Protestations et  réplique du ministère de la Culture

Aussitôt que le gouvernement a lancé l’idée de festivités l’une après l’autre pour réveiller une capitale engourdie et attirer cette denrée rare en Haïti qu’est le touriste, des voix se sont élevées pour protester contre cette politique culturelle qui apaise les mœurs à coups de décibels. L’argument présenté par les contempteurs du gouvernement : l’État gaspille trop l’argent du Trésor public dans les festivités qui ne sont pas rentables pour le pays.

Un mois après le carnaval des Fleurs, le ministère de la Culture a répliqué en présentant un bilan financier des festivités. Le président du comité du carnaval, Jean-Dany Pierre François, au cours d’un point de presse, s’était réjoui que ce fut «pour la première fois que l’Etat haïtien a eu un solde positif suite à l'organisation d’un carnaval dans le pays ». Un solde positif de plus de 20 millions de gourdes ! Inouï dans les annales des festivités populaires.

Le ministère des Finances, avait souligné Jean-Dany Pierre François, avait accordé 65 millions de gourdes au comité pour l’organisation du carnaval  des Fleurs. Une partie de cette valeur a servi à éponger les dettes du carnaval des Cayes (environ 30 millions de gourdes). A la grande surprise des citoyens, la location des stands a rapporté au Trésor public plus de 150 millions de gourdes.

En dépit des arguments financiers présentés au public dans un souci de transparence, les protestations n’ont pas cessé d'alimenter des débats sur les antennes des stations de radio de la capitale contre l’idée d’organiser à nouveau des festivités avant la rentrée des classes qui se fait sur fond de grogne et de cherté de la vie.

La décision de clôturer les longues vacances sans  bamboche est, d’après certains observateurs, la plus sage des décisions du gouvernement.

" /> Le Nouvelliste - Plus de DJ-naval avant la rentrée scolaire
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par Frantz Duval duval@lenouvelliste.com Twitter:@Frantzduval
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NATIONAL

Plus de DJ-naval avant la rentrée scolaire
Le Nouvelliste | Publié le :18 septembre 2012
 Claude Bernard Sérant serantclaudebernard@yahoo.fr

Après le carnaval national aux Cayes dans la métropole du Sud, le carnaval des Fleurs à Port-au-Prince, la troisième réjouissance populaire, en d’autres mots, ce que la population haïtienne a baptisé DJ-naval, n’aura pas lieu cette année. Le gouvernement Lamothe concentre actuellement toutes ses énergies sur la rentrée scolaire, a informé le ministre de la Culture, Mario Dupuy, au cours de la cérémonie officielle de remise de prix du concours « La plus belle photo du carnaval des Fleurs, le mardi 18 septembre, dans les locaux du ministère de la Culture. Au passage signalons que le premier prix catégorie professionnel a été remporté par Pierre Michel Jean  (75 000 gourdes) et le deuxième prix de la catégorie amateur par Yves Montoban  (50 000 gourdes). Toutes les autres photographies qui illustreront le livre attendu sur le carnaval des Fleurs seront payées au prix de 4 000 gourdes l’unité.

Protestations et  réplique du ministère de la Culture

Aussitôt que le gouvernement a lancé l’idée de festivités l’une après l’autre pour réveiller une capitale engourdie et attirer cette denrée rare en Haïti qu’est le touriste, des voix se sont élevées pour protester contre cette politique culturelle qui apaise les mœurs à coups de décibels. L’argument présenté par les contempteurs du gouvernement : l’État gaspille trop l’argent du Trésor public dans les festivités qui ne sont pas rentables pour le pays.

Un mois après le carnaval des Fleurs, le ministère de la Culture a répliqué en présentant un bilan financier des festivités. Le président du comité du carnaval, Jean-Dany Pierre François, au cours d’un point de presse, s’était réjoui que ce fut «pour la première fois que l’Etat haïtien a eu un solde positif suite à l'organisation d’un carnaval dans le pays ». Un solde positif de plus de 20 millions de gourdes ! Inouï dans les annales des festivités populaires.

Le ministère des Finances, avait souligné Jean-Dany Pierre François, avait accordé 65 millions de gourdes au comité pour l’organisation du carnaval  des Fleurs. Une partie de cette valeur a servi à éponger les dettes du carnaval des Cayes (environ 30 millions de gourdes). A la grande surprise des citoyens, la location des stands a rapporté au Trésor public plus de 150 millions de gourdes.

En dépit des arguments financiers présentés au public dans un souci de transparence, les protestations n’ont pas cessé d'alimenter des débats sur les antennes des stations de radio de la capitale contre l’idée d’organiser à nouveau des festivités avant la rentrée des classes qui se fait sur fond de grogne et de cherté de la vie.

La décision de clôturer les longues vacances sans  bamboche est, d’après certains observateurs, la plus sage des décisions du gouvernement.

Claude Bernard Sérant serantclaudebernard@yahoo.fr
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