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par Jean Pharès Jérôme pjerome@lenouvelliste.com
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NATIONAL

Le camp de Marassa 14 attend impatiemment son tour
Le Nouvelliste | Publié le :13 août 2012
 Gladimy Ibraïme gla2000x@yahoo.fr Twitter : @GladimyIbraime

Le centre d’hébergement de Marassa 14 (Tabarre 27) abrite  environ  3 500 personnes, soit 450 familles, depuis le séisme de janvier 2010, selon Evald Jean, secrétaire général du comité de gestion du camp.  Visiblement, ce site est mieux entretenu que la majorité des camps de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Relativement propre, ce camp est constitué de tentes (offertes par OIM en juillet 2010), majoritairement en bon état. Grâce au support de certaines ONG, le camp dispose d’un système d’éclairage, de deux pompes à bras, d’un terrain de foot, de toilettes, d’une école et d’un dispensaire. Toutefois, il ne fait  toujours pas bon  vivre à cet endroit où les tentes sont exposées au soleil.

Environ 2 ans et demi après la catastrophe du 12 janvier 2010, aucun processus de relogement n’a encore été  entamé, laisse croire Evald Jean. Jeanine et sa famille de 5 personnes y vivent depuis le 19 janvier 2010. Avant la catastrophe elle habitait à Clercine. Elle veut à tout prix quitter le camp, puisque, selon elle, sa famille n’est pas à l’abri des intempéries. «Lorsqu'il  fait très chaud, on peine à rester sous les tentes,  quand il pleut, l’eau pénètre notre tente et le vent nous fait voir de toutes les couleurs de temps à autre», se plaint-elle.  Cette dame, d’une trentaine d’années dit espérer que le gouvernement relogera les sinistrés de Marassa 14 dans un avenir pas trop lointain.       

 « Nous ne sommes pas à notre aise ici. Nous espérons que le gouvernement  Martelly/Lamothe fera le nécessaire dans un bref délai », indique M. Jean Evald, avant d’ajouter «nous ne souhaitons pas recevoir seulement 20 000 gourdes, comme les sinistrés du Champ de Mars. Cette somme nous permettra de louer un petit logement certes, mais qu'allons-nous faire pour payer le prochain loyer ?».   

D’un autre côté, Evald affirme qu’une organisation locale est prête à construire des logements pour les sinistrés du camp de Marassa 14, à condition que l’Etat haïtien donne un terrain. En ce sens, le comité de gestion du camp a entrepris des démarches auprès de la mairie de Tabarre. Il dit regretter qu’aucune réponse positive ne soit encore obtenue jusque-ici.

Gladimy Ibraïme gla2000x@yahoo.fr Twitter : @GladimyIbraime
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