Le Premier ministre Laurent Lamothe a été ces derniers jours en première ligne pour sensibiliser la population aux risques de la tempête tropicale Isaac. Réunion avec la Première dame au Centre d'opération d'urgence nationale (Coun). Visite sur le terrain avec le président de la République. Tournée dans les médias avec le ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales.
Dans un entretien accordé à Wendel Théodore, le PM n’a pas pu éviter une question politique, même si la météo et les précautions à prendre étaient au cœur de l’émission spéciale.
Selon le présentateur vedette de radiotélé Métropole, le président du Sénat, Dieuseul Simon Desras dit craindre un cyclone politique dans les prochains jours, allusion transparente à la crise découlant de la mise sur pied du Conseil électoral permanent de six membres.
Le Premier ministre, de plus en plus politicien et bon communicateur, a pris le soin de souligner dans sa réponse que nous devons tout faire pour éviter ce cyclone qui n’est pas naturel.
« Les cyclones politiques, on peut les créer, on peut aussi les désamorcer », selon Laurent Lamothe.
Le Premier ministre suggère que les parties concernées s’asseyent autour d’une table, discutent et résolvent les problèmes.
L’homme qui a collectionné les postes de haut niveau depuis que Michel Martelly est président a pris soin de souligner que le chef de l’Etat n’a fait que publier des amendements de la Constitution qu’il n’avait pas introduits. Ces amendements font obligation de mettre sur pied un Conseil électoral permanent et fixent la procédure pour désigner les membres habilités à en faire partie.
Pour Lamothe, le très souhaitable chita tande doit respecter les prescrits de la Constitution. Mais, à bien entendre le PM, entre le texte et le CEP, il y a quand même de la place pour des discussions pour éviter le fameux cyclone politique craint par le sénateur Desras.
A bien comprendre le Premier ministre, peut-on encore changer des pièces dans la machine électorale, remplacer des hommes, graisser les rouages ?
Le cap sur les inévitables et prochaines élections sera-t-il mis après un replâtrage du CEP des six ou avec des garanties données aux partis politiques inquiets ?
D’un cyclone à l’autre, il y en a que l’on ne peut éviter et d’autres auxquels on doit aménager un passage en douceur.
Qu’en pensent les faucons et les colombes qui font nid commun au sein du gouvernement Martelly-Lamothe ?
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