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par Lemoine Bonneau lbonneau@lenouvelliste.com
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Déborah La Diva
Le Nouvelliste | Publié le :20 septembre 2012
 Dimitry Nader Orisma
A presque 10 ans, elle remporte sur 109 postulants la 4e édition de Soleil d'Été, l'émission estivale la plus prisée sur le p'tit écran. Sa première participation à ce concours de chasse aux talents honore sa famille et sa communauté. Déborah Henristal, la petite diva à la voix souple et feutrée, infuse les qualités d'une mini-star évangélique. Simple, souriante et captivante, la jeune chanteuse, déjà, fait ses bagages pour un voyage artistique époustouflant.

Son nom d’artiste est Déby. Nom que la gagnante prononce gracieusement avec un ton différent. Bijou de grande valeur, la benjamine et la princesse de la famille Henristal est une sirène. Un diamant tombé d’un coffret dirait Francis Cabrel. Ce soleil scintillant né le 26 septembre 2002 à Delmas réchauffe le coeur. Elle apporte joie et divertissement à qui veut l’entendre chanter. Sa voix est musique, source de réconfort et d’évasion. Promue pour la 5e année fondamentale, cette fillette aux grands yeux noirs est une légende. Une enfant prodige qui gagne de l’intérêt avec son entrée en scène.
En 2007, Déby chante pour la première fois en public à l’âge de 5 ans. La petite n’est pas timide, ni stressée. Elle maîtrise sa voix comme elle articule bien les mots. D’ailleurs c’est la routine qu’elle fait sous la douche, entre amis, à l’école et sans s’en rendre compte. Encouragée par ses parents, la native de la Balance pose l’acte mémorable qui aura dévoilé son talent avec brio. « Je savais que Déborah savait chanter, comme tous mes enfants le font à l’église le dimanche.
Elle aime beaucoup les chansonnettes françaises. Mais le jour où elle a donné sa première prestation sur scène, lors d’un spectacle de quartier, j’avais toute suite reconnu en elle une diva », se rappelle le père de Déby, Rénald Henristal, superviseur à Tropic S.A.
Après avoir décelé et expérimenté ce don au fil du temps à travers des spectacles et des concerts évangéliques, Déborah s’est fait inscrire cette année à Soleil d’Été par Yolande, sa soeur aînée. La fillette de foi chrétienne toutefois n’est pas intéressée. Elle adore l’émission, surtout la chorégraphie « pedale, pedale, pedale… » qu’elle reprend de temps à autre. Mais l’idée de participer à ce jeu d’enfant la panique. Car la prétendue demoiselle se croyait trop âgée pour ce genre d’exercice à la télé. Convaincue malgré elle, Déby, une fois dans le show, ne tarde pas à tomber amoureuse du concours. Pendant cette période elle ne parlera que des moments de loisirs passés à ce programme divertissant, témoigne Yolande.
Au cours de la finale qui s’est tenue le 8 septembre 2012, Déby, qui ne faisait que s’amuser durant les éliminatoires, est persuadée qu’elle va décrocher la palme. « Elle est toujours sûre de ce qu’elle fait. Avant la finale, dans la matinée, je lui répétais : « talent + connaissance et discipline = succès », pour qu’elle soit ferme au cas où ça aurait mal tourné. Aussi, je lui ai dit que toute chose concourt au bien de ceux qui aiment Dieu. Félicite les autres postulants et ne sois pas déçue quel que soit le résultat », confie son père, se rappelant que Déborah, persuasive, lui avait chuchoté à l’oreille qu’elle va gagner tout de même.
San grands efforts, Déborah Henristal atteint l’objectif qu’elle s’était fixée. L’opinion publique, bien avant le verdict du jury avait décerné le premier prix à Déborah, qui était incontestablement sans rival tout au long du concours. Dans son quartier, à Maïs-Gaté 23 (village Caonabo), ne foule en liesse l’a accueillie et célébré son triomphe presque toute la nuit ce jour-là. La fan d’Eddy Murphy a gagné haut la main son premier et fraye désormais sa route.

A présent, elle Déborah est très sollicitée et sa dernière prestation en date remonte à la vente-signature de Sébastien Pierre. Yolande, qui présentement joue le rôle de manager, peine à joindre les deux bouts. Tant bien que mal, elle prépare la sortie du premier album de sa jeune soeur.
L’opus dont la signature est prévue pour l’année prochaine sera composé de musiques évangéliques. Entretemps, Déby apprend à jouer la guitare basse, son instrument favori, pour renforcer sa présence scénique. Ses frères et soeurs, qui sont eux aussi musiciens et chanteurs, envisagent de former un groupe. Mais jusque-là c’est Déby la star, conclut Yolande. Et quand ceux qui souhaiteraient la voir sur scène, la finale Miss Anayizz est une occasion en or à ne pas rater.

Dimitry Nader Orisma
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