Le secrétaire exécutif de la plateforme de plaidoyer pour un développement alternatif, Camille Charlmers, affirme lui aussi constater une détérioration de la situation socio-éconmique du pays, ces derniers mois.

Il a fait notamment état d'un déséquilibre entre l'offre et la demande des biens et services disponibles sur le marché, de l'augmentation du taux de chômage et de l'insécurité alimentaire.

Le responsable de la PAPDA a surtout dénoncé ce qu'il appelle le comportement irresponsable des autorités concernées qui, malgré ce contexte difficile, se sont obstinées à organiser des activités inutiles au mépris des priorités de l'heure. Il faisait référence au "carnaval des fleurs" de la fin du mois de juillet" qui a occasionné des dépenses de l'ordre de 65 millions de gourdes (1dolUS= 41 gourdes).

L'économiste attire l'attention des autorités sur les risques de mouvements sociaux au cas où elles ne prennent pas de dispositions pour répondre à des besoins pressants de la population.

La situation socio-économique est à ce point précaire que le gouvernement s'est vu dans l'obligation de reporter à octobre la date de la rentrée scolaire initialement prévue pour le 3 septembre.

Le premier ministre Laurent Lamothe a fait savoir que cette décision a été adoptée en raison de la situation socio-économique difficile des parents, et a promis des projets à haute intensité de main-d’œuvre afin de permettre aux parents de mieux se préparer.

Un ancien ministre de l'Education estime toutefois tardives les mesures envisagées par le gouvernement. "Reporter la rentrée du 3 septembre au 1er octobre, ne peut en rien permettre à la population d'améliorer ses conditions socio-économiques", a fait savoir le professeur Pierre Buteau.

Il a plutôt qualifié de scandaleuse la décision du gouvernement qui a trouvé des fonds pour organiser deux carnavals en une année, alors qu'il manque d'argent pour planifier la rentrée scolaire pour le mois de septembre.

Différents secteurs du gouvernement ont fait savoir que le carnaval des fleurs a généré des profits économiques dont les bénéficiaires seraient notamment de petits marchands de nourriture, de boissons gazeuses, de chapeaux ainsi que  des ouvriers et des artisans..... Cependant, d'autres secteurs comparent l'opération des 29 au 31 juillet 2012 à celle d'un individu qui  disposerait de 1million de dollars en pièces de monnaie et qui prendrait la décision de les disperser dans la nature pour  ensuite se réjouir d'avoir pu récupérer quelques pauvres pièces.

Pierre Buteau a expliqué que si le carnaval avait favorisé des retombées économiques, il aurait dû  favoriser  le maintien de la  réouverture et non provoquer son report.

" /> Le Nouvelliste - Face à la situation socioéconomique, des économistes redoutent des mouvements sociaux
Le logo du Nouvelliste
L'EDITO DU JOUR
par Frantz Duval duval@lenouvelliste.com Twitter:@Frantzduval
Le Brésil, parmi les nouveaux meilleurs amis d'Haïti, est en train de prendre une place à part. Depuis 2004, la terre de Pelé fournit une portion importante du contingent des troupes de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustha). Cette dernière permet au pays le plus va...
UNE
La Une du 23-05-2013
NEWSLETTER
Recevez Le Nouvelliste dans votre email tous les jours
en construction
TICKET MAGAZINE
158 :Visiteurs actuellement sur le site
ECONOMIE

Face à la situation socioéconomique, des économistes redoutent des mouvements sociaux
Le Nouvelliste | Publié le :07 août 2012
 Source: HPN

 

Eddy Labossière, de de l'Association des économistes haïtiens s'est déclaré lundi très préoccupé par la dégradation de la situation socio-économique du pays.

Il a fait remarquer que tous les moteurs de la croissance dont l'investissement, la consommation et les exportations sont en panne. Eddy Labossière dit craindre, si aucune mesure n'est envisagée dans l'immédiat, que le pays refasse l'expérience des "émeutes de la faim de 2008, sous le gouvernement Préval/Alexis.

Le secrétaire exécutif de la plateforme de plaidoyer pour un développement alternatif, Camille Charlmers, affirme lui aussi constater une détérioration de la situation socio-éconmique du pays, ces derniers mois.

Il a fait notamment état d'un déséquilibre entre l'offre et la demande des biens et services disponibles sur le marché, de l'augmentation du taux de chômage et de l'insécurité alimentaire.

Le responsable de la PAPDA a surtout dénoncé ce qu'il appelle le comportement irresponsable des autorités concernées qui, malgré ce contexte difficile, se sont obstinées à organiser des activités inutiles au mépris des priorités de l'heure. Il faisait référence au "carnaval des fleurs" de la fin du mois de juillet" qui a occasionné des dépenses de l'ordre de 65 millions de gourdes (1dolUS= 41 gourdes).

L'économiste attire l'attention des autorités sur les risques de mouvements sociaux au cas où elles ne prennent pas de dispositions pour répondre à des besoins pressants de la population.

La situation socio-économique est à ce point précaire que le gouvernement s'est vu dans l'obligation de reporter à octobre la date de la rentrée scolaire initialement prévue pour le 3 septembre.

Le premier ministre Laurent Lamothe a fait savoir que cette décision a été adoptée en raison de la situation socio-économique difficile des parents, et a promis des projets à haute intensité de main-d’œuvre afin de permettre aux parents de mieux se préparer.

Un ancien ministre de l'Education estime toutefois tardives les mesures envisagées par le gouvernement. "Reporter la rentrée du 3 septembre au 1er octobre, ne peut en rien permettre à la population d'améliorer ses conditions socio-économiques", a fait savoir le professeur Pierre Buteau.

Il a plutôt qualifié de scandaleuse la décision du gouvernement qui a trouvé des fonds pour organiser deux carnavals en une année, alors qu'il manque d'argent pour planifier la rentrée scolaire pour le mois de septembre.

Différents secteurs du gouvernement ont fait savoir que le carnaval des fleurs a généré des profits économiques dont les bénéficiaires seraient notamment de petits marchands de nourriture, de boissons gazeuses, de chapeaux ainsi que  des ouvriers et des artisans..... Cependant, d'autres secteurs comparent l'opération des 29 au 31 juillet 2012 à celle d'un individu qui  disposerait de 1million de dollars en pièces de monnaie et qui prendrait la décision de les disperser dans la nature pour  ensuite se réjouir d'avoir pu récupérer quelques pauvres pièces.

Pierre Buteau a expliqué que si le carnaval avait favorisé des retombées économiques, il aurait dû  favoriser  le maintien de la  réouverture et non provoquer son report.

Source: HPN
les commentaires