Quelques dizaines de personnes ont pris part, ce jeudi, au Cap-Haïtien, à un sit-in, organisé par l’organisation « Siklon’n – louvri je- van vante- bare yo » sur la place de la cathédrale afin de dénoncer, selon elles, les dérives du pouvoir en place et la corruption qui gangrène le régime Martelly.
Le principal instigateur de cette manifestation anti-gouvernementale au Cap-Haïtien, Élusca Charles, a expliqué aux journalistes que le pouvoir dirigé par le président Martelly est en train de conduire le pays dans l’abîme.
Les participants à ce sit-in ont également lancé des flèches à l’endroit de la famille présidentielle, accusée, selon eux, de corruption.
Le représentant de l’exécutif, Yvon Altéon, et son cousin, chargé de mission, Martin Pierre, n’ont pas été épargnés. M. Charles qui s’est revêtu, à la fin du sit-in, d’une toge, a agi comme un juge siégeant dans un tribunal populaire, afin, selon lui, de sanctionner les corrompus.
Sur la liste des accusés se trouvent le président de la République, sa femme et son fils Olivier, le Premier ministre, le ministre chargé des relations avec le Parlement, le représentant de l'executif dans le Nord; tous ont été condamnés par « le tribunal populaire » d’Élusca Charles.
Michel Martelly, sa femme Sophia et le délégué départemental du Nord, Yvon Altéon, ont été condamnés à perpétuité, selon le verdict du « juge symbolique » Élusca Charles, le coordonnateur de l'Organisation du peuple en lutte dans le Nord.
La vie chère, l’insécurité, un éventuel déguerpissement des familles occupant les terres des Jean Pierre et Laroche figurent parmi les préoccupations des participants à ce sit-in, organisé au lendemain d’une impressionnante manifestation anti-gouvernementale au Cap-Haïtien.
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