entre le « JP » dans sa famille et le « JP » mannequin et acteur ?

 Il n’y a pas vraiment une grande différence en famille et au travail. Je suis le même. Evoluer dans ce métier est ce qui me permet d’être moi-même. Je suis toujours dans un environnement où je peux m’amuser. J’adore mon métier.

Quelles difficultés as-tu rencontrées en tant qu’Haïtien ?

Les difficultés que j’ai rencontrées étaient les mêmes pour n’importe quel mannequin noir. C’est évident qu’il y a beaucoup plus d’opportunités pour les mannequins blancs. Dans ce milieu, c’est comme ça !

Quel est ton meilleur atout de séduction ?

Je peux dire que mon meilleur atout de séduction est simplement d’être moi-même. Je souris tout le temps.

Comment gères-tu ton physique ?

En ce qui concerne mon physique, je dois avouer que Dieu m’a béni (rire) ! Pour être honnête, je vais très rarement au gym. 

Il y a-t-il un modèle qui t’a influencé à devenir mannequin ?

Le seul modèle à m’avoir influencé à devenir mannequin est Tyson Beckford.

As-tu une préférence entre le mannequinat et le cinéma ?

Je préfère être acteur. Mon but dans la vie c’est d’être une inspiration pour les autres, de donner l’espoir et de changer des vies. Je pense qu’à travers le grand écran, je peux réaliser beaucoup plus que sur des pages. Un mannequin n’est qu’une belle image muette ! Le rôle idéal de ma vie d’acteur serait de jouer un personnage historique haïtien comme Toussaint ou Dessalines.

Peux-tu dire que tu as réalisé ton plus grand rêve en devenant mannequin ?

Pas tout à fait, parce que je suis toujours à la poursuite de ce rêve qui est de poser pour Ralph Lauren.

Penses-tu rester longtemps modèle et acteur ?

George Burns a joué son dernier rôle à l’âge de 98 ans ; Morgan Freeman a 75 ans et continue à travailler. Il y a définitivement une longévité dans le cinéma que l’on ne trouve pas dans d’autres. En revanche, étant mannequin, il y une limite avec l’âge. Avec le théâtre ou la TV, on peut jouer jusqu'à la fin de nos jours. Etre acteur c’est presque comme rester un enfant pour toujours. On peut être qui on veut : un avocat, un super héros, un médecin, un fou, un fantôme... Enfin, c’est le monde de l’imagination, et l’imagination n’a aucune limite.

J’adore ce que je fais et je le ferai jusqu'à ce que cela ne m’intéresse plus. Je n’ai pas encore atteint mon but, mon rêve ultime. Je suis encore à sa poursuite. C’est la raison pour laquelle je continue. Les grands acteurs disent qu’ils continuent toujours à apprendre, à s’améliorer. Alors je pense qu’à mon âge ce serait impossible de dire que j’y suis arrivé ! Je suis heureux parce que je poursuis ma passion, mais la satisfaction sera atteinte quand je saurai que j’ai accompli un certain nombre de projets.

Que fais-tu généralement pour te détendre ?

J’adore cuisiner et peindre tout en écoutant  la musique. A présent, j’apprends la guitare qui est mon instrument de musique préféré !

Les femmes (et même les hommes) peuvent te tomber dessus. Comment gères-tu ton côté affectif ?

J’apprécie tous les compliments. Je ne décide pas de sortir avec quelqu’un simplement par ce qu’il me tombe dessus. Il faut de la substance et définitivement un sens de l’humour !

As-tu déjà posé nu ?

Oui, j’ai posé nu une fois. J’étais un peu angoissé, mais les photos étaient prises de manière très artistique, comme une statue de Michelangelo.

Fais-nous part de tes projets actuels.

A présent je travaille sur mon premier film haïtien, titré La Fleur et réalisé par Thomas Nybo, que je vais commencer en janvier 2013. Je joue le rôle d’un gangster, le patron. Je suis fier de ce rôle parce que c’est mon premier rôle haïtien, en Haïti, en créole ! En plus, la première fois que j’entame un rôle complètement opposé de qui je suis en réalité. J’ai aussi travaillé sur un documentaire à propos du séisme réalisé par ma meilleure amie Claudine Oriol. Je travaille aussi avec l’orphelinat RENMEN que ma mère Florence Thybulle a commencé il y a 20 ans ! 

Je continue sur le chemin que Dieu m’a tracé, tout en inspirant les autres à faire de même. Pour moi, le vrai bonheur dans la vie c’est d’écouter son cœur et de faire ce qui nous passionne et aider les autres.

Propos recueillis par Samanda LEROY
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