A la messe de funérailles de madame Annette Claude, célébrée dans la matinée du samedi 21 juillet 2012 en l'église Sainte-Thérèse de Pétion-Ville, y assista une nombreuse assistance. En fait, de divers points de la ville dédiée à Pétion affluèrent tous ceux et toutes celles qui avaient côtoyé cette dame simple, au dévouement exemplaire et d'un entregent admirable. A la rue Fernand de Baudières, entrée de Péguy-Ville où elle installa et fit fonctionner pendant de longues années sa petite entreprise de restauration, elle jouissait de la considération générale. Mais personne ne pouvait soupçonner qu'elle aurait une fin aussi tragique. Touchée à la tempe par une pierre lancée au moment où se querellaient deux énergumènes, Annette Claude fut conduite d'urgence dans un centre hospitalier où elle rendit le dernier soupir.
Les paroles de réconfort, prononcées par le père Johnson Thévenin, eurent l'effet d'apaiser l'émoi de l'assistance, encore choquée par les circonstances de la disparition d'une personne aimable, serviable et à la compagnie agréable. Le père Johnson s'exprima en termes : « La question de la mort nous interpelle tous. Quand elle arrive, elle occasionne une rupture, une cassure, une séparation. Elle brise les liens familiaux. Annette Claude, notre soeur, est morte à l'âge de 67 ans. La mort n'est pas elle-même sa propre fin. Avec Jésus, elle devient un passage obligé, on passe de la vie présente à la vraie vie, la vie éternelle. Il faut se séparer. Nous ne savons ni quand, ni comment, ni où (...). A la mort, notre corps se séparera de notre âme, notre corps ira à la terre pour se décomposer, et notre âme, c'est-à-dire notre esprit, s'élèvera vers le Seigneur. (...) Les funérailles d'Annette Claude sont l'occasion pour réfléchir sur la mort et la vie. Le Seigneur a rappelé Annette Claude, qu'il lui réserve une place dans son paradis! »
La messe a été ponctuée de beaux chants, entonnés par Mme Solanges Narcisse. Vers dix heures, l'assistance se sépara après avoir apporté son support moral à la famille éplorée. Le corps de la défunte devait être incinéré.
Haut de la page