Si le problème d’accès à l’eau potable se pose avec acuité au niveau de plusieurs zones de la région métropolitaine, Martissant n’est pas exempt ces derniers mois. Plusieurs endroits au niveau de ce quartier sont privés d’eau potable depuis quelques mois. Pourtant, se trouve à Martissant l’une des principales sources d’approvisionnement de la capitale, appelée couramment la source de l’habitation Leclerc. Cette pénurie à laquelle font face plusieurs localités à Martissant est considérée par certains habitants comme une violation des droits humains.
« Nous vivons dans la pénurie d’eau depuis le mois de mai. Nous avons profité du moment où nous payons le bordereau pour demander des comptes aux dirigeants de la DINEPA affectés au bureau de Carrefour. Selon eux, les travaux de réfection de routes en cours à Martissant auraient provoqué la destruction des infrastructures dudit organisme. Le pire, ajoutent-ils, les tuyaux ont été dérobés par des individus malintentionnés. Malgré tout, ils ont promis de résoudre le problème dans deux semaines. Le constat aujourd'hui, c'est qu'ils ne font rien jusqu’à présent après plus de trois mois », a déclaré un quinquagénaire vivant à Martissant 11.
Joint au téléphone par le journal, un membre de l’équipe de la communication de la DINEPA a fait savoir que ledit organisme n’est pas au courant de ce problème. Il s’est montré déterminé à obtenir des informations à ce sujet. Puis, sans hésiter, il a assuré, une fois qu’il aura des informations concernant la pénurie, une solution sera trouvée.
Selon le quinquagénaire, les responsables de la DINEPA seraient de mauvaise foi. Pour étayer son opinion, il a avancé comme argument que les localités qui font face à cette pénurie à Martissant sont alimentées par deux sources. Il a fait savoir que l'autre source d'alimentation fonctionne sans difficulté. « S’il y a un problème au niveau de l’une des sources, l’autre pourrait alimenter valablement les zones de Martissant. Mais il se trouve que la personne chargée de la gestion d’une vanne dans la zone de Manigat n’est pas toujours ponctuelle et régulière », a-t-il expliqué, soulignant que ce problème touche également les quartiers de Bolosse.
Entre-temps, pour trouver de l’eau, les habitants des localités se trouvant dans la pénurie se tournent vers une ancienne habitation située au bord de mer. Dans cet endroit, ils vont puiser de l’eau tout au long de la journée. Bien que l’eau ne soit pas potable, elle est indispensable pour le moment. Les riverains n’ont pas caché leurs inquiétudes quant à une éventuelle fermeture de cette habitation. Ils ont même révélé que c’était le cas durant le week-end écoulé.
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