C’est en présence de plusieurs personnalités dont le secrétaire d’Etat à la Production animale et végétale et à la Relance agricole M. Vernet Joseph, que la première journée de formation sur l’agriculture protégée a été ouverte, ce lundi 6 août, dans le bureau administratif de la Banque interaméricaine de développement (BID) à Bourdon. Cette formation devrait durer environ un mois et les bénéficiaires sont des professionnels du secteur agricole, dont des étudiants finissants en agronomie, des professeurs d’université, des cadres du Ministère de l'agriculture, des ressources naturelles et du développement rural (MARNDR).
« Il est impératif pour l’agriculture haïtienne de s’engager résolument dans ce sous-secteur de la production sous serre, en commençant par disposer de sa propre masse critique de base de ressources humaines connaissant, utilisant et maîtrisant cette technologie. Cette dernière, en effet, peut aider le pays à résoudre le problème de l’insécurité alimentaire, à créer des emplois, à développer des entreprises et même reprendre sa place dans la génération de devises », a déclaré Lyonel Valbrun, directeur général du ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural(MARNDR).
Dans son discours, le directeur du MARNDR a aussi mis l’accent sur le rôle des serres. « Les serres assurent un environnement climatique qui protège les plantes contre les faibles ou hautes températures, les fortes pluies, les vents, les insectes nuisibles et autres ennemis des cultures », a-t-il souligné, appelant le secteur privé haïtien à supporter une telle initiative.
Pour sa part, le secrétaire d’Etat à la Production animale, à la Production végétale et à la Relance agricole, Vernet Joseph a exprimé clairement ses attentes. « Nous anticipons pour dire, après cette formation, les participants seront prêts à constituer une équipe d’avant-garde pour le lancement, au cours de l’exercice 2012-2013, d’un programme de développement de l’agriculture sous serre qui visera la construction de deux millions de mètres carrés sous serre. Ce projet entend aussi contribuer à l’augmentation et à la diversification de la production agricole afin d’assurer une plus grande sécurité alimentaire », a-t-il indiqué, annonçant que six premières serres de 540 mètres carrés chacune sont installées sur des sites localisés un peu partout dans le pays.
Le représentant du Département américain de l’agriculture, Rodrigo Perez a exhorté les participants à mettre l’emphase sur les installations des serres. « Je suis ravi de remarquer la présence de beaucoup de jeunes. Car, c’est à vous de retourner sur les terres pour les travailler. Mais, cette fois, avec des outils technologiques. Je veux que l’accent soit mis sur le module lié à l’installation. A 98%, le succès d’une serre dépend de son installation. Si vous utilisez une plastique de mauvaise qualité, ce ne sera pas possible de la changer. Il faut une installation efficace à 100%.
« L’agriculture protégée joue un rôle important depuis ces dernières années au niveau de certains pays de la région. Car, elle permet de multiplier jusqu’à huit fois plus sa production. Dans de nombreux pays, c’est le secteur privé qui se charge de ce type d’agriculture», a soutenu Alfredo Mena, représentant de l’Institut interaméricain de coopération pour l’agriculture(IICA).
Tous les modules de cours liés à l’agriculture protégée seront enseignés. Du module d’enseignement de l’installation à la récolte. « Il faut changer l’homme si on veut changer la société. Voilà pourquoi, il est important de former des ressources pour pouvoir atteindre l’objectif visé », a indiqué Diego Torres, représentant de l’Université autonome de Santo Domingo, révélant que l’agriculture protégée est un nouveau type d’agriculture dont l’expérimentation a commencé dans quelques vallées de la République dominicaine.
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