Un havre de paix pour l’esprit.
Un refuge à la littérature.
Un coin d’inspiration et d’émerveillement.
Une oasis qui aplanit les obstacles à la création et facilite la permanence de l’écriture.
Voilà comment ils dépeignent la Résidence Georges Anglade.
Ils sont venus de diverses villes de province du pays : l’Estère, Chambellan, Jacmel, Grande- Rivière du Nord, Petit-Goâve et Gonaïves. Ils sont heureux de se réunir, de partager leurs défauts, leurs qualités, leurs talents. Marie Milca Duverssaint, Vanessa Saint-Germain, Chevalier Christelle, Junior Gustave, Joubert Saintfort, Jacob Jean-Jacques, Louissaint Eder et Sylvain Edwidge sont à la Résidence Georges Anglade, les premiers pensionnaires qui, comme des chrysalides, se préparent à devenir papillons. Arrivés le mercredi 8 août à la Maison des écrivains, ils ont été chaleureusement accueillis et confortablement installés dans le but de fignoler un projet d’écriture.
L’inauguration de cette infrastructure a eu lieu le vendredi 10 août en leur présence. Leur joie était immense ce soir-là. Ils étaient à l’honneur. Leur béatitude a pris la forme des mots. Des mots simples et justes.
« C’est une aventure qui commence. La Résidence Georges Anglade, ouverte à tous les écrivains, nous comble de bonheur. C’est la première maison d’écrivains en Haïti dans toute l’histoire de la littérature. Nous sommes enchantés d’en être les premiers pensionnaires. Nous adressons nos remerciements au comité exécutif du Centre Pen-Haïti et à tous les partenaires. Sans leur dynamisme et leur courage, nous ne saurions vivre ce beau moment dans notre vie. C’est comme un rêve. Nous ne manquons de rien. Nous lisons à n’en plus finir, courtisons sans limites des auteurs d’horizons divers. C’est une initiative très louable qui mérite d’être marquée d’une pierre blanche. La pérennité de ce projet doit être à tout prix assurée. Venir à la Résidence Georges Anglade a été un honneur. Le comité exécutif du Centre Pen-Haïti, les auteurs et les amis nous ont facilités la tâche. Nous sommes aux frais de la princesse et l’ambiance est si agréable que nous avons le sentiment d’avoir toujours appartenu à cette résidence. Nous partageons tout. Nous formons une famille. La résidence nous réunit. L’écriture nous unit. Et tout cela, grâce aux responsables qui ont eu cette brillante idée de favoriser la cohésion des travailleurs de la plume dans un cadre propice à la lecture et à l’écriture. Un lieu idéal pour créer. En un mot, une muse. »
L'accueil de ce premier groupe de pensionnaires à la Maison des écrivains, résidence Georges Anglade, a été rendu possible grâce à des fonds alloués par le projet Arcades.
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