« Il y a une épée de Damoclès qui menace les 60 années de la mémoire contemporaine de la nation haïtienne ». C’est ce qu’a déclaré le directeur général des Archives nationales d’Haïti, M. Jean Wilfrid Bertrand, à l’occasion du lancement officiel de la semaine de formation sur la gestion des documents administratifs, le lundi 23 juillet 2012, au Karibe Convention Center.
 
Aux côtés de certains directeurs généraux de l’administration publique, trente responsables d’archives venant de différentes institutions publiques de la place ont pris part à cette activité. Introduire en Haïti la « boîte à outils » (BAO), du Conseil international des Archives (ICA) dans le cadre du programme de modernisation des structures de l’Etat, a constitué l’un des objectifs majeurs de cette formation.
 
Conscient du mode de gestion très précaire des documents administratifs dans les différents ministères et institutions publiques du pays, le directeur des ANH, M. Bertrand, croit qu’il est urgent d’intervenir rapidement et de manière efficace, afin de répondre à ce défi majeur qui risque d’anéantir la mémoire de la nation. « La mémoire des soixante ans d’archives du pays est en danger. Je ne dramatise pas. Nous devons agir vite, car, le passé d’une nation est déterminant », a expliqué le directeur des archives.
 
Par ailleurs, le directeur général des Archives nationales d’Haïti a soutenu  qu’il est impératif que l’Etat haïtien  s’implique à fond pour la réussite de cette noble initiative.  Aussi a-t-il profité de l’occasion pour faire un plaidoyer pour l’insertion dans le budget  national d’une rubrique destinée à moderniser la gestion des documents administratifs. « Nous ne pouvons pas continuer à gérer les affaires de ce pays comme nous le faisons aujourd’hui », a martelé le directeur.
 
 M. Bertrand est convaincu, au terme de cette activité, qu'un premier pas significatif sera fait dans le sens de la bonne gestion des documents administratifs. Aussi est-il conscient des efforts supplémentaires que les Archives nationales devront déployer pour  renforcer les structures devant aboutir à la sauvegarde de la mémoire haïtienne.
 
Parmi les personnalités à avoir pris part à cette activité citons l’ambassadeur de France, M. Didier Lebret, dont le pays a largement contribué à la réalisation de ce séminaire via le ministère français de la Culture et de la Communication; il n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction. Il a rappelé les réalités de son pays pour prouver combien la démarche des Archives nationales  d’Haïti est opportune. Ainsi, a ajouté l’ambassadeur, les Haïtiens parviendront-ils à conquérir l’héritage.
 
Le représentant du ministre de la Culture et de la Communication, M. Stanley  Joseph, pour sa part, a surtout insisté sur l’importance de la « boîte à outils » dans la gestion des documents administratifs. Cet appareil qui, a-t-il fait savoir, sera disponible dans chacune des institutions publiques du pays et géré par une cellule des Archives nationales d’Haïti, offrira la possibilité aux responsables d’exercer un meilleur contrôle sur les documents administratifs et historiques du pays.  Il a aussi mis l’emphase sur la nécessité de prendre en compte  des paramètres socioculturels et juridico-politiques pour le bon fonctionnement de ce nouveau système.
 
L’un des intervenants à ce séminaire, Mme Christine Martinez, secrétaire générale adjointe au programme du conseil des archives, croit, pour sa part, qu’un bon archivage nonseulement permettra   au gouvernement de mieux travailler, mais aussi représente un bon outil pour appuyer la démocratie.
 
Les représentants de différentes entités de l’administration publique ayant pris part à cette semaine de formation sur la gestion des documents administratifs avouent être satisfaits. Après ce séminaire, ils promettent de travailler durement en vue de contribuer à la sauvegarde de la mémoire collective. « Nous avons largement pris conscience de l’importance des archives dans un pays. Les nouvelles techniques apprises pour bien stocker via la boîte à outils (BAO), conserver et protéger les informations vont nous faciliter la tâche. Elles vont permettre à notre histoire de peuple de traverser le temps et l’espace. Un peuple sans mémoire n’existe pas », ont-ils déclaré.     


 

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L'EDITO DU JOUR
par Jean Pharès Jérôme pjerome@lenouvelliste.com
Des festivités commémoratives des deux ans du président Michel Martelly au pouvoir, on n'a retenu, paraît-il, qu'une chose : le député Luckner Noël s'agenouillant devant le président Michel Martelly pour le remercier d'avoir mis le pays sur les rails du « développement ». Pour ne pas faire de jalo...
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NATIONAL

Les Archives nationales cherchent à sécuriser les 60 ans de la mémoire contemporaine d'Haïti
Le Nouvelliste | Publié le :25 juillet 2012
 Joe Antoine Jean Baptiste jjoeantoine@yahoo.fr
La direction générale des Archives nationales d'Haïti (ANH) a organisé, du 23 au 28 juillet 2012, un séminaire de formation sur la gestion des documents administratifs, au restaurant « Le Tiffani ». Une initiative qui vise à élaborer un plan d'action interministériel pour la mise en oeuvre de la Politique d'archivage et sauver les 60 ans de mémoire contemporaine de la nation haïtienne.
« Il y a une épée de Damoclès qui menace les 60 années de la mémoire contemporaine de la nation haïtienne ». C’est ce qu’a déclaré le directeur général des Archives nationales d’Haïti, M. Jean Wilfrid Bertrand, à l’occasion du lancement officiel de la semaine de formation sur la gestion des documents administratifs, le lundi 23 juillet 2012, au Karibe Convention Center.
 
Aux côtés de certains directeurs généraux de l’administration publique, trente responsables d’archives venant de différentes institutions publiques de la place ont pris part à cette activité. Introduire en Haïti la « boîte à outils » (BAO), du Conseil international des Archives (ICA) dans le cadre du programme de modernisation des structures de l’Etat, a constitué l’un des objectifs majeurs de cette formation.
 
Conscient du mode de gestion très précaire des documents administratifs dans les différents ministères et institutions publiques du pays, le directeur des ANH, M. Bertrand, croit qu’il est urgent d’intervenir rapidement et de manière efficace, afin de répondre à ce défi majeur qui risque d’anéantir la mémoire de la nation. « La mémoire des soixante ans d’archives du pays est en danger. Je ne dramatise pas. Nous devons agir vite, car, le passé d’une nation est déterminant », a expliqué le directeur des archives.
 
Par ailleurs, le directeur général des Archives nationales d’Haïti a soutenu  qu’il est impératif que l’Etat haïtien  s’implique à fond pour la réussite de cette noble initiative.  Aussi a-t-il profité de l’occasion pour faire un plaidoyer pour l’insertion dans le budget  national d’une rubrique destinée à moderniser la gestion des documents administratifs. « Nous ne pouvons pas continuer à gérer les affaires de ce pays comme nous le faisons aujourd’hui », a martelé le directeur.
 
 M. Bertrand est convaincu, au terme de cette activité, qu'un premier pas significatif sera fait dans le sens de la bonne gestion des documents administratifs. Aussi est-il conscient des efforts supplémentaires que les Archives nationales devront déployer pour  renforcer les structures devant aboutir à la sauvegarde de la mémoire haïtienne.
 
Parmi les personnalités à avoir pris part à cette activité citons l’ambassadeur de France, M. Didier Lebret, dont le pays a largement contribué à la réalisation de ce séminaire via le ministère français de la Culture et de la Communication; il n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction. Il a rappelé les réalités de son pays pour prouver combien la démarche des Archives nationales  d’Haïti est opportune. Ainsi, a ajouté l’ambassadeur, les Haïtiens parviendront-ils à conquérir l’héritage.
 
Le représentant du ministre de la Culture et de la Communication, M. Stanley  Joseph, pour sa part, a surtout insisté sur l’importance de la « boîte à outils » dans la gestion des documents administratifs. Cet appareil qui, a-t-il fait savoir, sera disponible dans chacune des institutions publiques du pays et géré par une cellule des Archives nationales d’Haïti, offrira la possibilité aux responsables d’exercer un meilleur contrôle sur les documents administratifs et historiques du pays.  Il a aussi mis l’emphase sur la nécessité de prendre en compte  des paramètres socioculturels et juridico-politiques pour le bon fonctionnement de ce nouveau système.
 
L’un des intervenants à ce séminaire, Mme Christine Martinez, secrétaire générale adjointe au programme du conseil des archives, croit, pour sa part, qu’un bon archivage nonseulement permettra   au gouvernement de mieux travailler, mais aussi représente un bon outil pour appuyer la démocratie.
 
Les représentants de différentes entités de l’administration publique ayant pris part à cette semaine de formation sur la gestion des documents administratifs avouent être satisfaits. Après ce séminaire, ils promettent de travailler durement en vue de contribuer à la sauvegarde de la mémoire collective. « Nous avons largement pris conscience de l’importance des archives dans un pays. Les nouvelles techniques apprises pour bien stocker via la boîte à outils (BAO), conserver et protéger les informations vont nous faciliter la tâche. Elles vont permettre à notre histoire de peuple de traverser le temps et l’espace. Un peuple sans mémoire n’existe pas », ont-ils déclaré.     


 

Joe Antoine Jean Baptiste jjoeantoine@yahoo.fr
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