L’ajustement de 20% du salaire des enseignants du premier et du deuxième cycle, proposé par la commission finances de la Chambre des députés puis voté à l’unanimité par l'Assemblée des députés, ne satisfait pas certains syndicats militant dans le secteur de l’éducation. Ils ont ouvertement critiqué cette augmentation.
Le coordonnateur de l’Union nationale des normaliens haïtiens (UNNOH), Josué Mérilien, ne voit pas de bon œil une telle décision. « Cette augmentation bidon exprime le mépris et l’irrespect du gouvernement et des députés », déclare Josué Mérilien à AlterPresse. Le vote du projet de loi de finances à la Chambre basse semble réveiller les dirigeants des syndicats qui indiquent que leurs revendications restent les mêmes.
C’est la même chanson au niveau des dirigeants de la Confédération nationale des enseignantes et des enseignants haïtiens (CNEH), qui considère l’augmentation de salaire des enseignants du premier et du second cycle comme une déception. Cela ne correspond pas à nos attentes, a indiqué Lourdes Édith Delouis Joseph, secrétaire de la CNEH à l’agence en ligne. Elle considère que le salaire octroyé aux enseignants les réduit à la catégorie de petit personnel.
Les syndicats déplorent le fait que les députés ont décidé de cette augmentation seulement en concertation avec le gouvernement lors de la ratification du budget de l’exercice fiscal 2012-2013. Ils entendent une série de mobilisations à partir de la rentrée scolaire prévue pour le 1er octobre afin de signifier leur refus à cette décision. Nous sommes déterminés à exiger des autorités une reconsidération de salaire », a fait savoir la secrétaire de la CNEH.
En fait, les syndicats d’enseignants réclament des lettres de nomination au profit des enseignants qui travaillent dans le système depuis 2 ans, le paiement de tous les arriérés de salaire et l'allocation de 34 % du budget national à l’éducation.
Voté le 10 août en cours par l’Assemblée des députés, le projet de loi de finances de l’exercice fiscal 2012/2013 doit être transmis au Sénat de la République. Les syndicats devraient de préférence acheminer leurs revendicationsaux pères conscrits.
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