La formation inaugurée à l’UniQ comprend huit modules : les fondamentaux du marketing ; l’environnement, le marché et la concurrence ; la globalisation et la découverte de nouveaux marchés ; politique efficace en matière de produit et de prix ; politique efficace en matière de distribution et de la communication ; les transactions internationales et le processus d’exportation ; implémentation stratégique et planning financier ; soumission et présentation du plan d’affaires à l’exportation.
La sélection des entreprises, selon le doyen Cadet, s’est réalisée suivant des critères rigoureux définis par la Société interaméricaine d’investissement (SII) et l’équipe du Centre d’entrepreneuriat et d’innovation (CEI). « Chers bénéficiaires de ce programme de formation, votre sélection prouve que les entreprises que vous représentez ont déjà fait montre de leur robustesse face à la concurrence et aux obstacles institutionnels qui rendent l’environnement des affaires souvent difficile. »
Activités relatives à l’entrepreneuriat
Consciente de son rôle au sein de la communauté haïtienne, l’Université Quisqueya, a souligné le doyen, depuis quelques années, organise plusieurs activités relatives à l’entrepreneuriat : la formation en entrepreneuriat organisée au profit des lycéens de la ville des Cayes ; l’organisation d’un concours national de plans d’affaires ; l’organisation d’une université d’entrepreneuriat en partenariat avec l’Institut de la francophonie pour l’entrepreneuriat.
Une économie ne peut pas se développer sans la création de nouvelles entreprises et l'expansion de celles qui existent déjà, a souligné le doyen. Aussi, pour « promouvoir avec plus d’efficience l’entrepreneuriat en Haïti, la faculté a-t-elle entrepris, par le biais de son Centre de recherche en gestion et en économie du développement (CREGED), de rédiger un projet de création d’un centre d’entrepreneuriat », a-t-il indiqué. Plus loin, il a fait remarquer que « lorsque la première version du projet était présentée au rectorat, il n’y avait pas encore de bailleurs de fonds identifiés pour le financer. » Mais en prenant l'initiative de l'action la faculté a proposé au rectorat la création du Centre d’entrepreneuriat et d’innovation.
Un tel programme s’arrêtera-t-il en chemin ? Le doyen a répondu : « Ce programme de formation ne s’arrêtera pas avec ce premier groupe d’entreprises sélectionnées par la SII. Avec les fonds du Fonds Clinton-Bush pour Haïti, le CEI donnera cette formation non seulement à Port-au-Prince, mais aussi dans des villes de province. La réplication du programme permettra au CEI d’améliorer les modules de formation. »
Le doyen a profité de cette inauguration pour annoncer que « le cours de sensibilisation à la création d’entreprises pour lequel l’Université Quisqueya a été gracieusement autorisée à utiliser le module préparé par l’Institut de la francophonie pour l’entrepreneuriat sera dispensé sous forme d'un cours régulier par la faculté. Les étudiants d’autres universités pourront suivre ce cours comme étudiants libres. »
Le fruit d’une collaboration
Pour Jacques-Edouard Alexis, conseiller senior du recteur et membre fondateur de l’Université Quisqueya, ce programme de formation est le fruit d’un début de collaboration entre l’UniQ et la SII. « Nous sommes fièrs de ce partenariat, et cela démontre l’engagement continu de l’UniQ à travers son Centre d’entrepreneuriat et d’innovation qui vise à former des entrepreneurs et à leur offrir une assistance technique. »
Pour Alexis « gérer les exportations, c’est une étape décisive dans le combat pour réduire les déficits commerciaux de ce pays, qui peine encore à profiter des avantages comparatifs et des facilités de libre-échange existants sur le marché international notamment avec nos produits de qualité comme la mangue. » Il a pris à titre d’exemple la signature par notre pays d’une série d’accords dont le Hope 1 et le Hope 2, mais il a indiqué que le pays n’a pas la capacité de produire en quantités suffisantes pour répondre aux demandes, voire profiter des avantages douaniers. « Une économie ne peut pas être réduite au commerce, nous devons produire, car si le pays ne produit pas, il ne pourra pas exporter non plus », a-t-il dit.
Le directeur adjoint à l'assistance technique du CEI, Etzer S. Emile, a rejoint Jacques Edouard Alexis dans ses propos. « Les exportations constituent un domaine crucial pour la croissance économique. » Il a pris le cas de Taïwan dont les exportations représentent plus de 50% de la constitution du PIB.
Émile, qui est également professeur à la faculté des sciences économiques et administratives de l’Université Quisqueya, reconnaît que « les entrepreneurs haïtiens, pour se lancer sur le marché international et faire entrer des devises, doivent être formés et trouver de l’encadrement nécessaire » pour profiter du marché international.
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« La faculté des sciences économiques et administratives de l’Université Quisqueya (Uniq) est heureuse et fière de pouvoir contribuer, à travers son centre d’entrepreneuriat et d’innovation, au développement des capacités des entreprises haïtiennes à vocation exportatrice », a déclaré le doyen de la faculté des sciences économiques et administratives de l’Uniq, Raulin Cadet, le jeudi 16 août 2012, sur le campus de l’université à Turgeau, au cours de la cérémonie du lancement officiel du programme de formation en gestion d’exportation à l’intention des petites et moyennes entreprises haïtiennes.
Formation intensive et interactive animée par des professeurs de l’Université Quisqueya et des experts locaux, le programme destiné aux PME viendra renforcer le potentiel de ces entreprises sur le marché de l’exportation tout en leur permettant de monter un plan d’affaires.
Modules de formation
La formation inaugurée à l’UniQ comprend huit modules : les fondamentaux du marketing ; l’environnement, le marché et la concurrence ; la globalisation et la découverte de nouveaux marchés ; politique efficace en matière de produit et de prix ; politique efficace en matière de distribution et de la communication ; les transactions internationales et le processus d’exportation ; implémentation stratégique et planning financier ; soumission et présentation du plan d’affaires à l’exportation.
La sélection des entreprises, selon le doyen Cadet, s’est réalisée suivant des critères rigoureux définis par la Société interaméricaine d’investissement (SII) et l’équipe du Centre d’entrepreneuriat et d’innovation (CEI). « Chers bénéficiaires de ce programme de formation, votre sélection prouve que les entreprises que vous représentez ont déjà fait montre de leur robustesse face à la concurrence et aux obstacles institutionnels qui rendent l’environnement des affaires souvent difficile. »
Activités relatives à l’entrepreneuriat
Consciente de son rôle au sein de la communauté haïtienne, l’Université Quisqueya, a souligné le doyen, depuis quelques années, organise plusieurs activités relatives à l’entrepreneuriat : la formation en entrepreneuriat organisée au profit des lycéens de la ville des Cayes ; l’organisation d’un concours national de plans d’affaires ; l’organisation d’une université d’entrepreneuriat en partenariat avec l’Institut de la francophonie pour l’entrepreneuriat.
Une économie ne peut pas se développer sans la création de nouvelles entreprises et l'expansion de celles qui existent déjà, a souligné le doyen. Aussi, pour « promouvoir avec plus d’efficience l’entrepreneuriat en Haïti, la faculté a-t-elle entrepris, par le biais de son Centre de recherche en gestion et en économie du développement (CREGED), de rédiger un projet de création d’un centre d’entrepreneuriat », a-t-il indiqué. Plus loin, il a fait remarquer que « lorsque la première version du projet était présentée au rectorat, il n’y avait pas encore de bailleurs de fonds identifiés pour le financer. » Mais en prenant l'initiative de l'action la faculté a proposé au rectorat la création du Centre d’entrepreneuriat et d’innovation.
Un tel programme s’arrêtera-t-il en chemin ? Le doyen a répondu : « Ce programme de formation ne s’arrêtera pas avec ce premier groupe d’entreprises sélectionnées par la SII. Avec les fonds du Fonds Clinton-Bush pour Haïti, le CEI donnera cette formation non seulement à Port-au-Prince, mais aussi dans des villes de province. La réplication du programme permettra au CEI d’améliorer les modules de formation. »
Le doyen a profité de cette inauguration pour annoncer que « le cours de sensibilisation à la création d’entreprises pour lequel l’Université Quisqueya a été gracieusement autorisée à utiliser le module préparé par l’Institut de la francophonie pour l’entrepreneuriat sera dispensé sous forme d'un cours régulier par la faculté. Les étudiants d’autres universités pourront suivre ce cours comme étudiants libres. »
Le fruit d’une collaboration
Pour Jacques-Edouard Alexis, conseiller senior du recteur et membre fondateur de l’Université Quisqueya, ce programme de formation est le fruit d’un début de collaboration entre l’UniQ et la SII. « Nous sommes fièrs de ce partenariat, et cela démontre l’engagement continu de l’UniQ à travers son Centre d’entrepreneuriat et d’innovation qui vise à former des entrepreneurs et à leur offrir une assistance technique. »
Pour Alexis « gérer les exportations, c’est une étape décisive dans le combat pour réduire les déficits commerciaux de ce pays, qui peine encore à profiter des avantages comparatifs et des facilités de libre-échange existants sur le marché international notamment avec nos produits de qualité comme la mangue. » Il a pris à titre d’exemple la signature par notre pays d’une série d’accords dont le Hope 1 et le Hope 2, mais il a indiqué que le pays n’a pas la capacité de produire en quantités suffisantes pour répondre aux demandes, voire profiter des avantages douaniers. « Une économie ne peut pas être réduite au commerce, nous devons produire, car si le pays ne produit pas, il ne pourra pas exporter non plus », a-t-il dit.
Le directeur adjoint à l'assistance technique du CEI, Etzer S. Emile, a rejoint Jacques Edouard Alexis dans ses propos. « Les exportations constituent un domaine crucial pour la croissance économique. » Il a pris le cas de Taïwan dont les exportations représentent plus de 50% de la constitution du PIB.
Émile, qui est également professeur à la faculté des sciences économiques et administratives de l’Université Quisqueya, reconnaît que « les entrepreneurs haïtiens, pour se lancer sur le marché international et faire entrer des devises, doivent être formés et trouver de l’encadrement nécessaire » pour profiter du marché international.
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