Dans le cadre de ce projet financé conjointement par l’Union européenne et le ministère de l'Agriculture, du matériel de pêche, tels que bateaux, moteurs, GPS et autres, étaient remis à des pêcheurs via la Coopération des Chardonnésiens pour le développement de Chardonnières, rapporte Jocelyn Borgellat. Les pêcheurs bénéficiaires devaient en retour rembourser le coût du matériel de pêche par le biais de l’institution de microcrédit dénommée Coopérative d’épargne et de crédit de Chardonnières (CECC). Malheureusement, le projet a été interrompu, deplore Borgellat, nostalgique de cette période où la pêche était encore rentable dans ces communes de la côte sud d’Haïti.
« Il y a environ 10 ans, la pêche était très rentable grâce à une technique appelée dispositif de concentration de poissons (DCP), placé en haute mer . Il suffisait de localiser le DCP à l’aide d’un GPS qui était à la disposition des pêcheurs pour attraper les poissons ». « Aujourd’hui, explique Jocelyn Borgellat, les DCP n’existent plus. Les moteurs sont confisqués par des particuliers, fustige le Chardonnésien, récemment nommé vice-délégué de l’arrondissement des Chardonnières. Pour implémenter ce programme, un fonds de 2 millions de gourdes avait été alloué à la Coopérative d’épargne et de crédit de Chardonnières (CECC), selon Borgellat, qui déplore l’absence du Ministère de l’Agriculture dans la zone.
Abandonnés, les responsables de l’Association pour le développement de Chardonnières(ADECSH) estiment urgent de relancer la pêche en vue de garantir la sécurité économique des habitants de cette commune dont la population est estimée à plus de 40 000 habitants. Alix Denis Hibart, président de l’ADESCH, annonce pour bientôt la présentation d’un projet visant à dynamiser le secteur de la pêche. « Jusqu’ici, la mer est une richesse non exploitée. Les pêcheurs ont besoin d’encadrement et de formation en vue de les rendre plus dynamiques et plus productifs », souligne-t-il. Comme Denis Hibart, d’autres rêvent d’une pêche miraculeuse…
62 ans et des rides d’octogénaire, Bertho Théo, pieds nus, examine une dernière fois son filet avant d’aller à la mer. Le ciel est d'un bleu d’azur sur le littoral de Chardonnières où ses fils embarquent le filet de 120 mètres de long dans un canoë usé. Malgré la houle, l'équipe de Bertho part à l’assaut des poissons. Cette fois, la pêche est tout, sauf miraculeuse. Quelques poissons et des déchets sont remontés. Le visage de Bertho se renfrome. « ça arrive, c’est juste un mauvais jour », se réconforte le vieux pêcheur. « Certains jours, je réalise jusqu’à 7 500 gourdes de la vente des poissons », confie ce père qui apprend à ses enfants les vertus du travail. « La mer est mon gagne- pain, j’espère qu’elle le sera aussi pour ma descendance », souhaite Bertho. Comme ce dernier, d’autres font plus que survivre en exploitant « la grande bleu ». Edouard, physique de déménageur, propriétaire du « Restaurant bon gout », à Port Salut, ne le cache pas. « J’aime la mer. Elle représente une fortune inépuisable pour nous », confie-t-il à haute voix, sans vouloir perdre trop de temps car on l’attend, à l'autre bout du littoral. Là, on trouve quelques barques estampillées Food for the Poor. Ils font partie du matériel de pêche fournis par cette organisation humanitaire à une association dénommée "Regroupement des pêcheurs de Chardonnières", révele Jocelyn Borgellat, ancien cadre du ministère de l’Agriculture, expert en aquaculture et pêche . Aussi, il y a environ 10 ans, le Ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR) avait démarré un projet intitulé Programme de Développement rural (PDR), qui visait au développement de la pêche dans l’arrondissement regroupant trois communes : Tiburon, les Anglais et Chardonnières.
Dans le cadre de ce projet financé conjointement par l’Union européenne et le ministère de l'Agriculture, du matériel de pêche, tels que bateaux, moteurs, GPS et autres, étaient remis à des pêcheurs via la Coopération des Chardonnésiens pour le développement de Chardonnières, rapporte Jocelyn Borgellat. Les pêcheurs bénéficiaires devaient en retour rembourser le coût du matériel de pêche par le biais de l’institution de microcrédit dénommée Coopérative d’épargne et de crédit de Chardonnières (CECC). Malheureusement, le projet a été interrompu, deplore Borgellat, nostalgique de cette période où la pêche était encore rentable dans ces communes de la côte sud d’Haïti.
« Il y a environ 10 ans, la pêche était très rentable grâce à une technique appelée dispositif de concentration de poissons (DCP), placé en haute mer . Il suffisait de localiser le DCP à l’aide d’un GPS qui était à la disposition des pêcheurs pour attraper les poissons ». « Aujourd’hui, explique Jocelyn Borgellat, les DCP n’existent plus. Les moteurs sont confisqués par des particuliers, fustige le Chardonnésien, récemment nommé vice-délégué de l’arrondissement des Chardonnières. Pour implémenter ce programme, un fonds de 2 millions de gourdes avait été alloué à la Coopérative d’épargne et de crédit de Chardonnières (CECC), selon Borgellat, qui déplore l’absence du Ministère de l’Agriculture dans la zone.
Abandonnés, les responsables de l’Association pour le développement de Chardonnières(ADECSH) estiment urgent de relancer la pêche en vue de garantir la sécurité économique des habitants de cette commune dont la population est estimée à plus de 40 000 habitants. Alix Denis Hibart, président de l’ADESCH, annonce pour bientôt la présentation d’un projet visant à dynamiser le secteur de la pêche. « Jusqu’ici, la mer est une richesse non exploitée. Les pêcheurs ont besoin d’encadrement et de formation en vue de les rendre plus dynamiques et plus productifs », souligne-t-il. Comme Denis Hibart, d’autres rêvent d’une pêche miraculeuse…
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