Le tourmenté  samba est sommé de se confronter à son propre miroir  :

« Des  hécatombes qui  s’ouvrent

Sur un boulevard de cadavres

Zombification des hommes

Qui ont perdu leur identité

Ils ressemblent à des monstres

Surgis de l’abîme

L’épave écume du sang

Pour obscurcir le temps

Transport des corps inanimés

Devant un hôtel  incendié

Par le feu de la gloire

Une lune disparaît

Sous les ruines d’une cathédrale. »

Le virage que prend Samuel Alexandre est celui des poètes ivres de voyager en toute liberté vers la plus haute des solitudes. Chacun exprime son inquiétude au monde avec ses propres armes. L’écriture  de notre ami participe de ce geste libérateur qu’est l’expression poétique . Nous apprécions  hautement l’auteur de ce livre, qui  s’était fait cireur de chaussures dans son adolescence . Acte courageux et humble.

Le titre du recueil nous est livré comme un  triple déchirement :Méditations, Psychose et Délire. Trois vocables traduisant une sorte d’autothérapie. La démarche poétique de Samuel  s’inscrit beaucoup dans les méditations et délires sous contrôle.

Voilà comment le poète s’inspire dans  son lit de silence :

« Les oiseaux chantent une mélodie

Les vagues sourdes s’ avancent

Vers un horizon inconnu

Tout s’évanouit dans la nature

On oublie ses chagrins d’antan

En écoutant la brise du soir

Désinvolture du temps

Sur des rives parsemées d’immondices. »

Quelle joie soudaine de rencontrer un poète taillé   pour méditations, délires, et ceci  dans l’ordre «  des psychoses et des transes».

 

Dominique Batraville

 

 

" /> Le Nouvelliste - La haute solitude du poète Samuel Alexandre
Le logo du Nouvelliste
L'EDITO DU JOUR
par Frantz Duval duval@lenouvelliste.com Twitter:@Frantzduval
Les esprits s'échauffent en République dominicaine depuis le renouvellement de la mesure de 2008 d'interdire l'importation des oeufs et des poulets en provenance de ce pays vers Haïti et la décision prise par les autorités haïtiennes de maintenir l'interdiction en dépit de la levée de l'imbroglio au...
UNE
La Une du 19-06-2013
NEWSLETTER
Recevez Le Nouvelliste dans votre email tous les jours
en construction
TICKET MAGAZINE
218 :Visiteurs actuellement sur le site
CULTURE

Besoin de poème
La haute solitude du poète Samuel Alexandre
Le Nouvelliste | Publié le :07 août 2012
 

Le monde de la poésie pousse certains  créateurs vers des expériences extrêmes. On songe à Saint-Aude, Davertige, Egard Poe, Michaux, Artaud…

Chaque poète  entend se constituer un territoire de signes dans une douloureuse gestation, capable d’avoisiner la douce folie, l’extase, voire l’inconnaissable.

Peintre et poète, Samuel Alexandre, dans ce recueil de poèmes, choisit de nommer sa zone dangereuse. L’auteur revendique et dévoile son mal-être à  partir du titre de son livre: Méditations, Psychose et Délire.

Le tourmenté  samba est sommé de se confronter à son propre miroir  :

« Des  hécatombes qui  s’ouvrent

Sur un boulevard de cadavres

Zombification des hommes

Qui ont perdu leur identité

Ils ressemblent à des monstres

Surgis de l’abîme

L’épave écume du sang

Pour obscurcir le temps

Transport des corps inanimés

Devant un hôtel  incendié

Par le feu de la gloire

Une lune disparaît

Sous les ruines d’une cathédrale. »

Le virage que prend Samuel Alexandre est celui des poètes ivres de voyager en toute liberté vers la plus haute des solitudes. Chacun exprime son inquiétude au monde avec ses propres armes. L’écriture  de notre ami participe de ce geste libérateur qu’est l’expression poétique . Nous apprécions  hautement l’auteur de ce livre, qui  s’était fait cireur de chaussures dans son adolescence . Acte courageux et humble.

Le titre du recueil nous est livré comme un  triple déchirement :Méditations, Psychose et Délire. Trois vocables traduisant une sorte d’autothérapie. La démarche poétique de Samuel  s’inscrit beaucoup dans les méditations et délires sous contrôle.

Voilà comment le poète s’inspire dans  son lit de silence :

« Les oiseaux chantent une mélodie

Les vagues sourdes s’ avancent

Vers un horizon inconnu

Tout s’évanouit dans la nature

On oublie ses chagrins d’antan

En écoutant la brise du soir

Désinvolture du temps

Sur des rives parsemées d’immondices. »

Quelle joie soudaine de rencontrer un poète taillé   pour méditations, délires, et ceci  dans l’ordre «  des psychoses et des transes».

 

Dominique Batraville

 

 

les commentaires