Le tourmenté samba est sommé de se confronter à son propre miroir :
« Des hécatombes qui s’ouvrent
Sur un boulevard de cadavres
Zombification des hommes
Qui ont perdu leur identité
Ils ressemblent à des monstres
Surgis de l’abîme
L’épave écume du sang
Pour obscurcir le temps
Transport des corps inanimés
Devant un hôtel incendié
Par le feu de la gloire
Une lune disparaît
Sous les ruines d’une cathédrale. »
Le virage que prend Samuel Alexandre est celui des poètes ivres de voyager en toute liberté vers la plus haute des solitudes. Chacun exprime son inquiétude au monde avec ses propres armes. L’écriture de notre ami participe de ce geste libérateur qu’est l’expression poétique . Nous apprécions hautement l’auteur de ce livre, qui s’était fait cireur de chaussures dans son adolescence . Acte courageux et humble.
Le titre du recueil nous est livré comme un triple déchirement :Méditations, Psychose et Délire. Trois vocables traduisant une sorte d’autothérapie. La démarche poétique de Samuel s’inscrit beaucoup dans les méditations et délires sous contrôle.
Voilà comment le poète s’inspire dans son lit de silence :
« Les oiseaux chantent une mélodie
Les vagues sourdes s’ avancent
Vers un horizon inconnu
Tout s’évanouit dans la nature
On oublie ses chagrins d’antan
En écoutant la brise du soir
Désinvolture du temps
Sur des rives parsemées d’immondices. »
Quelle joie soudaine de rencontrer un poète taillé pour méditations, délires, et ceci dans l’ordre « des psychoses et des transes».
Dominique Batraville
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Le monde de la poésie pousse certains créateurs vers des expériences extrêmes. On songe à Saint-Aude, Davertige, Egard Poe, Michaux, Artaud…
Chaque poète entend se constituer un territoire de signes dans une douloureuse gestation, capable d’avoisiner la douce folie, l’extase, voire l’inconnaissable.
Peintre et poète, Samuel Alexandre, dans ce recueil de poèmes, choisit de nommer sa zone dangereuse. L’auteur revendique et dévoile son mal-être à partir du titre de son livre: Méditations, Psychose et Délire.
Le tourmenté samba est sommé de se confronter à son propre miroir :
« Des hécatombes qui s’ouvrent
Sur un boulevard de cadavres
Zombification des hommes
Qui ont perdu leur identité
Ils ressemblent à des monstres
Surgis de l’abîme
L’épave écume du sang
Pour obscurcir le temps
Transport des corps inanimés
Devant un hôtel incendié
Par le feu de la gloire
Une lune disparaît
Sous les ruines d’une cathédrale. »
Le virage que prend Samuel Alexandre est celui des poètes ivres de voyager en toute liberté vers la plus haute des solitudes. Chacun exprime son inquiétude au monde avec ses propres armes. L’écriture de notre ami participe de ce geste libérateur qu’est l’expression poétique . Nous apprécions hautement l’auteur de ce livre, qui s’était fait cireur de chaussures dans son adolescence . Acte courageux et humble.
Le titre du recueil nous est livré comme un triple déchirement :Méditations, Psychose et Délire. Trois vocables traduisant une sorte d’autothérapie. La démarche poétique de Samuel s’inscrit beaucoup dans les méditations et délires sous contrôle.
Voilà comment le poète s’inspire dans son lit de silence :
« Les oiseaux chantent une mélodie
Les vagues sourdes s’ avancent
Vers un horizon inconnu
Tout s’évanouit dans la nature
On oublie ses chagrins d’antan
En écoutant la brise du soir
Désinvolture du temps
Sur des rives parsemées d’immondices. »
Quelle joie soudaine de rencontrer un poète taillé pour méditations, délires, et ceci dans l’ordre « des psychoses et des transes».
Dominique Batraville
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