Mise au point

La présence de la ministre dans la Grand'Anse a permis au directeur médical de l’hôpital Saint-Antoine, le Dr Jean-Marie Duvilaire, de faire le point. Il a expliqué que depuis 27 mois qu'il est à la tête de cette structure publique, il a essuyé des insultes tous azimuts à cause des services fournis par ce qu’il considère « comme une boîte, un hôpital entre guillemets ». Pour remédier à ce problème, a-t-il expliqué, il a  sollicité le concours des partenaires internationaux. « Je me suis adressé à des institutions étrangères puisque le ministère de la Santé ne pouvait pas répondre à mes ambitions », a-t-il expliqué.

Le centre hospitalier universitaire de Nantes est l’une des institutions à avoir répondu positivement à son appel : l'équivalent de deux millions six cent mille gourdes a été décaissé par ladite institution. Par la suite, des institutions américaines rejoindront le projet comportant plusieurs phases : construction d’un atelier de travail, réparation de matériel médical, restauration de trois anciennes salles de la maternité (équipements et matériel), programme de mère kangourou pour diminuer le taux élevé de mortalité maternelle et infantile à l’hôpital.

 « En novembre 2011, nous avons signé un protocole d’accord avec le centre hospitalier universitaire de Nantes qui devra nous assister sur une période de trois ans pour relever le niveau de l’hôpital », a informé le Dr Duvilaire.

Plus loin, il a rappelé que « depuis l’année 2009, l’hôpital Saint-Antoine n’a reçu aucune subvention de la part du ministère de la Santé, bien qu'après le 12 janvier 2010 le MSPP ait déclaré que  les soins de santé étaient gratuits ». Toutefois, a-t-il noté, le MSPP vient revitaliser le projet en prenant le relais.

Le Dr Guillaume a salué le leadership du Dr Duvilaire et a déclaré recevoir, au nom du ministère, la critique de celui-ci de façon positive. « Ne pas avoir reçu d’allocation du MSPP est peut-être ce qui a provoqué le déclic chez vous, à savoir : faire appel à d’autres partenaires ; c’est ce qui permettra un jour à l’hôpital de jouir de cette autonomie dont nous parlons », a insisté la ministre, tout en mettant un bémol sur le chapitre des patients vulnérables qui n’arrivent pas à se payer des soins de santé. « En fait, toute la question est de savoir comment faire le bien pour le plus grand nombre », s’est interrogée la titulaire du ministère de la Santé dont la mission est d’assurer l’accès aux soins et services à toute la population.

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Grand'Anse / MSPP
Relance des travaux de construction de l'hôpital Saint-Antoine de Jérémie
Le Nouvelliste | Publié le :29 août 2012
 Claude Bernard Sérant serantclaudebernard@yahoo.fr

Pendant le passage du cyclone Isaac sur Haïti, la ministre de la Santé publique et de la Population, le Dr Florence D. Guillaume, s’est rendue à Jérémie pour relancer la construction de l’hôpital Saint-Antoine, la plus grande structure sanitaire publique du département de la Grand’Anse. Un acte de bravoure que le directeur sanitaire du département de la Grand’Anse, Jean-Lionel Jérôme, a salué.

Commencés en 2008, les travaux de construction de la maternité de l’hôpital public s’étaient arrêtés.  Dans le cadre de l’amélioration des conditions sanitaires, onze millions de gourdes environ tirés du Trésor public haïtien ont été débloqués pour redémarrer le chantier. « Je ne suis pas ici pour poser une première pierre. Je suis à Jérémie pour vous dire concrètement que les chantiers de la maternité sont ouverts. L’accord est signé. La firme de construction a déjà reçu 40% du montant », a déclaré le Dr Guillaume, à la salle de conférence de l’hôpital de Jérémie.

Le bâtiment de l’hôpital aura deux niveaux. Le niveau supérieur comprendra un pavillon privé (trois chambres semi-privées et cinq autres privées.)

Mise au point

La présence de la ministre dans la Grand'Anse a permis au directeur médical de l’hôpital Saint-Antoine, le Dr Jean-Marie Duvilaire, de faire le point. Il a expliqué que depuis 27 mois qu'il est à la tête de cette structure publique, il a essuyé des insultes tous azimuts à cause des services fournis par ce qu’il considère « comme une boîte, un hôpital entre guillemets ». Pour remédier à ce problème, a-t-il expliqué, il a  sollicité le concours des partenaires internationaux. « Je me suis adressé à des institutions étrangères puisque le ministère de la Santé ne pouvait pas répondre à mes ambitions », a-t-il expliqué.

Le centre hospitalier universitaire de Nantes est l’une des institutions à avoir répondu positivement à son appel : l'équivalent de deux millions six cent mille gourdes a été décaissé par ladite institution. Par la suite, des institutions américaines rejoindront le projet comportant plusieurs phases : construction d’un atelier de travail, réparation de matériel médical, restauration de trois anciennes salles de la maternité (équipements et matériel), programme de mère kangourou pour diminuer le taux élevé de mortalité maternelle et infantile à l’hôpital.

 « En novembre 2011, nous avons signé un protocole d’accord avec le centre hospitalier universitaire de Nantes qui devra nous assister sur une période de trois ans pour relever le niveau de l’hôpital », a informé le Dr Duvilaire.

Plus loin, il a rappelé que « depuis l’année 2009, l’hôpital Saint-Antoine n’a reçu aucune subvention de la part du ministère de la Santé, bien qu'après le 12 janvier 2010 le MSPP ait déclaré que  les soins de santé étaient gratuits ». Toutefois, a-t-il noté, le MSPP vient revitaliser le projet en prenant le relais.

Le Dr Guillaume a salué le leadership du Dr Duvilaire et a déclaré recevoir, au nom du ministère, la critique de celui-ci de façon positive. « Ne pas avoir reçu d’allocation du MSPP est peut-être ce qui a provoqué le déclic chez vous, à savoir : faire appel à d’autres partenaires ; c’est ce qui permettra un jour à l’hôpital de jouir de cette autonomie dont nous parlons », a insisté la ministre, tout en mettant un bémol sur le chapitre des patients vulnérables qui n’arrivent pas à se payer des soins de santé. « En fait, toute la question est de savoir comment faire le bien pour le plus grand nombre », s’est interrogée la titulaire du ministère de la Santé dont la mission est d’assurer l’accès aux soins et services à toute la population.

Claude Bernard Sérant serantclaudebernard@yahoo.fr
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